Journal des Editions Syllepse : N°80 – 24 février 2020

DES BREBIS NOIRES CRÉENT LES SYNDICATS SUD

Guillermo Wolf

En 1989 le premier syndicat SUD voit le jour aux PTT, en rupture avec une CFDT en plein recentrage.

Le titre de cet ouvrage fait d’ailleurs référence aux « moutons noirs » fustigés par Edmond Maire, secrétaire général de cette confédération de 1971 à 1988.

Ces syndicalistes essaimeront au cours de la décennie suivante dans différents secteurs : santé, éducation, SNCF, etc. pour constituer aujourd’hui une union syndicale singulière dans le paysage syndical hexagonal.

Quelle était la place des femmes et des revendications féministes lors de la création de ces syndicats ? C’est la question à laquelle cet ouvrage tente de répondre.

https://www.syllepse.net/des-brebis-noires-creent-les-syndicats-sud-_r_64_i_700.html

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MÉTROPOLISATION (2) LE DROIT ET LA VILLE, LE DROIT À LA VILLE

Bien des ruptures avec l’existant sont à mettre en débat. Ruptures par rapport à tous ces drames de la ville. Cette omni-présence d’une misère qu’on s’efforce de ne pas voir : celle des sans-logis, celle des migrants… Ces moyens de transport bondés où s’épuisent des salariés condamnés des heures durant à franchir les kilomètres séparant leur domicile de leur lieu de travail.

Cette juxtaposition d’espaces socialement ségrégatifs, ces ghettos modernes, les uns pour classes reléguées, les autres comme domaines sécurisés réservés aux riches et ultra-riches.

Comment une ville qui porte les marques de telles inégalités sociales pourrait-elle être en capacité de relever les défis qui menacent son devenir ?

Défi écologique, pollutions et dérèglement climatique dégradant les conditions d’une vie humaine décente.

Défi démocratique, puisque s’impose une dynamique de dépossession des citoyens au profit d’instances de plus en plus autonomisées : des municipalités vidées de leur substance dès lors que moyens financiers et pouvoir de décision sont dans la seule main de structures surplombantes, échappant gran­dement au suffrage universel.

Ce qui aurait du sens, c’est de bâtir pour ces élections une vision partagée d’une ville française des années 2020, créatrice de lien social, accueillante pour tous les âges et toutes les populations, économiquement et socialement dynamique, adaptée à toutes les conséquences du changement climatique et contribuant à lutter contre celui-ci, protégeant la santé de ses habitants et notamment des plus fragiles, et proposant un habitat accessible à tous.

https://www.syllepse.net/metropolisation-2-le-droit-et-la-ville-le-droit-a-la-ville-_r_94_i_807.html

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L’ESPOIR VAINCU PAR LA PEUR

De Lula à Bolsonaro

Fabio Luis Barbosa Dos Santos

En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d’approbation et des indicateurs économiques au beau fixe.

Moins d’une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d’État parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d’un procès politique.
Pire, l’élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d’extrême droite.
Que s’est-il donc passé ?

Fabio Luis Barbosa Dos Santos tente d’y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d’un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le « bras gauche » de l’ordre en vigueur au cours des années 2000.

Essai sur l’histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.

https://www.syllepse.net/l-espoir-vaincu-par-la-peur-_r_74_i_805.html

Introduction :

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/02/25/de-porto-alegre-a-bolsonaro-le-chemin-des-renoncements-preface-dolivier-warin-au-livre-de-fabio-luis-barbosa-dos-santos-lespoir-vaincu-par-la-peur-de-lula-a-bolsonaro/

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FIN DE PARTIE ?

Amérique latine : Les expériences progressistes dans l’impasse (1998-2019)

Franck Gaudichaud, Jeffery R Webber, Massimo Modonesi

Depuis 1998 et l’élection d’Hugo Chávez, plusieurs pays de l’Amérique latine ont connu ce qui a été parfois qualifié de « tournant à gauche ». Cet élan a alors incarné un espoir de transformation sociale et de construction de diverses expériences post-néolibérales aux accents anti-impérialistes : « révolution bolivarienne » au Venezuela, « révolution citoyenne » en Équateur, État plurinational en Bolivie, nouvelle politique avec Lula et le Parti des travailleurs au Brésil.

L’époque était au changement, la « longue nuit néolibérale » semblait prendre fin ou tout du moins s’estomper, fruit d’une période d’intenses mobilisations populaires et de nombreuses révoltes sociales. Les inégalités sociales et la pauvreté reculaient, Washington perdait du terrain, alors que la participation de celles et ceux d’« en bas » progressait.

Plus de vingt ans après l’ouverture de ce cycle, la région est pourtant entrée de nouveau dans une zone de fortes turbulences et incertitudes, tandis que le bilan des gouvernements « progressistes» , au-delà de leur diversité, est très largement contrasté.

