L’indépendantisme catalan à Madrid en appelle aux peuples d’Espagne

L’indépendantisme catalan à Madrid en appelle aux peuples d’Espagne

L’énorme mobilisation populaire s’est retrouvée derrière la banderole clamant que « l’autodétermination n’est pas un délit, la démocratie c’est décider », reprise d’une phrase, ayant frappé les esprits, du principal accusé au procès des indépendantistes qui se déroule actuellement dans la capitale, l’ancien vice-président de la Généralité, Oriol Junqueras.

Les indépendantistes catalans ont gagné leur pari : samedi, dans les rues de Madrid, ils étaient des milliers, des dizaines de milliers à brandir une profusion d’esteladas et de drapeaux républicains. 70 000 ?, 100 000 ?, 120 000 comme annoncé par les organisateurs   En tout cas sûrement pas les 18 000 qu’avancèrent, sans craindre le ridicule, les représentants du Gouvernement et de la police espagnole. Plus sûrement encore, l’objectif des 50 000 manifestant-es, fixé pour dépasser le nombre de ceux et celles que le « trifachito » (le duo de la droite, PP et Ciudadanos, sous aiguillon des « fachos » de Vox) avait péniblement rassemblé.e.s à la place de Colón (Colomb, ça ne s’invente pas !), le 10 février dernier (1), a été, plus que largement, dépassé. 500 bus, plus de 15 TGV pleins à craquer, des centaines de voitures, très souvent covoiturant, certain.e.s même achetèrent, par dizaines, des places d’avion, en provoquant de spectaculaires « surréservations ». Voilà la logistique qui est à la base de ce déplacement de population, inespéré pour les organisateurs, depuis la Catalogne, et qui a fait le succès de la mobilisation. Sans parler de la centaine de bus ayant fait le voyage depuis les quatre coins du pays, entre autres, sans surprise, depuis le Pays Basque ou la Galice, mais aussi depuis l’Aragon. Et surtout, signe irrécusable de la tournure politique inédite qu’a prise l’évènement, depuis l’Andalousie, cette autonomie que les droites, là aussi sous pression de l’extrême droite (2), avec le silence complaisant de certains à gauche, s’échinent à poser, récupérant le vieux fond du stéréotype national-flamenquiste, archi-usé sous le franquisme, comme l’emblème de l’anticatalanisme. Des Madrilènes aussi avaient pris place dans les cortèges.

Bien évidemment cette énorme mobilisation populaire a pris le puissant sens politique que l’on imagine par ce qui est à sa racine et que la banderole de tête ainsi que les slogans repris par la foule exprimaient en une éclatante clarté : « l’autodétermination n’est pas un délit, la démocratie c’est décider », reprise d’une phrase, ayant frappé les esprits, du principal accusé au procès des indépendantistes qui se déroule actuellement dans la capitale, l’ancien vice-président de la Généralité, Oriol Junqueras. Dans ce cadre revendicatif fondamental, c’est, en effet, en soutien aussi à ceux et celles qui, en préventive pour certain.e.s depuis plus d’un an, sont soumis à un procès considéré comme politique, c’est pour demander leur libération immédiate et le retrait des loufoques chefs d’accusation (3) qui leur sont opposés, que ces milliers de manifestant.e.s ont fait le déplacement, inédit à cette échelle pour le catalanisme : pour tous et toutes, emprisonner et condamner ces personnalités, c’est nier la volonté démocratique revendiquée par une majorité électorale régulièrement reconduite, c’est nier plus même que la volonté d’indépendance qui s’est exprimée majoritairement, malgré de terribles conditions de répression policière, par référendum le 1er octobre 2017, la volonté d’autodétermination, refusée par tous les Gouvernements, de gauche comme de droite, qui laisse pourtant ouvertes, démocratie oblige, toutes les options, pas seulement celle de l’indépendance. Il reste que, comme dit précédemment, l’objectif immédiat de défense des accusé.e.s, s’inscrit dans la démarche générale posant que la crise catalane, exponentiellement accrue par et depuis ce référendum d’autodétermination, est avant tout le révélateur d’une crise générale de la démocratie espagnole, de l’Etat espagnol, du régime issu de la Transition et de la monarchie parlementaire qui lui donne forme. La force de l’évènement est là, dans ce message, porté massivement au coeur de la capitale politique de l’Etat, le message que celui-ci, désormais dépourvu de la légitimité acquise jusqu’à la crise de 2008, est pris en flagrant délit d’infraction à la démocratie dont, nombreux le savent, le droit international lui reconnaît comme base essentielle le droit des peuples à l’autodéternination (4).

