Dialogues avec un fantôme

Un homme en uniforme de commandant s’extirpe « en jouant des coudes d’un autocar délabré et couvert de boue ». Il pleut et « Une nuée de libellules aux couleurs magnifiques tourbillonne au-dessus de la rivière ». Un vieux pont de pierre, le courant, une odeur saumâtre, traverser tout de suite pour être rentré à temps…

« A cet instant, j’entends quelqu’un crier mon nom. C’est une voix familière que je n’arrive pas à reconnaître sur le moment ». Dès les premiers paragraphes la lectrice et le lecteur sont happé·es dans un monde réel et fantomatique. Iels sont plongé·es dans un univers poétique puissant apte à rendre palpable des événements en cours ou passés.

Mo Yan nous fais revivre des aventures, des rencontres. Perché·es sur un arbre, entouré·es la nuit de lucioles, étourdi·es par le bruit de l’eau, nous partageons ces histoires que l’écrivain construit entre ciel et eaux.

Comment ne pas souligner cette écriture mêlant poésie et ironie, la dénonciation de la bêtise et de l’arrogance, la tendresse et l’acidité des dialogues et des situations.

Mo Yan : Les retrouvailles des compagnons d’armes

Traduit du chinois par Noël Dutrait

Seuil, Paris 2017, 240 pages, 18,50 euros

Didier Epsztajn


De l’auteur :

Grenouilles, la-plume-du-tetard/

Le supplice du santalOpéra à voix de chat

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.