Editions Syllepse : Le journal de demain n°7

Vient de paraitre

THOMAS PIKETTY : UNE CRITIQUE ILLUSOIRE DU CAPITAL

Alain Bihr, Michel Husson

Dans le premier chapitre du Capital, Marx caractérise l’économie vulgaire en ces termes : elle « se contente des apparences […] et se borne à élever pédantesquement en système et à proclamer comme vérités éternelles les illusions dont le bourgeois aime à peupler son monde à lui, le meilleur des mondes possibles ». Et ce tout simplement parce qu’elle ne parvient pas ou renonce même à « pénétrer l’ensemble réel et intime des rapports de production dans la société bourgeoise ».

Or, de même qu’il existe ainsi une apologie vulgaire du capitalisme, il en existe une critique non moins illusoire. Même ignorance radicale des rapports capitalistes de production, même fascination exercée par leurs apparences fétichistes (la marchandise, l’argent, la comptabilité nationale et ses instruments statistiques, etc.), même volonté d’en rendre compte en termes de pseudo-lois transhistoriques, même enfermement dans le cadre d’une idéologie sacralisant la propriété privée, la liberté d’entreprendre et l’égalité réduite à sa dimension juridique, qui limite du même coup ses propositions de réforme à des mesures de redistribution des revenus et de la propriété.

C’est à démontrer que Thomas Piketty en reste au niveau de cette critique illusoire que cet ouvrage s’emploie, tout en développant en contrepoint les éléments d’une critique radicale.

https://www.syllepse.net/thomas-piketty-une-critique-illusoire-du-capital-_r_37_i_817.html

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DÉMOCRATIE ET CITOYENNETÉS ÉTUDIANTES APRÈS 1968

Démocratie et pouvoir étudiant : la période « charnière », voire « refondatrice », des « années 1968 » est passée au crible. La citoyenneté étudiante d’aujourd’hui est examinée dans cet ouvrage, non seulement en France mais aussi dans d’autres pays.
Les auteur·es explorent divers aspects de la citoyenneté institutionnelle (les élu·es dans divers conseils) et de la citoyenneté en mouvements (assemblées générales, coordinations). Question sans cesse renouvelée, que ce soit avant 1968 ou après, les réformes accordant, ou restreignant, la participation étudiante : la démocratie représentative et la démocratie directe sont-elles concurrentes, opposées ou complémentaires ?

Plusieurs thématiques font l’objet d’une attention particulière, avec, en France, la gestion et la cogestion étudiantes, les élections universitaires, le pouvoir étudiant en Sorbonne, à Vincennes autour de 1968, le mouvement contre le CPE. On y questionne aussi la différence de statut des universités entre les sociétés démocratiques et les sociétés autoritaires.

Ce livre est l’aboutissement d’un programme de recherche mené par la Cité des mémoires étudiantes et le Centre d’histoire sociale du 20e siècle (Université Paris 1), avec le concours du Groupe d’études et de recherche sur les mouvements étudiants (Germe) et le soutien de la région Île-de-France.

https://www.syllepse.net/democratie-et-citoyennetes-etudiantes-apres-1968-_r_37_i_835.html

C’est pour bientôt

NOUS N’OUBLIERONS PAS LES POINGS LEVÉS

Reporters, éditorialistes et commentateurs antifascistes pendant la guerre d’Espagne

Anne Mathieu

Grâce aux reportrices et reporters qui, dès l’été 1936, franchirent la frontière, grâce aux journalistes qui frémirent sous les bombes d’un coin à l’autre de l’Espagne­, nous nous se retrouvons plongé·es dans un monde ancien qui devient présent.

De l’enthousiasme mêlé d’inquiétude des débuts à l’horreur des bombardements, de la menace sur l’Europe recélée par cette guerre à l’arrivée des réfugié·es sur le sol français, chaque événement, chaque atmosphère, chaque détail est dépeint par leurs reportages.