Capitalisme d’État et crise économique, colonisation des imaginaires de gauche par des logiques gestionnaires, approfondissement de modèles économiques basés sur le saccage des biens communs, consolidation de leaderships charismatiques, dérives autoritaires, corruption et rupture avec les mouvements sociaux: les problèmes se sont accumulés.

En parallèle, la réorganisation des droites sociales, politiques et religieuses, la montée des extrêmes droites, la multiplication des défaites électorales, mais aussi des coups d’État parlementaires, sont désormais un fait majeur.

L’immense crise au Venezuela et l’ascension de Jair Bolsonaro au Brésil sont deux exemples de cette dangereuse conjoncture.

Faire le bilan d’un cycle débuté dans l’espoir et qui s’achève dans la violence est fondamental pour comprendre l’Amérique latine actuelle.

Alors que la « patrie de Bolívar » est partagée entre menaces réactionnaires ou impériales, nouvelles espérances émancipatrices et fuite en avant des gouvernements dits progressistes, ce livre vient nous proposer un éclairage original indispensable.

https://www.syllepse.net/fin-de-partie–_r_74_i_782.html

Introduction : https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/02/13/introduction-au-livre-de-franck-gaudichaud-jeffery-r-webber-massimo-modonesi-fin-de-partie-amerique-latine-les-experiences-progressistes-dans-limpasse-1998-2019/

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FRONTIÈRES DE FER

Le cloisonnement du monde

Stéphane Rosière

Du mur que Donald Trump érige à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par les multiples murs de l’Europe forteresse, tout indique que nous assistons à un « nouveau cloisonnement du monde ».

Ces « murs » représentent aujourd’hui plus de 10 % des frontières du monde. Ils sont la partie visible de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. S’ils sont souvent justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont des barrières antimigrants et ont pour objectif de limiter ou de contraindre la mobilité des êtres humains

Des expérimentations de l’époque coloniale à la création néolibérale d’un vaste marché de la sécurité, ce livre rappelle le coût humain des tentatives de contournement de ce monde muré.

https://www.syllepse.net/frontieres-de-fer-_r_25_i_803.html

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VIRER LES ACTIONNAIRES

Pourquoi et comment s’en passer?

Benoit Borrits

Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s’est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l’autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise.

Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu’il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l’intérêt général. Si les profits des entreprises n’ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d’écologie, se demandent-ils ?

Mais ce n’est guère possible car la valeur de l’entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d’investir même si l’entreprise gagne de l’argent.

Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens.

Une nouvelle définition de la démocratie se dessine: une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble.

Le livre se conclut sur l’amorce d’un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d’éviction des actionnaires. Ce programme, adapté à un pays de la zone euro, intègre divers scénarios liés à cette situation.

Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des « tutoriels » en ligne (economie.org) où l’auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l’argent et la macroéconomie.

Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd’hui indispensables de l’apprentissage et de l’acquisition des connaissances en ligne.

L’ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.

https://www.syllepse.net/virer-les-actionnaires-_r_25_i_791.html

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LUMIÈRE SUR MAIRIES BRUNES

Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa)

Cogolin, Fréjus, Mantes-la-Ville, Hayange, Villers-Cotterêts, Hénin-Beaumont, Beaucaire, Marseille 13-14e, Bollène, Orange, Béziers…

Ne pas être simples spectateurs de la montée des « idées » de l’extrême droite dans la société, les combattre par la dénonciation de leurs méfaits sur le « vivre ensemble », ne pas être inactifs face aux glissements idéologiques opportunistes qui se multiplient sur l’échiquier politique actuel, tel est le pari de ce troisième tome de Lumière sur mairies brunes.

Ce livre poursuit le travail de recensement de tous les faits et méfaits de l’extrême droite au pouvoir dans les villes brunes. Ville par ville, décision par décision, tous les agissements des fascistes au pouvoir sont cités et analysés.

Ce livre est un outil de lutte contre les solutions simplistes du genre « On ne les a pas essayés » ou « Ils disent tout haut ce que les gens pensent tout bas ». Car si l’extrême droite gagne plus de villes en 2020 qu’en 2014, le résultat de l’élection présidentielle de 2022 pourrait être encore plus dramatique pour le plus grand nombre d’entre nous.

Fort heureusement, les résistances sont en place. Plusieurs expressions syndicales sont publiées dans cet ouvrage pour donner des pistes pour agir et réagir.

https://www.syllepse.net/lumiere-sur-mairies-brunes-_r_66_i_806.html

Introduction : https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/02/03/introduction-lumieres-sur-mairies-brunes-tome-3/

Note de lecture :

https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/02/17/decortiquer-les-gestions-et-les-projets-nauseabonds-de-lextreme-droite/

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A paraître prochainement : https://www.syllepse.net/avant-premiere-_r_21.html

Bonne lecture après un détour chez votre libraire habituel

Editions Syllepse

69, rue des Rigoles – 75020 Paris


O1 44 62 08 89


Diffusion : Sofédis / Distribution : Sodis

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