Dépasser le « mirage néocolonial » et créer une nouvelle épistémologie de la mondialisation

Critique du néolibéralisme, d’une mondialisation « esclavagiste » qui « mutile » l’Afrique, « du féminisme du Nord libéral », tels sont les axes forts de l’article de Benoît Awazi Mbambi Kungua sur une intervention d’Aminata Traoré faisant suite à la publication de son ouvrage « L’Afrique mutilée ». L’ensemble de ces concepts demande toutefois contextualisation, historicisation. De la même manière qu’il est réducteur d’associer la mondialisation au seul néolibéralisme, les tenants des politiques qui en découlent et les militantes du « féminisme du Nord », ou encore d’amalgamer les pays Africains ou les différents féminismes, il est périlleux d’essentialiser les rôles sociaux des femmes, prises dans leur ensemble, tout en ne reconnaissant pas les savoirs qu’ils créent, à savoir un « leadership » épousant des formes éloignées des modèles masculin ou colonial. En décortiquant point par point les concepts mobilisés dans ces trois textes, cette note de lecture en propose une analyse critique visant une ouverture épistémique. 

En 2013, Benoît Awazi Mbambi Kungua publiait dans le troisième numéro de la revue Afroscopie (1) un article en hommage à Aminata Traoré. Ce texte faisait écho à l’intervention de la militante altermondialiste malienne en mai  012 à Gatineau au Canada, dans le cadre de la cérémonie de lancement de « l’Institut Per-aâ n Imhotep – Une Afrique décomplexée » et de la sortie de son livre « L’Afrique mutilée » (2). L’ambition de l’hommage est dans le titre : « Une déconstruction féminine et africaine du mirage néolibéral : De la nécessité d’une rupture épistémologique radicale avec la mondialisation esclavagiste ».

En effet, en tant que philosophe et théologien, président du Centre de Recherches Pluridisciplinaires sur les Communautés d’Afrique noire et des diasporas (Cerclecad), Awazi-Mbambi-Kungua entend participer à la « reconstruction des sociétés viables et solidaires en Afrique ». Selon l’auteur, ce processus demande « une « rupture épistémologique et axiologique » avec le système capitaliste cannibale et nécropolitique qui cause des morts des milliers de personnes partout dans le monde ». Comme Aminata Traoré, il critique, à ce titre, « la mondialisation néolibérale » et ses impacts « nocifs » en « Afrique [et] dans les nombreuses diasporas africaines d’Europe et d’Amérique du Nord », notamment en matière de gestion de la survie.

Elargir la critique de la mondialisation

Le philosophe fait dans un premier temps le lien entre le néolibéralisme et l’historicisation de l’esclavagisme et du colonialisme, notamment en Haïti, où « la traite des Noirs et leur réduction à l’esclavage durant quatre siècles dans les Antilles et les Amériques, avant la colonisation militaire directe […] consistait à ponctionner directement (in situ) les matières premières indispensables au fonctionnement des usines européennes ». Il décrit également la « période postcoloniale », comme faisant suite à « l’esclavage, la colonisation et [aux] magouilles néocoloniales de la Françafrique », se caractérisant par des « discriminations sociales et professionnelles ».

La critique du néolibéralisme que fait Awazi-Mbambi-Kungua en s’appuyant sur les écrits de Traoré me paraît fort pertinente et « adaptée » à la réalité contemporaine de l’Afrique. Cette analyse se limite néanmoins, par l’angle choisi et sa cible – le néolibéralisme – au champ économique et ses instruments les plus brutaux : PAS, dette, etc. Pourtant, la « période post-coloniale » (3) qui caractérise l’Afrique se distingue davantage par une mondialisation qui « ne s’arrête pas aux frontières économiques telles que la compréhension des politiques néolibérales pourrait le laisser entendre » (4). Aussi, il apparaît que ces textes, celui de Awazi-Mbambi-Kungua et ceux de Traoré, réduisent la définition du capitalisme contemporain et n’analysent pas ses réels pendants violents, notamment en contexte de mondialisation. Cette mondialisation est d’une part occidentalisée et connaît d’autre part des impacts négatifs au-delà de l’économique : socio-politique, géographique, et surtout épistémique (hiérarchisé de savoirs)… Elle « est à l’origine de nouvelles formes de violence, banalisées par les États du centre ou de la périphérie (5) et connaît de forts impacts colonialitaires (6), c’est-à-dire qu’elle reproduit l’imbrication des rapports de domination produits par le patriarcat et l’occidentalisation, dans le cadre du capitalisme mondialisé, et en produit de nouveaux, le tout de façon accélérée, en surenchère et dans l’excès, et à tous les niveaux, ceux des États, du secteur privé et des populations » (7).