Le livre s’attarde aussi dans les bureaux des rédactions, la parole étant parfois donnée aux éditorialistes, aux commentateurs et commentatrices. Leurs interrogations et réflexions entrent en résonance avec les reportages, et nourrissent le chemin du lecteur et de la lectrice dans cette période.

Quelque deux cents figures de journalistes accompagnent cette route, dont la plupart sont aujourd’hui méconnues ou inconnues. Ces journalistes émergent grâce à une recherche pionnière menée pendant une dizaine d’années sur une centaine de périodiques et ayant abouti à un référencement de plus de six mille articles. Les reportrices et reporters s’appelaient notamment Mathieu Corman, Jean-Maurice Hermann, Madeleine Jacob – qui rendra compte du procès de Nuremberg en 1945, Paul Nizan – auteur des Chiens de garde et d’Aden Arabie –, Georges Soria, Simone Téry, Édith Thomas ou Andrée Viollis – engagées ensuite dans la Résistance.

Quant aux éditorialistes, commentateurs et commentatrices, ils et elles s’appelaient, par exemple, Gaston Bergery, André Leroux, Gabriel Péri, député et fusillé au Mont-Valérien, Geneviève­ Tabouis ou Jean Zyromski, leader de la gauche socialiste…

Jamais un ouvrage ne leur avait donné la parole. Jamais on n’avait touché cette « histoire-en-train-de-se-faire » en se plongeant dans les articles de celles et de ceux qui se battirent par la plume avec ferveur pour la cause antifasciste.

Au croisement de l’histoire culturelle, de l’histoire de la presse et de celle des combats antifascistes, 90 ans après la proclamation de la Seconde République espagnole, une histoire toujours actuelle.

https://www.syllepse.net/nous-n-oublierons-pas-les-poings-leves-_r_21_i_839.html

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LE GENRE AU TRAVAIL

Mage

Les femmes n’ont jamais autant été actives, n’ont jamais autant été diplômées, n’ont jamais autant été cadres. Et pourtant, on assiste à un renouveau des luttes de femmes salariées, d’ici et d’ailleurs. Les mutations de l’emploi et du travail sont nombreuses et elles concernent (évidemment) tout particulièrement les femmes. Les activités de service se transforment à toute vitesse. 

Les emplois ultra-féminisés du travail du care auprès des personnes âgées, des jeunes enfants, des malades comme des personnes bien portant·es, sont soumis à des contraintes de plus en plus fortes sur leurs financements et les conditions de travail qui en découlent.

La première partie est consacrée au constat de la croissance des inégalités professionnelles parmi les femmes elles-mêmes, la seconde partie ouvre la question du genre au travail à de nouveaux enjeux féministes et à de nouveaux risques pour l’égalité. Pour construire une société de l’égalité entre femmes et hommes au travail, pour pallier ces inégalités croissantes entre les femmes, les recherches féministes, les associations et les syndicats se doivent d’explorer toutes ces réalités complexes, ces croisements en mouvement qui font du genre au travail un objet à la fois d’actualité et en mutation permanente. Cet ouvrage participe pleinement de cette ambition…

Son originalité est aussi de donner la parole à des actrices de terrain, de différentes générations et orientations idéologiques, qu’il s’agisse de femmes syndicalistes dans leur pluralité (CFE-CGC, CGT, CFDT, FSU, Solidaires), et de féministes dans des associations reliées plus ou moins directement aux questions de travail : Collectif national pour les droits des femmes, Osez le féminisne ! #SOSégalitépro, NousToutes, Femmes Égalité, En avant tout·es !