En mobilisant le coeur même du concept d’autodétermination, l’indépendantisme catalan est venu s’adresser aux Madrilènes et à l’ensemble de l’Espagne pour leur dire que ce qui se passait en Catalogne, le déni de démocratie sur le terrain du « national » catalan, participait du déni plus général dont l’Etat espagnol se rend responsable et coupable au détriment de la majorité des Espagnols subissant de graves atteintes aux droits et libertés politiques par la criminalisation de toute manifestation, de toute contestation, qu’elle soit politique, associative ou syndicale, des pouvoirs en place. L’anomalie démocratique, portée à son paroxysme contre la Catalogne, est une guerre contre toutes les populations dans l’Etat espagnol. Les bases d’une convergence politique à l’échelle de toute l’Espagne sont donc réunies pour peu (mais que c’est difficile) que l’on s’extirpe de la diabolisation du catalanisme que l’Etat agite comme un épouvantail pour faire oublier ses turpitudes et se refaire une base large que sa propre corruption et celle des élites, qui sont son soutien « naturel », en fait social, ont dilapidée. Tel est l’autre volet du message que portait cette grande manifestation. S’autodéterminer a du sens hors de la Catalogne dans un combat à mener en commun pour en finir avec toute mesure liberticide et se solidariser avec la lutte catalaniste pour son projet national, républicain, ne l’oublions pas, qui ne quitte l’Espagne que pour ce qu’elle représente comme caricature de la démocratie.

L’autre élément important de ce rassemblement populaire fut le large éventail d’organisations qui y appelèrent, en premier lieu, bien sûr, les partis, collectifs et associations indépendantistes : la gauche républicaine d’ERC, les nationalistes de la droite modérée de Junts per Cat, PDeCat, Crida, les anticapitalistes de la CUP, les puissantes associations civiles ANC (Assemblée Nationale de Catalogne) et Omnium Cultural, initiatrices de l’appel, des syndicats indépendantistes dont celui des fonctionnaires de la Généralité qui, à la surprise générale, est devenu le syndicat majoritaire, et de loin, devant les historiques Commissions Ouvrières et UGT. Présents aussi le président de la Généralité, Quim Torra et la moitié du Govern, le président du Parlament, Roger Torrent, accompagné de nombre de député.e.s. Constitué.e.s en cortège spécifique derrière une banderole au slogan sobre mais percutant, « République » 150 maires catalans, membres de l’AMI, l’Association des Municipalités pour l’Indépendance, brandissaient « la vara de alcaldía », le bâton symbolisant, en Espagne, leur fonction élective. Quant aux non-Catalans, on trouvait les indépendantistes basques de EH Bildu ou galiciens du Bloque Nacionalista Galego (BNG), les Madrilènes pour le Droit de Décider (Madrileños por el Derecho a Decidir), les Anticapitalistes qui, à Madrid, viennent de quitter Podemos, la Gauche Castillane (Izquierda Castellana), les associatifs basques de Gure Esku Dago, les soutiens de Altsasu Gurasoak aux jeunes basques condamnés et emprisonnés, lors d’un autre caricatural procès s’il en est, ou encore le célèbre, pour ses actions radicales, Syndicat Andalou des Travailleurs (Sindicato Andaluz de Trabajadores)…

