Certaines phrases de Rimbaud m’avaient torché le coeur

« Des voix urgentes montent des marges de l’oubli, de mon enfance, du silence, se lèvent et enflent, me hèlent, m’élisent si continûment qu’aucun exil n’est possible »

Les Ardennes, l’ombre d’Arthur Rimbaud, la frontière, les pointillés entre la Belgique et la France, les choses entre les lignes, les lieux de tous les possibles, une ligne ténue ou têtue, « la frontière en moi est comme infuse », la douane, « La douane est un genre de confessionnal où on ne fait pas le malin », une brèche, « Mais entre les interdits et les péchés, il y a plein de brèches où je me faufile avec délices pour sucer mon pouce, faire des grimaces et dire merde tout haut », la plume traçant des suspensions, l’essui et le torchon, l’appel du large, la lisière, des mots et des sens…

De courts textes formant récit, des citations, des pointillés et des contours, Pierrette, Roland, la voyouse, les exils…

J’ai pour ma part dans l’enfance traversé souvent, plus à l’ouest dans le plat pays, cette ligne imaginaire aux contraintes administratives fort variables…

Des pointillés en émotion.

Françoise Louise Demorgny : Pointillés

Editions Isabelle Sauvage, Plounéour-Ménez 2019, 122 pages, 16 euros

Didier Epsztajn

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