Un livre coordonné par Nathalie Lapeyre, Jacqueline Laufer, Séverine Lemière, Sophie Pochic et Rachel Silvera.

https://www.syllepse.net/le-genre-au-travail-_r_21_i_823.html

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LA COMMUNE AU JOUR LE JOUR

Le Journal officiel de la Commune de Paris (18 mars-28 mai 1871)

Proclamée le 18 mars 1871 et écrasée par les troupes versaillaises le 28 mai, la Commune de Paris fait paraître, du 20 mars au 24 mai, son Journal officiel qui publie les décisions les plus importantes que prend le Paris révolutionnaire de 1871.

Tout d’abord dans le domaine militaire où il s’agit d’organiser une armée démocratique et efficace contre la menace prussienne et surtout versaillaise. Le grade de général est aboli, les officiers sont élus.

Ensuite c’est dans l’ensemble des domaines sociaux, la Commune entreprend son œuvre de transformation.

Pour résoudre les problèmes de logement, le Journal officiel annonce que « réquisition est faite de tous les appartements vacants ».

Pour ce qui est de l’éducation, la mairie du 3e arrondissement « informe les parents des élèves qui fréquentent nos écoles qu’à l’avenir toutes les fournitures nécessaires à l’instruction seront données gratuitement par les instituteurs, qui les recevront de la mairie ».

Au fil des pages, nous croisons Gustave Courbet, le peintre membre de la Fédération des artistes qui se préoccupe des « besoins et des destinées de l’art contemporain ».

La condition ouvrière est bien entendu au centre des publications. La décision, par exemple, est prise « sur les justes demandes de toute la corporation des ouvriers boulangers », de supprimer le travail de nuit et publiée, le 20 avril 1871, au Journal officiel.

Le Paris communard n’est pas isolé. Le 22 mars apparaît dans les colonnes du quotidien officiel une déclaration d’une éphémère Commune de Marseille, six jours plus tard, un soutien de la Commune d’Algérie est publié. Le Journal officiel rapporte également des « Nouvelles étrangères ». Le 16 avril 1871, c’est le « meeting de Londres pour la Commune de Paris » qui est relaté.

À l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris, un voyage au quotidien qui dura un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 à la « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871.

https://www.syllepse.net/la-commune-au-jour-le-jour-_r_21_i_836.html

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SOULÈVEMENTS POPULAIRES

Alternatives Sud

De Haïti au Soudan, en passant par les rues d’Alger et de Hong Kong, une vague contestataire mondiale vue du Sud.

La simultanéité, l’ampleur et la radicalité des soulèvements populaires de l’automne 2019 au Chili, en Équateur et au Liban surprennent. Elles obligent à réévaluer d’autres mouvements, débutés plus tôt et toujours en cours – en Haïti, au Soudan, en Algérie, à Hong Kong… –, et à porter un regard plus attentif sur la conflictualité sociale dans le monde.

Au-delà des affinités relevées, la coïncidence dans le temps et la diffusion dans l’espace marquent-elles un nouveau « printemps des peuples » ?

Si les revendications et les modes d’action convergent jusqu’à un certain point, le développement des luttes demeure tributaire du mode de gestion étatique de la contestation et de la cohésion des élites au pouvoir. Et les soubassements politiques et moraux de ces mobilisations sont ancrés dans des histoires nationales, dont l’héritage est revendiqué.

Le visage des révoltes – celui d’une jeunesse urbaine précarisée au sein de laquelle les femmes jouent un rôle important –, ainsi que l’évidence médiatique de ressorts communs – l’utilisation des réseaux sociaux, le recours aux cultures populaires, la spontanéité et l’horizontalité des modes d’organisation… – méritent d’être interrogés.

Ces soulèvements répondent à des contextes particuliers, mais traduisent aussi de nouvelles circulations internationales des luttes. Assiste-t-on dès lors à une mondialisation de la protestation sociale ?

https://www.syllepse.net/soulevements-populaires-_r_21_i_838.html

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Bonne lecture après un détour chez votre libraire habituel

Editions Syllepse

69, rue des Rigoles – 75020 Paris


O1 44 62 08 89


Diffusion : Sofédis / Distribution : Sodis

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