Les murs du silence – Abus sexuels et maltraitances d’enfants placés à l’Institut Marini

Avec l’aimable autorisation de l’auteur

Parution du livre le 6 février 2018 – Des enfants fragiles, des prêtres respectés et soutenus par leur hiérarchie, une maison fermée où règne une discipline de fer, un silence pesant sur la sexualité. Telles sont les composantes du drame des abus sexuels survenus dans de nombreux établissements de placement d’enfants au cours du XXe siècle. Les recherches historiques ont mis en évidence, de la part des responsables, les mêmes stratégies de dissimulation et d’impunité des coupables.

Pour l’Institut Marini de Montet (Fribourg/Suisse), théâtre d’abus graves et répétés, le silence n’a été levé que récemment, grâce à la recherche historique indépendante mandatée par Mgr Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg. Cet ouvrage, édition révisée et complétée de l’enquête initiale, revient sur la poursuite du processus de réparation et propose une conclusion situant le cas Marini dans le développement international des études sur les abus sexuels et maltraitances.

La recherche historique participe pleinement du processus de reconnaissance et de réparation actuellement en cours en Suisse. En rédigeant cet ouvrage, les auteurs ont également eu une pensée pour tous les ex-pensionnaires de Marini qui n’ont pas souhaité confier leur témoignage, ainsi qu’à tous les ex-enfants placés, qui ont vécu des expériences similaires à celles rapportées dans ces pages. Que ce livre puisse répondre à certaines de leurs questions et, peut-être, les aider à vivre.

Philippe Poisson

Texte publié antérieurement sur le site crimino corpus

https://criminocorpus.hypotheses.org/40181


 

Sommaire : 

Remerciements

Préambule

Introduction

I. Comment devient-on un enfant placé à Marini ?

A.- Le placement dans la mémoire des témoins

B.- Les pensionnaires de Marini révélés par les archives

C.- Marini au miroir des placements d’enfants à Fribourg et en Suisse

II. La vie quotidienne à l’Institut Marini

A.- Les souvenirs marquants de séjour à Marini

B.- Le fonctionnement de l’Institut Marini à travers les archives

C.- Le quotidien de Marini au regard d’autres pratiques

III. Les abus sexuels entre récits des témoins et lacunes des sources

A.- Les abus sexuels : une mémoire douloureuse

B.- Dénonciations par vagues et perception des abus par les responsables

C.- Comprendre et contextualiser la possibilité des abus sexuels

IV. Silence des victimes, silence des responsableset traitement des affaires d’abus sexuels

A.- Le poids du silence et du déni dans la mémoire des témoins

B.- Des stratégies de dissimulation de la part des responsables

C.- Des structures institutionnelles qui facilitent les abus et « produisent » des abuseurs ?

V. Survivre et se reconstruire, le parcours de vie des abusés

A.- Se souvenir, exprimer, raconter… une décision difficile

B.- Des troubles psychiques, un développement affectif et sexuel perturbé

C.- Résilience et reconstruction, pour continuer à vivre

VI. Synthèse du rapport, souhaits des victimes et épilogue

A.- Ce que peuvent dire les historiens·nes

B.- Ce qu’attendaient les témoins de leur participation à la recherche

C.- Épilogue

Conclusion : Marini et le débat international sur l’enfance abusée

Sources et bibliographie

Bibliographie

Liste des annexes

Biographies


Pierre Avvanzino, professeur honoraire HES, a commencé sa carrière comme éducateur spécialisé auprès d’adolescents délinquants. Il a ensuite enseigné durant 30 ans à l’Ecole d’études sociales et pédagogiques de Lausanne.

Rebecca Crettaz a obtenu en 2012 un Master of Arts en Sciences historiques (Université de Fribourg).

Anne-Françoise Praz est professeure en histoire contemporaine à l’Université de Fribourg. Ses recherches touchent à la démographie historique, l’histoire du genre, de la famille, de l’enfance et de la jeunesse, ainsi que les politiques de population et de sexualité.

Édition Première édition

Éditions Alphil

Une réponse à “Les murs du silence – Abus sexuels et maltraitances d’enfants placés à l’Institut Marini

  1. Quel dommage que ce livre parle d' » abus sexuels  » comme si les personnels de l’institution avaient le droit à l’accès au sexe des enfants mais pas trop, sans abusé. Choisir l’expression  » abus sexuels  » au lieu de  » violences sexuelles  » dans un ouvrage qui se prétend scientifique c’est mauvais signe. Mal nommer le monde c’est ajouter de la violence à la violence du monde disait Albert Camus

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