Contextualiser et historiciser le pouvoir/violence

Dans un deuxième temps, Benoît Awazi Mbambi Kungua interroge la responsabilité des « élites intellectuelles et politiques africaines » dans la non-transformation d’un modèle de développement aliénant qui inhibe l’humanisme au profit du libéralisme. Il invoque « l’Ubuntu (Humanité irréductible et non monnayable de tout être humain, quels que soient sa race, sa culture, son sexe et sa classe sociale) » en tant que « nouvelle matrice énergétique, compassionnelle et éthique dans laquelle les sociétés africaines devraient construire leurs propres modalités de gouvernement politique ».

Homogénéiser l’Afrique comporte des risques que j’avais déjà eu l’occasion de mentionner (8). Je m’appuyais notamment sur les analyses d’Aminata Diaw qui pense que cette homogénéisation est le produit des projections de certains penseurs du centre ou de la périphérie (9). La philosophe sénégalaise insiste sur la complexité et les singularités des humanismes du continent, des États « ayant de moins en moins de maîtrise sur [leur] espace » (10), sur la disqualification des institutions et du mécanisme institutionnel pour interroger le pouvoir politique, consubstantielle à la violence (11). « Les » humanismes en Afrique – avec un « s » – sont bien inhibés par la mondialisation, qui ne se caractérise pas uniquement par son néolibéralisme, et leurs constructions demandent une déconstruction, dans chaque contexte, du couple pouvoir/violence.

Déconstruire la binarité nord/sud et les représentations des féminismes

Dans un troisième temps, Awazi-Mbambi-Kungua appelle les « Africains » à un « long travail d’accouchement de nouvelles voies théoriques, énergétiques et pratiques de la Renaissance africaine ». Le mot « accouchement » est utilisé à escient comme grille de lecture des ouvrage et contribution d’Aminata Traoré qui proposent, selon lui, une « lecture bouleversante, féminine, maternelle et matricielle de la crise africaine postcoloniale exacerbée par la mondialisation marchande ». Ajustements structurels, endettement, sont alors décrits comme autant d’appareils d’appauvrissement des populations mais surtout, souligne l’auteur, des femmes qui sont « les premières victimes de la mondialisation du capitalisme militaire et marchand en Afrique, car elles sont mutilées et violées par les bandes armées, sans foi ni loi ». Il reprend alors à son compte les termes du livre de Traoré qui met en opposition « l’excision économique que les pays africains subissent » avec le fort intérêt porté par « les puissances détentrices des droits de l’homme » et par « le féminisme du Nord pétri de la doxa néolibérale fangeuse » sur les mutilations génitales féminines (MGF) ou les viols. Volontairement, Aminata Traoré, et dans son sillon Benoît Awazi Mbambi Kungua, comparent le continent africain, dont les matières premières sont décrites comme uniquement pillées par les entreprises du Nord, à une femme « violée, mutilée » et les mettent en concurrence. Les femmes africaines victimes attireraient davantage l’attention des décideurs occidentaux que le « pillage du continent ». Ensemble, ils déplorent une « inaudibilité » des voix des femmes africaines, qui seraient ignorées par les « thèses féministes et libérales ».