Les orateurs ont tenu à rendre hommage à tous et toutes les non-catalan.e.s qui ont contribué, au plus près de leurs camarades catalans, à l’organisation de cette journée historique, ainsi qu’au cinquante associations ou partis castillans qui y ont participé. Parmi ceux-ci, nombre d’Indigné-es qui restent sur la brèche militante dans les quartiers, dans les puissantes mobilisations féministes et écologistes, fidèles en cela à leur engagement hors et antisystème du 15-M (15 mai 2011) au moment où, plus que jamais, le fil, jusque là distendu que maintenait Podemos avec eux/elles, semble définitivement rompu par l’accentuation de son cours institutionnaliste et de la crise interne que ledit cours provoque ou accélère. Il est à noter que, aux antipodes de son initiale omniprésence politique, ce parti n’a non seulement pas appelé à cette manifestation, il l’a purement et simplement ignorée, à la différence du positionnement de soutien, certes minimal, disons-le, du bout des lèvres, de l’autre gauche, à la gauche du PSOE, qu’est Izquierda Unida tandis que les Communs catalans de Ada Colau n’étaient représentés que par le maire adjoint de Barcelone, Gerardo Pisarello.

Cette mobilisation permettra-t-elle d’obtenir ce à quoi invite métaphoriquement la célèbre chanson de L’Estaca (Le pieu), lire ci-dessous, du chanteur catalan Lluis Llach, devenue l’hymne des résistants au franquisme et qui, signe que, pour les manifestant.e.s, le présent nécessite d’en finir définitivement avec un passé de triste mémoire revenant à toute allure via Vox et ceux qu’il met sous son influence, fut massivement reprise en conclusion du rassemblement de ce samedi catalano-madrilène ? La question mérite d’être posée au vu de la crise d’orientation et l’absence de débouché politique induit que vivent les deux forces qui devraient assumer, dans l’unité, le combat pour une démocratie authentique : crise, d’une part, de la gauche réactivée par les Indigné.e.s et incarnée, un temps, par Podemos et, d’autre part, sous le fort emblème républicain qu’il est seul à porter à grande échelle, crise d’orientation de l’indépendantisme politique catalan lui-même, par-delà le succès bien réel de cette journée exceptionnelle à laquelle aucune suite politique crédible n’est proposée. En somme crise de l’opposition au système qui, paradoxe dramatique, fait écho à la crise même des partis du régime, tant sur son flanc gauche (le PSOE) que sur son flanc droit (PP, Ciudadanos et Vox), tous incapables qu’ils sont de retrouver la stabilité institutionnelle (une majorité parlementaire absolue) d’avant le 15M indigné. Deux crises, hélas combinées, que la joie légitime d’avoir réussi ce 16 mars à Madrid ne saurait masquer, mieux, devrait inciter à résoudre en stimulant une réflexion stratégique s’assumant tombeuse de « l’estaca » pourrie qui insidieusement attache à elle, y compris ses opposant.e.s, et ne tombe pas, ne tombe pas, ne tombe pas !

Extrait de L’Estaca

Ne vois-tu pas le pieu

auquel nous sommes tous attachés ?

Si nous ne parvenons pas

à nous en défaire

jamais nous ne pourrons marcher.

Si nous tirons fort, nous le ferons tomber.

Il ne peut pas durer très longtemps.

Sûr qu’il tombe, tombe, tombe,

car il doit être maintenant bien pourri.

Si je tire fort par ici,

et toi tu tires fort par là,

Sûr qu’il tombe, tombe, tombe,

et que nous pourrons nous libérer.

L’Estaca à la manifestation de Madrid Cliquer ici

Chantée à Barcelone, en 1976, un an après la mort de Franco et deux ans avant le référendum constitutionnel qui, sans rupture radicale avec la dictature, allait instaurer la démocratie qui aujourd’hui fait eau de toute part…

Les paroles intégrales en catalan et avec la traduction française.

