Covid-19 un virus très politique (Edition augmentée du 4 mai 2020)

Un livre téléchargeable gratuitement : un-virus-tres-politique-6

1er mai, jours d’après et jours d’avant

Notre sixième édition couvre la journée internationale de luttes des travailleuses et des travailleurs. Elle y est largement consacrée. Confinement ou pas, il reste des travailleuses et des travailleurs, il reste des luttes, et partout dans le monde, le 1er Mai 2020 en témoigne. La pandémie elle-même porte tous ces éléments: c’est une crise sanitaire, mais aussi sociale et donc politique ; les capitalistes portent la responsabilité de la propagation planétaire du virus, mais ils entendent maintenant en tirer bénéfice par la restauration, voire l’accroissement, au plus vite, de leurs taux de profit; pour cela, il faut exploiter encore plus le « camp du peuple ». Ce peuple constitué des travailleuses et des travailleurs, avec toutes ses différences, ses inégalités, ses contradictions, mais une unité qui fonde l’existence de sa classe sociale : ce sont les femmes et les hommes qui n’ont pas confisqué les moyens de production pour leur seul profit, les femmes et les hommes qui vivent – survivent trop souvent – uniquement en mettant leur force de travail au service de la société. Même si cela met mal à l’aise, précisons qu’à travers le monde, cette dernière catégorie comprend aussi des millions. d’enfants.

Le 1er Mai a une histoire, des fondements, un héritage, parfois une mythologie ; dans une perspective d’émancipation sociale, il ne peut se limiter à une commémoration. Il s’inscrit dans notre lutte, dans nos luttes : locales comme nationales ou internationales ; catégorielles ou globales ; féministes et écologistes ; antiracistes et antimilitaristes ; anticolonialistes et antifascistes ; syndicales et politiques…

Dans un contexte certes particulier, 2020 s’inscrit dans cette histoire. Nous en livrons un aperçu : Rouen, Séoul, Paris, Berlin, Grenoble, Barcelone, Guingamp, Sumatra, Montreuil, Istanbul, Bastia, Nahba, Montpellier, Santiago, Villefranche-sur-Saône, Lisbonne, Marseille, Soweto, Douarnenez, Ljubljana, Ivry, New York, Orléans, Manille, Jaujac, Sidney, Toulouse, Helsinki, Gap… Le montage-photos fait par Serge D’Ignazio est une autre forme de témoignage des résistances (1).

Complétant ces esquisses, nous proposons huit interviews de syndicalistes, d’Europe, des Amériques, d’Afrique et d’Asie :

  • « Il est nécessaire que les organisations liées au mouvement ouvrier remettent dans le débat public la question du dépassement du capitalisme », Marcelo Amendola, secrétaire national de la Confederazione unitaria di base (2) (Italie).

  • « Défendre l’idée de l’autogestion et du contrôle des travailleurs et travailleuses »,Wol-san Liem, responsable des relations internationales du Korean Public Service and Transport Workers’ Union (3) (Corée).

  • « Il semble plus difficile de voir la fin du capitalisme que la fin du monde », Gonzalo Manzullo, responsable des relations internationales de la Central de trabajadores de Argentina autónoma (4) (Argentine).

  • « Plus vite qu’on ne le pense, nous connaîtrons des explosions sociales », Sandra Iriarte, secrétaire aux relations internationales de la Confederación General del Trabajo (5) (État espagnol).

  • « Comme s’il avait été impensable de ne pas produire de boulons ou de voitures pendant quelques semaines ! », Eliana Como, membre de la FIOM-CGIL, animatrice de Reconquistiamo – Il sindacato è un’altra cosa (6) (Italie).

  • « Le régime iranien tue des prisonniers politiques et déclare qu’ils sont morts en prison du coronavirus », Houshang Sepehr, coanimateur de La Solidarité socialiste avec les travailleurs (7) (Iran).

  • « Si le coronavirus ne nous tue pas, la faim aura raison de nous », Mahamame Thienta, secrétaire générale du Syndicat des travailleurs du rail de l’Union nationale des travailleurs du Mali (8).

  • « Dans les circonstances actuelles, ne travailler que là où c’est indispensable pour la société ». Marta Rozmystowicz, responsable des relations internationales de la confédération syndicale Inicjatywa Pracownicza (9) (Pologne).

(1) Serge d’Ignazio a fait ce montage avec des autoportraits qui lui avaient été envoyés à sa demande.

(2) La CUB (www.cub.it) est membre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes (www.laboursolidarity.org).

(3) La KPTU (www.kptu.net/english) est la fédération des transports de la confédération KCTU (http://nodong.org) ; celle-ci est affiliée à la Confédération syndicale internationale – Asie Pacifique et à la Confédération syndicale internationale (CSI).

(4) La CTA (www.ctanacional.org) est membre de la Confédération syndicale des travailleurs et travailleuses des Amériques et de la Confédération syndicale internationale (CSI).

(5) La CGT (https://cgt.org.es) est membre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. (6) Riconquistiamo (https://sindacatounaltracosa.org) est un courant de gauche syndicale organisé dans la CGIL – celle-ci est membre de la Confédération européenne des syndicats (CES) et de la Confédération syndicale internationale (CSI). La FIOM est la fédération de la métallurgie de la CGIL et la principale implantation de ce courant au sein de la CGIL.

(7) SSTI (www.iran-echo.com) est membre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. (8) SYTRAIL (www.untm-mali.org) est le syndicat des cheminots et cheminotes de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM). L’UNTM est affiliée à la Confédération syndicale internationale – Afrique et de la Confédération syndicale internationale (CSI). SYTRAIL est membre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes.

(9) IP (http://ozzip.pl/) est membre du Réseau syndical international de solidarité et de luttes.

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Versions 1/2/3 du 30 mars au 13 avril :

https://www.syllepse.net/syllepse_images/articles/un-virus-tre–s-politique.pdf

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Comme pour l’ensemble de la population, la pandémie de Covid-19 frappe la chaîne du livre et a un impact sur les éditions Syllepse. 

Momentanément, nous ne pouvons plus assurer les expéditions. 

Si les commandes de livres peuvent toujours être faites, elles ne seront honorées que lorsque la situation sanitaire le permettra. 

Néanmoins, vous avez toujours la possibilité d’acheter sur notre site les livres électroniques : www.syllepse.net/ebooks-_r_103.html

ou de passer commande des livres à paraître. Voir notre rubrique « En avant première » : www.syllepse.net/avant-premiere-_r_21.html

En effet, n’oubliez pas que les éditions Syllepse ne peuvent exister sans le soutien de leurs lecteur·trices. 

Nous espérons pouvoir vous retrouver au plus vite en librairie et sur notre site avec toutes les nouveautés annoncées… mais retardées. 

En attendant, nous vous ferons, aussi régulièrement que possible, quelques cadeaux. 

Bonne lecture

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69, rue des Rigoles – 75020 Paris


01 44 62 08 89


Diffusion : Sofédis / Distribution : Sodis

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