Cette cristallisation sur les effets néfastes du « féminisme du Nord » est au même titre que la vision du « continent africain » homogénéisante et contreproductive. Nourrir cet amalgame – il n’existerait qu’un seul féminisme au Nord, de surcroît libéral – fait le jeu des États colonialitaires car limite l’étendue des analyses, pratiques et contestations produites. Pourtant, dans chaque contexte, y compris dans les pays occidentaux, les féministes ne sont pas nécessairement unies : par exemple, les militantes dans les mouvements sociaux peuvent être éloignées de celles des organisations ou d’autres initiatives « genre » institutionnalisées, notamment portées par les bailleurs et des « mécanismes nationaux d’intégration du genre ». D’autres travaillent sur le genre, sur l’égalité hommes/femmes, sur les droits des femmes, sans pour autant se reconnaître dans la théorie ou le mouvement féministes, voire en se revendiquant antiféministes. D’autres encore prônent l’action radicale, directe. Certaines se disent sans voix, sans espaces, sans lieux d’expression, alors qu’elles vivent des oppressions multiples, y compris au sein de leur genre.

Ce type de différences ou divergences est fréquemment occulté ou souvent traité à la marge, y compris du point de vue scientifique. Le débat pointant l’absence de consensus est marginalisé, considéré comme futile ou même dangereux pour la lutte des droits des femmes et plus encore pour la lutte contre l’ensemble des rapports de domination.

Dans la même logique, isoler un « féminisme du Nord » consiste à l’opposer à l’existence de féminismes au « Sud » ou encore à les nier. Caractérisés par les mêmes nuances et singularités que le/les premiers, ces derniers « féminismes » sont tant à l’origine de contestations (notamment contre les MGF) (12) que l’objet d’études approfondies. Par exemple, Fatou Sow souligne les obstacles rencontrés par les organisations de femmes africaines : « une bonne part des discours culturels et religieux contemporains sont des discours d’empêchement et d’enfermement des femmes, de leur soumission à un ordre culturel et religieux qu’aucun homme ne s’impose » (13). De son côté Patricia McFadden nuance l’usage du concept de genre et souligne la nécessité de ne pas le réduire à la nécessaire mais simple question de l’égalité des droits entre hommes et femmes, souvent brandie comme alibi intellectuel. La directrice du Centre d’études féministes à Harare au Zimbabwe affirme que « L’analyse féministe radicale […] suppose une capacité critique et profondément transformatrice à révéler de nouveaux sens et signification de l’identité en termes de féminité et masculinité, jeunesse et aînesse, citoyenneté et identité/orientation sexuelle, situation des zones urbaines et rurales et intersections avec les notions d’authenticité et de modernité, race et privilège, contestation dans l’espace et nationalité, et même définition du présent et du futur » (14). La sociologue zimbabwéenne considère le genre comme un outil analytique afin de définir une citoyenneté féministe en lieu et place d’un paradigme qu’elle juge conservateur et dépolitisant, celui de genre et développement. Par ailleurs, elle insiste sur l’urgence d’intervenir contre « l’hégémonie raciale et de classe » (15), qui oriente les ordres du jour féministes, en les restreignant à une portion réduite de la transformation sociale.

Une analyse critique et réflexive de l’ensemble des clivages qui traversent les mouvements et théorie féministes devient ainsi nécessaire afin que ses concepts et stratégies puissent faire changement social et dépasser le contexte d’inégalités et de rapports de pouvoir qui régissent les relations sociales partout dans le monde. En particulier, même si de nombreuses questions peuvent être adressées à certains courants féministes occidentaux, il me semble dangereux de les associer aux « puissants » car ces féministes font, pour la plupart, elles-mêmes les frais des politiques rétrogrades de la part « des dirigeants phallocrates, kléptocrates, autocrates, nécrocrates et mangeocrates » (16) des pays où elles s’expriment. Les fustiger à part égale avec leurs propres dominants les place en ennemies principales d’une « Afrique pillée, appauvrie, etc. », ce qui est paradoxal car soutient les politiques inégalitaires des mêmes types de dirigeants en Afrique (qui pour la plupart ont été formés en Occident).

Au final, dans le débat de certains concepts ou conceptions (néolibéralisme, féminisme, etc.), il semble essentiel de prendre le soin de les qualifier et de les situer (classe, race, sexe) dans leurs contextes respectifs (17). Emprunter une telle démarche permet d’intégrer un processus d’ouverture épistémique, c’est-à-dire un élargissement de la définition de ce qui fait science, connaissance et savoir (18). Elle permet de se « positionner » (19) de façon constructive.