Lluis Llach, un temps député de la coalition indépendantiste Junts pel Sí, est aujourd’hui président du Conseil pour l’Impulsion d’un Forum Civique et Social pour le Débat Constituant (Consejo Asesor para el Impulso del Foro Cívico y Social para el Debate Constituyente) : il s’agit d’un organe consultatif ayant pour objectif de favoriser le débat sur le processus d’autodétermination, en préalable à la tenue d’un forum constituant appelé à poser les bases d’une République Catalane.

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(1) Cette manifestation des (extrême) droites était convoquée pour protester contre la supposée soumission du Gouvernement central aux indépendantistes catalans (cela ne s’invente pas non plus) ! La post-vérité trumpiste fait des émules, à vitesse grand V, dans l’Etat espagnol alors qu’il suffit de lire que, en toute logique rappelée par l’intéressé régulièrement, Sánchez lo deja claro: con el PSOE no habrá independencia de Catalunya [Sánchez est très clair : avec le PSOE il n’y aura pas d’indépendance de la Catalogne] Ce qui, soit dit en passant, devrait éclairer ceux et celles qui, à Podemos, persistent à poursuivre la chimère d’une alliance progressiste avec ce parti, structurellement attaché à l’unité de l’Espagne et décidé à en rajouter, contre la Catalogne encore, sur la défense d’une monarchie discréditée (Sánchez se alinea con Felipe VI e impugna la comisión de investigación de la monarquía [Sanchez s’aligne sur le roi Felipe VI et attaque en justice la décision du Parlement catalan de créer une commission d’enquête sur les activités irrégulières ou délictueuses de la monarchie]). Même démenti par le réel pour ceux qui, parmi les indépendantistes, pensent encore possible d’obliger le PSOE à engager des discussions sur les conditions d’un référendum d’autodétermination. Ce parti, après avoir tenté d’enfermer les partis catalanistes dans de telles discussions afin d’obtenir, en vain, le vote catalaniste pour son budget, a repris le même discours antiréférendum que la droite et l’extrême droite, histoire de leur couper l’herbe sous le pied et de se gagner des voix anti-indépendantistes aux élections générales qu’il a été contraint, par ledit refus des catalanistes, de convoquer le 28 avril.

(2) En décembre dernier, le parti d’extrême droite néo/archéofranquiste Vox a recueilli près de 11% des voies et obtenu 12 député.e.s à l’élection autonomique d’Andalousie, ce qui lui a permis de s’imposer au Parti Populaire et à Ciudadanos comme partenaire incontournable pour déloger le PSOE, arrivé en tête malgré un fort recul, de ce qui était, jusqu’alors, son fief historique. Ce « partenariat » honteux, surtout pour un Ciudadanos qui avait juré ses grands dieux, que jamais, au grand jamais, il ne s’acoquinerait avec l’extrême droite, a donné lieu à une mémorable pantalonnade négociatrice par laquelle ledit Ciudadanos signait l’accord de gouvernement avec le PP, lequel s’entendait aussi avec Vox, sans que la boucle se referme par un accord ouvert à trois. C’est ce montage, tout en sophistication politiquement biaisée, qui est appelé par chacun à être reconduit pour parvenir à une majorité absolue, donc de gouvernement, suite aux élections générales prévues le 28 avril. Des dents ont grincé, mais sans plus, au niveau de l’UE et Macron, grand propagandiste, pour les Européennes, malencontreusement proches de cette élection espagnole, du pôle « progressiste » destiné à contrer les populismes à la Salvini, Orban et, bien entendu Le Pen, n’a rien eu à dire sur l’alliance andalouse tarabiscotée de son allié électoral européen, Ciudadanos. Lequel Ciudadanos, engagé dans une dérive électoraliste de moins en moins argumentée de façon crédible sur les principes revendiqués, se retrouve pris dans des pratiques manipulatoires (« pucherazo » en espagnol soit « grossier marmitage » !) des votes pour les primaires en vue de l’élection générale à venir. Lequel « grossier marmitage » provoque une crise interne sans précédent marquée par des démissions en cascade de responsables et une participation aux primaires inéditement faible (lire Cs no esclarece la sombra de ‘pucherazo’ en sus primarias).

