Journal des Editions Syllepse : N°77 – fin décembre 2019

CRISE MONDIALE ET REPRODUCTION DU CAPITAL

Stavros Tombazos

L’économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une « arythmie », c’est-à-dire une discordance de ces rythmes.

Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l’investissement productif. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits dérivés financiers, est dirigée vers la consommation.

Les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l’importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d’accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008.

Les politiques économiques ont empêché l’effondrement du système financier et sauvé l’euro, mais elles n’ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu’elle a engendrée.

https://www.syllepse.net/crise-mondiale-et-reproduction-du-capital-_r_21_i_804.html

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ASIE : DES POUVOIRS ET DES LUTTES

Alternatives Sud

Au tournant du 21e siècle, l’Asie affichait des résultats de croissance parmi les plus rapides au monde et des avancées politiques qui donnaient corps à l’idée de « troisième vague de démocratisation ». Les sociétés civiles, plus encore que les États, apparaissaient comme les chevilles ouvrières des transitions en cours et leurs résistances étaient auréolées de légitimité.

Vingt ans plus tard, l’optimisme a cédé la place au désenchantement. Une majorité de pays du continent sont en « récession démocratique ».

Glisser son bulletin de vote dans l’urne n’a pas suffi à produire les changements escomptés en termes de droits sociaux et politiques. Au contraire. De Rangoun à Manille, de Bangkok à Delhi, ces processus ont plusieurs fois conduit à l’avènement de forces politiques régressives et autoritaires, porteuses de nationalismes populistes et liguées aux minorités économiquement dominantes.

Là où il y a domination, il y a résistance.

Si cette affirmation se vérifie souvent, les offensives réactionnaires sapent néanmoins les oppositions en réduisant leurs champs de manœuvre et leurs ressources.

Elles jettent en outre une lumière crue sur les tensions qui les traversent.
Les manifestations anti-blasphèmes en Indonésie, l’appui des chemises jaunes aux coups d’État militaires en Thaïlande, les exactions des organisations intégristes hindoues en Inde ou bouddhistes en Birmanie démontrent la plasticité des acteurs sociaux qui peuvent autant défendre que s’opposer aux idées démocratiques et progressistes.

Une vingtaine d’auteur·rices asiatiques, au profil universitaire ou acteur·rices de terrain, analysent dans ce livre les dynamiques sociales à l’œuvre dans leur pays, ainsi que les principaux enjeux rencontrés par les sociétés civiles dans des contextes marqués par la croissance des inégalités et la poussée des forces politiques conservatrices et réactionnaires.

https://www.syllepse.net/asie-des-pouvoirs-et-des-luttes-_r_21_i_802.html

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LUMIÈRE SUR MAIRIES BRUNES

Vigilance et initiatives syndicales antifascistes (Visa)

Cogolin, Fréjus, Mantes-la-Ville, Hayange, Villers-Cotterêts, Hénin-Beaumont, Beaucaire, Marseille 13-14e, Bollène, Orange, Béziers…

Ne pas être simples spectateurs de la montée des « idées » de l’extrême droite dans la société, les combattre par la dénonciation de leurs méfaits sur le « vivre ensemble », ne pas être inactifs face aux glissements idéologiques opportunistes qui se multiplient sur l’échiquier politique actuel, tel est le pari de ce troisième tome de Lumière sur mairies brunes.

Ce livre poursuit le travail de recensement de tous les faits et méfaits de l’extrême droite au pouvoir dans les villes brunes. Ville par ville, décision par décision, tous les agissements des fascistes au pouvoir sont cités et analysés.

Ce livre est un outil de lutte contre les solutions simplistes du genre « On ne les a pas essayés » ou « Ils disent tout haut ce que les gens pensent tout bas ». Car si l’extrême droite gagne plus de villes en 2020 qu’en 2014, le résultat de l’élection présidentielle de 2022 pourrait être encore plus dramatique pour le plus grand nombre d’entre nous.