Isoler les rôles sociaux des femmes de leur « essence » biologique

Un peu plus loin dans son hommage, Awazi-Mbambi-Kungua reconnaît « les femmes africaines » comme « actrices de la seconde indépendance de l’Afrique » au titre qu’elles occupent « l’espace politique et social » – « travaux agricoles, l’entretien des rues […] et constitution des micro-crédits », tout en les essentialisant, c’est-à-dire en les renvoyant à leur seul rôle de re-productrice d’enfants : « La femme, parce qu’elle porte les enfants pendant neuf fois dans son corps et les accouche dans le monde tout en continuant à les protéger et à en prendre soin jusqu’à l’âge adulte, souffre doublement des ravages de la crise chronique qui gangrène les sociétés africaines postcoloniales ».

Cette posture peut également s’avérer contreproductive car, en particulier en Afrique, elle épouse le « choix du modèle libéral par les élites noires au pouvoir » (20). Avec ce paradigme, les femmes de toutes classes et de toutes races « restent principalement considérées comme en charge du renouvellement (démographique) de la Nation » (21). Dans un contexte d’accélération, d’excès et de surenchère de la mondialisation, cette vision « complexifie la situation des femmes noires, de fait plus touchées par la pauvreté, par les violences, par l’accélération de la gestion de l’urgence » (22) car elles continuent à jouer le rôle qui leur était attribué pendant la période coloniale. La mondialisation favorise non seulement « le renforcement de l’aliénation économique des femmes mais aussi l’occidentalisation des pensées qui rend les femmes de la base subalternes : ces femmes ne sont pas considérées comme des actrices du développement, porteuses de savoirs propres » (23).

S’appuyer sur les savoirs du « care » pour inventer un nouveau « leadership »

À la fin de son texte, Awazi-Mbambi-Kungua appelle « les femmes du continent africain » à « promouvoir au sein du Cerclecad un vrai leadership féminin basé et façonné par un vrai travail en profondeur d’intelligence, d’auscultation politique et éthique des sociétés bloquées de la postcolonie et d’imagination et de créativité dans la prise en charge quotidienne du vivre ensemble ». Selon l’intellectuel congolais, « cette nouvelle culture de la gestion avisée du pouvoir politique et des affaires domestiques et économiques des sociétés africaines » ne peut se faire qu’en « se dotant de puissants outils théoriques, théorétiques et pratiques ». Autant convaincu que l’intellectuelle malienne, il affirme que les « stratégies purement alimentaires, sexuelles et domestiques ne suffiront certainement pas à faire advenir et surgir ce nouveau leadership féminin dans les communautés africaines ».

Cet appel me semble contradictoire avec l’analyse précédente reconnaissant « les femmes africaines » en tant que principales actrices de « l’espace politique et social » (éducation, nutrition, santé, incluant caisses d’épargnes, mutuelles, contestation…) car, parmi elles, beaucoup et en particulier les femmes de la base (24), ont à leur actif des savoirs qui leur sont propres, liés à ce rôle de « care » (25). Néanmoins, comme elles n’ont globalement et socialement/structurellement pas la parole, ces savoirs « non savants » restent inconnus. Aussi, si un « leadership » était nécessaire, autant dire qu’il existe déjà mais qu’il est globalement rendu invisible, notamment par la colonialité. Par exemple, il aura fallu attendre 24 ans après la création de la démocratie sud-africaine, pour qu’une manifestation menée par différentes organisations de femmes ait lieu le 1er août 2018 devant le siège du gouvernement contre les violences sexuelles endogènes du pays. Cet événement a donné lieu le 1er novembre suivant au premier sommet national consacré aux violences sexistes et aux féminicides, au cours duquel le président Cyril Ramaphosa a dû prendre position. L’opération #TheTotalShutdown a ainsi permis aux femmes principales victimes de viols et de féminicides, et par voie de conséquence « expertes » de la question, d’interroger les violences en situation post-coloniale (26).