(3) Il s’agit des accusations de rébellion, sédition et malversation, récusées, pour les deux premières, car non-conformes au droit européen, la troisième étant éventuellement laissée à l’appréciation des tribunaux espagnols en cas d’accord sur les deux autres points, par les tribunaux d’Allemagne et de Belgique qui avaient été sollicités pour que soit extradé de ces pays Carles Puigdemont, le président démis de la Généralité. Le refus des tribunaux européens de fonder l’extradition demandée sur les chefs d’accusation de rébellion et de sédition, les pièces maîtresses des poursuites engagées par la justice espagnole, comme on le voit dans le procès en cours, interdisait à l’Espagne de poursuivre pénalement l’extradé sous lesdits chefs d’accusation. Décision a donc été prise, assez piteusement au regard de l’Europe, par le magistrat instructeur espagnol, d’abandonner toutes les demandes d’extradition engagées (elles visaient aussi d’autres exilé.e.s membres du Govern destitué). L’acceptation de l’extradition de Puigdemont dans les conditions exigées par les deux tribunaux européens aurait en effet conduit la justice espagnole à un trilemme terrible : soit aligner tous les accusés présents au procès sur l’ancien Président de la Généralité, donc en les exemptant des accusations de rébellion et de sédition, les plus lourdement sanctionnables selon le Code Pénal espagnol (impensable au regard des enjeux pour l’Etat espagnol), soit en passant en force, en déjugeant les deux tribunaux européens et en soumettant Carles Puigdemont à ce que l’exécution du mandat d’extradition excluait comme chefs d’accusation (irresponsable, juridiquement parlant, à l’échelle européenne ), soit encore, à condamner plus lourdement (pour rébellion et sédition) des membres du Govern que celui qui, hiérarchiquement leur était supérieur et avait donc la pleine responsabilité politique des décisions prises (intenable du point de vue de la cohérence interne de la justice espagnole).

(4) Le rapporteur accrédité auprès de l’ONU, Alfed de Zayas, a déclaré, à plusieurs reprises, que la décision d’appliquer l’article 155 et toutes les mesures prises par Madrid pour empêcher le référendum d’autodétermination catalan sont incompatibles avec quatre articles – 1, 19, 25 et 27 – du Pacte International des Droits Civils et Politiques dont l’Espagne est signataire. Par ailleurs, toujours selon ce rapporteur, l’invocation par le gouvernement espagnol du principe de l’intégrité territoriale, qui est en effet mentionnée dans de nombreuses résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies, passe à côté de ceci : la référence par l’ONU à ce principe a une valeur « externe »; il s’agit d’interdire les menaces ou les incursions étrangères menaçant l’intégrité territoriale des Etats souverains. Cela n’a rien à voir avec ce qui, comme en Espagne avec la Catalogne, se passe en interne d’un Etat qui a l’obligation, conformément au Pacte International sus-mentionné, de faire droit à la demande d’autodétermination de l’une de ses parties. Ces lignes sont un résumé de ce qui est dit dans plusieurs déclarations d’Alfred de Zayas, en particulier dans l’article mis en ligne sur le site même des Nations Unies Relator de la ONU exhorta al gobierno de España a revertir su decisión sobre la suspensión de la autonomía en Cataluña [Le rapporteur de l’ONU exhorte le Gouvernement espagnol à revenir sur sa décision de suspendre l’Autonomie en Catalogne]

A lire aussi Alfred de Zayas: «Il est nécessaire de laisser les Catalans s’exprimer» et De Zayas: « La ONU podría mediar entre Catalunya y España » [L’ONU pourrait engager une médiation entre la Catalogne et l’Espagne]

Antoine (Montpellier)

https://blogs.mediapart.fr/antoine-montpellier/blog/170319/lindependantisme-catalan-madrid-en-appelle-aux-peuples-despagne

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