Fort heureusement, les résistances sont en place. Plusieurs expressions syndicales sont publiées dans cet ouvrage pour donner des pistes pour agir et réagir.

https://www.syllepse.net/lumiere-sur-mairies-brunes-_r_21_i_806.html

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POUR UNE SÉCURITÉ SOCIALE DU 21E SIÈCLE

Les Utopiques

« La Sécu ! On s’est battu pour la gagner ! On se battra pour la garder ! » La Sécurité sociale est un enjeu politique, tout comme les services publics, tout comme le droit du travail.

Le capitalisme industriel, après avoir concédé certains reculs, s’y est attaqué. Désormais, dans presque tous les pays, le capitalisme financier met en place la concurrence fiscale et la concurrence sociale entre les peuples et élargit les précarités et les insécurités sociales. En France, la réaction a pris la forme d’une revanche sur 1945, comme l’exprimait Denis Kessler, vice-président du Medef en 2007.

Cet ouvrage éclaire les causes de ces attaques qui contribuent à disloquer la solidarité et l’égalité et propose des pistes de résistance. Le choix qui a été fait est de contribuer à la redéfinition d’une ambition collective en matière d’État social, en proposant des outils pour élaborer l’architecture d’une sécurité sociale du 21e siècle.

L’ouvrage est divisé en trois parties. La première partie revient sur l’histoire de la protection sociale en France. Elle montre que la protection sociale est l’aboutissement d’une longue histoire. Un éclairage particulier est donné sur la période 1944-1945 pour illustrer l’aspect décisif et novateur de ce qui a été mis en place par le programme du Conseil national de la Résistance. La deuxième partie présente l’état de la Sécurité sociale aujourd’hui. On y lira comment s’exercent l’emprise idéologique réactionnaire et la domination progressive des détenteurs de capitaux qui vise à détruire la protection sociale solidaire au profit d’un système assurantiel de plus en plus privé. Enfin, la troisième partie présente une diversité d’approches dans la recherche d’une amélioration, d’un renforcement et d’un élargissement de la Sécurité sociale.

Il s’agit de proposer une boussole pour la formation d’un nouveau modèle social, en matière de retraite, de santé, de perte d’autonomie, de pauvreté, de protection sociale du travail. L’objectif de cette Sécurité sociale refondée doit bien être de permettre à chacune et à chacun de se dégager des insécurités sociales pour gagner en autonomie et en émancipation.

https://www.syllepse.net/pour-une-securite-sociale-du-21e-siecle-_r_64_i_783.html

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FIN DE PARTIE ?

Amérique latine : Les expériences progressistes dans l’impasse (1998-2019)

Franck Gaudichaud

Depuis 1998 et l’élection d’Hugo Chávez, plusieurs pays de l’Amérique latine ont connu ce qui a été parfois qualifié de « tournant à gauche ». Cet élan a alors incarné un espoir de transformation sociale et de construction de diverses expériences post-néolibérales aux accents anti-impérialistes : « révolution bolivarienne » au Venezuela, « révolution citoyenne » en Équateur, État plurinational en Bolivie, nouvelle politique avec Lula et le Parti des travailleurs au Brésil.

L’époque était au changement, la « longue nuit néolibérale » semblait prendre fin ou tout du moins s’estomper, fruit d’une période d’intenses mobilisations populaires et de nombreuses révoltes sociales. Les inégalités sociales et la pauvreté reculaient, Washington perdait du terrain, alors que la participation de celles et ceux d’« en bas » progressait.

Plus de vingt ans après l’ouverture de ce cycle, la région est pourtant entrée de nouveau dans une zone de fortes turbulences et incertitudes, tandis que le bilan des gouvernements « progressistes» , au-delà de leur diversité, est très largement contrasté.

Capitalisme d’État et crise économique, colonisation des imaginaires de gauche par des logiques gestionnaires, approfondissement de modèles économiques basés sur le saccage des biens communs, consolidation de leaderships charismatiques, dérives autoritaires, corruption et rupture avec les mouvements sociaux: les problèmes se sont accumulés.