D’un point de vue méthodologique, il ne s’agit alors pas tant d’emprunter les voies de « représentation » ou de « légitimation » imposées par les modèles de « leadership masculin » ou anciennement par la colonisation et aujourd’hui par l’occidentalisation (qui renforcent cette invisibilisation et qui se rapportent directement aux violences épistémiques de la mondialisation) que de créer d’autres modes/formules/méthodes pour que les savoirs non savants des femmes africaines expertes de la survie quotidienne émergent. Des expériences allant dans ce sens existent déjà en Afrique. J’avais notamment pu les observer en Afrique du Sud (27) et en Afrique de l’Ouest (28).

S’orienter vers une nouvelle épistémologie de la mondialisation

Une critique des effets de la mondialisation en Afrique contemporaine mérite qu’on s’attarde à ces initiatives. Dépasser les frontières économiques, sortir de la binarité Nord/Sud (préférer les références centre, périphérie), contextualiser et historiciser le continent africain au prisme de la colonialité, éviter les homogénéisations tant géographiques qu’idéologiques, investir l’analyse des violences épistémiques et des contestations, alternatives ou réponses auxquelles elles donnent lieu, s’imposent ainsi dans la lutte contre le capitalisme mondialisé et occidentalisé dont les populations d’Afrique font les frais.

A paraître dans : Benoît Awazi Mbambi Kungua (Dir.) : L’inexistence de l’État en Afrique contemporaine et l’opérationnalisation des alternatives politiques émancipatrices, Afroscopie IX/2019, (Revue savante et pluridisciplinaire sur l’Afrique et les communautés noires), Ottawa-Paris : Le Cerclecad-Harmattan, 2019.

Joelle Palmieri

15 novembre 2018

https://joellepalmieri.wordpress.com/2018/11/15/depasser-le-mirage-neocolonial-et-creer-une-nouvelle-epistemologie-de-la-mondialisation/

 


Bibliographie

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Wallerstein Immanuel, Impenser la science sociale. Pour sortir du XIXesiècle, Paris : Puf, 1995, 320 p. (« Pratiques théoriques ») [1eéd., Unthinking Social Science. The limits of Nineteenth-Century Paradigms, Polity Press, 1991].


 (1) Benoît Awazi Mbambi Kungua, « Chap II. Hommage intellectuel à Madame Aminata Traoré : Une figure emblématique de l’altermondialisation en Afrique subsaharienne », Afroscopie III/2013 (Revue savante et pluridisciplinaire sur l’Afrique et les communautés noires), Ottawa-Paris : Le Cerclecad-Harmattan, 2013, 260 p., p. 25-36, http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=39279&razSqlClone=1.

(2) Aminata Traoré et Nathalie M’Dela-Mounier, L’Afrique mutilée, Bamako : Taama Éditions, mai 2012.

(3) L’usage du tiret dans le terme « post-colonial » permet de qualifier un contexte, qui se situe après la colonisation. Selon Ramón Grosfoguel, les « modèles de pouvoir » instaurés par la colonisation n’auraient pas changé (Ramón Grosfoguel, « Les implications des altérités épistémiques dans la redéfinition du capitalisme global – Transmodernité, pensée frontalière et colonialité globale »Multitudes, III (26), Mineure : Empire et « colonialité du pouvoir », 2006, p. 51-74, pp. 61). La décolonisation ne serait qu’un mythe, à l’origine d’un deuxième mythe, le monde « postcolonial » (sans tiret) (Ibid., p. 60-61), selon lui dicté par les États-Unis et soutenu par les institutions financières internationales (BM, FMI, OMC), le Pentagone et l’OTAN (Joelle Palmieri, « Mondialisation : quand le néolibéralisme cache la colonialité », in Benoît Awazi Mbambi Kungua (dir.), Revue Afroscopie VIII, « Philosophies africaines : études postcoloniales et mondialisation néolibérale. Variations africaines et diasporiques », Paris : L’Harmattan, 2018, 716 p., pp. 453-478).

(4) Ibid.,p. 454-474.

