Les solidarités contre les politiques d’« humain·es superflu·es »

Je reprends la première partie de l’introduction :

« De plus en plus de démonstrations de solidarité avec les personnes exilées

Alors que les personnes hostiles aux étranger·es ne manquent pas de porte-voix, on entend moins celles et ceux qui, en lien avec un engagement militant ou bien juste par réflexe humain, accomplissent tous les jours mille gestes et actions exprimant l’hospitalité, la solidarité, le soutien envers des personnes étrangères de toutes nationalités. Il serait bien difficile de recenser toutes ces initiatives, pratiques individuelles ou mobilisations collectives, mais on ne peut qu’être frappé·e de constater que sur l’ensemble du territoire, ce mouvement ne cesse de gagner du terrain.

Du fait de politiques migratoires dissuasives qui rendent très compliqué l’accès à un titre de séjour stable, à une reconnaissance au titre de l’asile, à une prise en charge véritable, de nombreuses personnes étrangères se retrouvent dans une incertitude juridique et une réelle précarité sociale. Du fait de l’insuffisance de structures d’hébergement d’urgence, de centres d’accueil et de foyers, on peut croiser partout en France des personnes exilées vivant à la rue, s’abritant comme elles peuvent. Jungles du nord de la France ou d’autres régions frontalières, ici des cabanes montées avec des matériaux de récupération, là quelques tentes, ailleurs un bâtiment désaffecté squatté. Et dans de nombreux lieux où naissent ces campements ou bidonvilles, des comités de soutien se créent.

Cependant, même les activistes les plus aguerri·es en viennent un jour ou l’autre à s’interroger sur le caractère légal de leur action, sur les droits des personnes qu’elles et ils aident et sur les risques qu’elles et ils prennent. Distribuer des tentes à des personnes qui vivent à la rue, est-ce autorisé ? Ai-je le droit d’héberger chez moi ce jeune homme transi de froid ? Est-ce que je vais passer la nuit en garde à vue si je proteste contre une expulsion brutale ?

Ce guide, constitué de fiches pour chaque question traitée, a pour but d’apporter des réponses les plus claires possibles à ces questions. Il n’est pas forcément exhaustif mais permet de répondre aux questions auxquelles nous avons été confronté·es ces dernières années. »

Les deux autres parties de cette introduction abordent :

  • Le « délit de solidarité » : la loi détournée pour décourager

  • Des poursuites systémiques ?

Les auteurs et autrices détaillent des articles de loi, discutent des actions humanitaires possibles, des aides aux personnes sans-papiers, des conseils juridiques ou des cours de français, des attestations pour des occupant·es « sans droit, ni titre », de ce qui peut être fait en matière d’hébergement, de transport, de franchissement de frontières, d’observations des agents de l’Etat, de signalements et de résistances, d’opposition à une interpellation à une expulsion…

Il est plus qu’important que se développent des actions de solidarité et que nous soyons toustes en solidarité avec celleux qui les font. Comment ne pas rappeler aussi d’autres délinquant es solidaires qui ont permis à nos parent·es de survivre : « Sans la solidarité de délinquants, nous ne serions pas là »sans-la-solidarite-de-delinquants-nous-ne-serions-pas-la/

A télécharger : 

http://www.delinquantssolidaires.org/item/delit-de-solidarite-le-guide

Délinquants Solidaires : le guide

Paris 2019, 54 pages

Didier Epsztajn

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