En parallèle, la réorganisation des droites sociales, politiques et religieuses, la montée des extrêmes droites, la multiplication des défaites électorales, mais aussi des coups d’État parlementaires, sont désormais un fait majeur.

L’immense crise au Venezuela et l’ascension de Jair Bolsonaro au Brésil sont deux exemples de cette dangereuse conjoncture.

Faire le bilan d’un cycle débuté dans l’espoir et qui s’achève dans la violence est fondamental pour comprendre l’Amérique latine actuelle.

Alors que la « patrie de Bolívar » est partagée entre menaces réactionnaires ou impériales, nouvelles espérances émancipatrices et fuite en avant des gouvernements dits progressistes, ce livre vient nous proposer un éclairage original indispensable.

https://www.syllepse.net/fin-de-partie–_r_21_i_782.html

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DES BREBIS NOIRES CRÉENT LES SYNDICATS SUD

Guillermo Wolf

En 1989 le premier syndicat SUD voit le jour aux PTT, en rupture avec une CFDT en plein recentrage. 

Le titre de cet ouvrage fait d’ailleurs référence aux « moutons noirs » fustigés par Edmond Maire, secrétaire générale de cette confédération de 1971 à 1988.
Ces syndicalistes essaimeront au cours de la décennie suivante dans différents secteurs : santé, éducation, SNCF, etc. pour constituer aujourd’hui une union syndicale singulière dans le paysage syndical hexagonal.

Quelle était la place des femmes et des revendications féministes lors de la création de ces syndicats ? C’est la question à laquelle cet ouvrage tente de répondre.

https://www.syllepse.net/des-brebis-noires-creent-les-syndicats-sud-_r_21_i_700.html

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VIRER LES ACTIONNAIRES

Pourquoi et comment s’en passer ?

Benoit Borrits

Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s’est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l’autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise.

Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu’il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l’intérêt général. Si les profits des entreprises n’ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d’écologie, se demandent-ils ?

Mais ce n’est guère possible car la valeur de l’entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d’investir même si l’entreprise gagne de l’argent.

Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens.

Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble.
Le livre se conclut sur l’amorce d’un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d’éviction des actionnaires. Ce programme, adapté à un pays de la zone euro, intègre divers scénarios liés à cette situation.

Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des « tutoriels » en ligne (economie.org) où l’auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l’argent et la macroéconomie.

Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd’hui indispensables de l’apprentissage et de l’acquisition des connaissances en ligne.

L’ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.

https://www.syllepse.net/virer-les-actionnaires-_r_21_i_791.html

L’ESPOIR VAINCU PAR LA PEUR

De Lula à Bolsonaro

Fabio Barbosa Dos Santos

Le 1er janvier 2019, Jair Bolsonaro, capitaine de réserve d’extrême droite, accédait à la présidence du Brésil. Pour comprendre la catastrophe politique et sociale que connait aujourd’hui le Brésil, il faut reprendre le fil historique récent de ce pays. C’est que nous propose Fabio Barbosa dos Santos.

Que s’est-il passé ? Comment expliquer la débâcle du Parti des travailleurs de Lula puis de Dilma Rousseff qui exerçait le pouvoir depuis 2003 ? L’auteur revient sur l’histoire récente du Brésil en analysant sans concession les contradictions de la politique du Parti des travailleurs qui tenta de réduire la misère sans s’attaquer aux privilèges de l’élite nationale. 

Face au sombre avenir combinant répression politique, désastre social et destruction des institutions démocratiques que promettent Bolsonaro et ses affidés à plus de 200 millions de Brésiliens, l’auteur s’attache également à tracer les voies d’un autre possible où mouvements sociaux et organes de pouvoir populaire autonomes permettront aux exploité·es et aux opprimé·es d’ouvrir la voie à une sortie du capitalisme.

https://www.syllepse.net/l-espoir-vaincu-par-la-peur-_r_21_i_805.html

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FRONTIÈRES DE FER

Le cloisonnement du monde

Stéphane Rosière

Du mur que Donald Trump érige à la frontière avec le Mexique au mur de séparation édifié par Israël dans le cadre de son projet colonial en passant par les multiples murs de l’Europe forteresse, tout indique que nous assistons à un « nouveau cloisonnement du monde ».

