Projections : un piano et des mondes (7)

Pianiste seul-e face à cet instrument multiple…

Au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir aussi : Projections : un piano et des mondes, les disques solo d’Aki Takase « My Ellington » et d’Abdullah Ibrahim (Dollar Brand) « Ode To Duke Ellington » Autour du Duke (2), Projections : un piano et des mondes (2), Projections : un piano et des mondes (3), Projections-un-piano-et-des-mondes-3-2/,projections-un-piano-et-des-mondes-4/, projections-un-piano-et-des-mondes-5/, projections-un-piano-et-des-mondes-6/

« Je ne veux pas m’enfermer dans la musique pour me protéger, je veux qu’elle soit une porte d’entrée grande ouverte pour aimer »

Les transpositions « jazzy » d’oeuvres de Jean Sébastien Bach me semblent le plus souvent sans intérêt. Ce n’est pas le cas des morceaux inspirés par ses œuvres. Et ici – à l’exception du concerto n° 5 en F minor – Jean Sébastien Bach est à la fois présent contemporain et absent – ce n’est pas sa musique.

Une porte ouverte, permise par l’improvisation pianistique d’Edouard Ferlet, sur le présent et comme en écho, une invitation à écouter les œuvres d’hier.

Un disque à écouter pleinement.

Cd Edouard Ferlet : Think Bach op.2, Melisse 2017


Des lumières et des reflets sur l’eau. Des compositions du pianiste et d’autres de Scott Lafaro, Ralph Towner, Gary Peacock ou John Abercrombie (donc des contrebassistes et des guitaristes). Peut-être des dialogues métamorphosés sous les doigts parcourant les touches noires et blanches. En tout cas, un très agréable disque de piano.

Cd Marc Copland : Nightfall, enregistré en juillet 2016, InnerVoiceJazz 2017


Sophia Domancich nous livre un album en solo qui rompt avec les ordinaires. Comme des projections limpides d’images sur l’écran de nos rêves. A écouter et à savourer. Chaque écoute nous fait découvrir de petits moments denses ou scintillants. Une pianiste qui donne à entendre…

Cd Sophia Domancich : So, enregistré en avril 2017, Sans bruit (https://sansbruit.bandcamp.com/album/so)


Ce disque m’a permis d’écouter, pour la première fois, Fred Van Hove en solo. Le temps des développements ici en deux parties : « Prosper » et « Die Letze ». Des touches martelées. Des ombres portées en vagues et en sauts. Une pulsation peu commune. Pour re-découvrir un pianiste trop rare.

Cd Fred Van Hove : Piano solo, enregistré en novembre 1981 et en juillet 1986, FMP 2010


Onze pièces. Un pianiste, des phrasés, des accords frappés, des tangentes créatives, un lyrisme certain. Un univers déployé en parenté avec celui de Cecil Taylor. La beauté du solo. Comme un rêve éveillé…

Cd Matthew Shipp : Invisible Touch At Taktlos Zürich, enregistré en mai 2016, Hat Hut 2017


Un envoûtement pianistique dès le Barbara Song de Kurt Weill. Les mélodies sous les doigts de Joachin Kühn prennent des colorations chatoyantes. Le pianiste semble les libérer d’un environnement trop « sucré ». L’art du piano autour de thèmes connus, quelques fois rabâchés, mais ici projetés dans les espaces lumineux.

Cd Joachin Kühn : famous melodies, enregistré en février et août 1993, Label bleu

Didier Epsztajn

Une réponse à “Projections : un piano et des mondes (7)

  1. Le piano est un vrai plaisir, un sentiment très merveilleux !

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