La République Sociale en péril

« Oui, c’était bien l’Empire ! Les prisons pleines, la peur et les délations à l’ordre du jour, les défaites changées en victoires sur les affiches. » (1)

Ainsi parlait Louise Michel dans son ouvrage politique majeur : « La Commune », nous sommes peut-être revenus à des jours aussi sombres que ceux qu’elle évoque dans ses souvenirs du soulèvement pour une république véritablement sociale.

Ce n’est pas l’empire, c’est l’ère Macron, l’ère du néolibéralisme féroce et impitoyable, la surpopulation carcérale est à son comble (2), la classe ouvrière craint la répression, les défaites populaires sont autant de victoires pour l’aile néolibérale dure de la droite qui dirige d’une main de fer le pays.

En ces temps de brutales réformes capitalistes, la rentrée s’annonce pleine de violence sociale : le SEGUR de la santé n’est pas à la hauteur des attentes des personnels soignants, il pourrait bien se traduire par une dégradation des conditions de travail, ainsi que par une accélération des cadences. Ce « plan » pour l’hôpital ne dit rien des fermetures de lits, de services, ni des restructurations. (3)

La réforme des retraites, pourtant rejetée par les syndicats se profile à l’horizon, elle constitue une menace pesant sur la dignité des personnes âgées, elle pourrait bien se traduire par un appauvrissement des retraités, déjà précarisés. (4)

La République sociale (5), chère au communards, est menacée. C’est bel et bien l’héritage du Conseil National de la Résistance qui est dans la ligne de mire du gouvernement, les grands acquis sociaux d’après-guerre sont en péril.

La sanctuarisation du système d’assurance maladie a permis pendant des générations un accès généralisé aux soins vitaux, laisser se dégrader l’hôpital revient à priver les plus vulnérables de soins médicaux de base ainsi qu’à créer un système de soins à deux vitesses, où seuls ceux qui auront les moyens de payer seront soignés correctement.

L’assurance vieillesse a donné à nos aînés la possibilité de finir leur vie dignement, sans dépendre de leur entourage ni tomber dans le dénuement.

Ce sont ces acquis sociaux fondamentaux qui sont aujourd’hui menacés, Victor Hugo disait : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » (6), ses mots n’ont jamais sonné aussi juste, le temps de la mobilisation est venu.

Christine

(1) Michel, Louise. La commune (French Edition) (Emplacements du Kindle 1861-1863). Unknown. Édition du Kindle.

(2) https://oip.org/decrypter/thematiques/surpopulation-carcerale/

(3) http://mouvementcommuniste.over-blog.com/2020/07/segur-de-la-sante-la-deception.html

(4) https://www.europe1.fr/societe/reforme-des-retraites-ruffin-craint-la-remontee-de-la-pauvrete-chez-les-personnes-agees-3935301

(5) https://www.cairn.info/revue-cahiers-bruxellois-2018-1-page-175.htm

(6) https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/victor_hugo/
ceux_qui_vivent_ce_sont_ceux_qui_luttent


De l’autrice :

La machine de mort néo-libérale, la-machine-de-mort-neo-liberale/

Le « modèle suédois » ou le miroir aux alouettes, le-modele-suedois-ou-le-miroir-aux-alouettes/

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.