Ces « murs » représentent aujourd’hui plus de 10 % des frontières du monde. Ils sont la partie visible de systèmes de surveillance et de contrôle plus vastes. S’ils sont souvent justifiés par la lutte contre les trafics et le terrorisme, la plupart sont des barrières antimigrants et ont pour objectif de limiter ou de contraindre la mobilité des êtres humains

Des expérimentations de l’époque coloniale à la création néolibérale d’un vaste marché de la sécurité, ce livre rappelle le coût humain des tentatives de contournement de ce monde muré.

https://www.syllepse.net/frontieres-de-fer-_r_21_i_803.html

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LA RÉVOLUTION MEXICAINE (1910-1920)

Adolfo Gilly

Le Mexique de l’épopée révolutionnaire des compagnons d’Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d’histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir.

Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir.

Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l’on invoque à chaque fois que l’on proteste contre les possédants et contre les gouvernants.

C’est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d’une « modernité » barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme.

Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d’aujourd’hui et les aspirations de son peuple à travers l’épopée et la réalité d’une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays.

https://www.syllepse.net/la-revolution-mexicaine-1910-1920–_r_21_i_792.html

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RÉVOLUTIONS À CUBA

Émancipation, transformation, restauration

Thomas Posado, Jean-Baptiste Thomas

En ce soixantième anniversaire de la révolution castriste, cet histoire populaire de Cuba vient rappeler que de 1868 à nos jours, l’île à une longues traditions de révolte. 

Cette histoire est scandée en six périodes. Il y a 150 ans, en 1868, Carlos Manuel de Céspedes libère les esclaves et entame la première guerre de libération contre la Couronne espagnole, la guerre des Dix ans (1868-1878). En 1898, l’île s’émancipe définitivement du joug espagnol, à la suite du traité de Paris, qui fait néanmoins entrer La Havane dans la sphère d’influence états-unienne.

Cependant, la nouvelle république, sous tutelle nord-américaine est secouée par la révolution de 1933, bien moins connue, où l’île traverse un triple processus d’émancipation, de transformation, mais également de restauration qui pousse, à moyen et à long terme, à un retour à des formes classiques de domination.

Vient ensuite la période de la dictature de Batista et l’émergence d’une opposition nationaliste démocratique à son régime corrompu qui débouchera sur l’épopée de la Sierra Maestra. En janvier 1959, la révolution castriste chasse Fulgencio Batista, homme-lige de Washington, et ouvre une période d’intenses transformations. Le processus révolutionnaire se radicalise, pris en étau entre la pression étatsunienne et la mobilisation croissante du monde du travail et de la paysannerie où se mêle rapidement l’immixtion soviétique.

Durant ces années, le « premier territoire libre » d’Amérique latine se structure autour d’une construction politique bureaucratique. De 1968 aux années 1990, une phase de « glaciation » imposée par les Soviétiques et orchestrée par le castrisme se consolide à Cuba. Cependant, contre toute attente, le régime castriste résiste, malgré une crise interne très importante et le démantèlement de l’URSS.

Enfin, les deux auteurs abordent la question de Cuba après Castro et face à Trump. Ils analysent les tensions qui parcourent le gouvernement cubain et les perspectives choisies par le régime : normaliser les rapports avec les États-Unis et s’ouvrir l’économie au marché.

https://www.syllepse.net/revolutions-a-cuba-_r_21_i_785.html

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Bonne lecture après un détour chez votre libraire habituel

Editions Syllepse

69, rue des Rigoles – 75020 Paris


O1 44 62 08 89


Diffusion : Sofédis / Distribution : Sodis

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