(5) Selon la théorie de la dépendance, les sociétés du tiers-monde (ou la périphérie), dépendent structurellement de puissances capitalistes occidentales  le centre). Dans ses thèses du « système-monde », Immanuel Wallerstein différencie le centre de la périphérie en définissant une construction sociale et économique déséquilibrée, mobilisant des acteurs agissant à différents niveaux (nations, entreprises, familles, classes, groupes identitaires…), qui n’est pas figée dans le temps ni l’espace. Cet échange inégalitaire imposé par le centre assure l’auto-reproduction de la dépendance de la périphérie (Immanuel Wallerstein, Impenser la science sociale. Pour sortir du XIXesiècle, Paris : Puf, 1995, 320 p. (« Pratiques théoriques ») [1eéd., Unthinking Social Science. The limits of Nineteenth-Century Paradigms, Polity Press, 1991]).

(6) L’adjectif « colonialitaire » qualifie ce qui se rapporte à la colonialité et non à une situation coloniale spécifiquement. L’adjectif « colonialitaire » n’enlève rien à la coexistence du caractère néocolonial des politiques menées par les États et ne qualifie pas les modes de production capitalistes, mais plutôt les héritages et reproductions contemporaines des histoires coloniales, qui ne sont pas directement le produit du mode de production capitaliste mais le nourrissent.

(7) Joelle Palmieri, « Mondialisation : quand le néolibéralisme cache la colonialité », op.cit., pp. 459-470.

(8) Ibid,pp. 469-474.

(9) Aminata Diaw, « Nouveaux contours de l’espace public en Afrique », Diogène, 2/2004 (n° 206), p. 37-46, pp. 37.

(10) Ibid.

(11) Joelle Palmieri, « Mondialisation : quand le néolibéralisme cache la colonialité », op.cit., pp. 469-474.

(12) Marie-Hélène Mottin-Sylla et Joelle Palmieri, Excision : les jeunes changent l’Afrique avec les TIC, Dakar : CRDI Editions, mars 2009, 124 p.

(13) Fatou Sow, « Les femmes, le sexe de l’État et les enjeux du politique : l’exemple de la régionalisation au Sénégal », in Catherine Coquery,

(14) Patricia McFadden, African Feminism at the intersection with Globalization: critiquing the past, crafting the future,contribution donnée à l’Université d’Oslo en Norvège en juin 2005.

(15) Ibid.

(16) Benoît Awazi Mbambi Kungua, « Chap II. Hommage intellectuel à Madame Aminata Traoré : Une figure emblématique de l’altermondialisation en Afrique subsaharienne », op.cit.

(17) Sandra Harding (dir.) The Feminist Standpoint Theory Reader, New York et Londres : Routledge, 2004.

(18) Joelle Palmieri, « La pensée critique française a-t-elle disparu ? », in Benoît Awazi Mbambi Kungua (dir.), Revue Afroscopie V, « Les intellectuels africains au Canada », Paris : L’Harmattan, mars 2015, 390 p., pp. 23-38.

(19) Sandra Harding, Whose Science? Whose Knowledge? Thinking from Women’s Lives, New York : Cornell University Press, Ithaca, 1991, 336 p., pp. 156.

(20) Joelle Palmieri, « Afrique du Sud : des savoirs en résistance », in Benoît Awazi Mbambi Kungua (dir.), Revue Afroscopie VII, « La Chine et l’Inde en Afrique », Paris : L’Harmattan, février 2017, 492 p., pp. 119-134.

(21) Ibid.,pp. 121-125.

(22) ibid.,pp. 128-131.

(23) ibid.,pp. 127-131.

(24) À plusieurs reprises dans le texte, le terme « base » est utilisé afin de définir les personnes, hommes ou femmes, pauvres, en milieu rural ou urbain.

(25) Ibid.,pp. 125-131.

(26) Concernant les violences en Afrique du Sud, voir, lire mon article, Joelle Palmieri, « Afrique du Sud : le traditionalisme et le masculinisme au secours du pouvoir politique », à paraître dans : Benoît Awazi Mbambi  Kungua (Dir.), L’inexistence de l’État en Afrique contemporaine et l’opérationnalisation des alternatives politiques émancipatrices, Afroscopie IX/2019, (Revue savante et pluridisciplinaire sur l’Afrique et les communautés noires), publiée par Le Cerclecad-Harmattan, Ottawa-Paris, 2019.

(27) Joelle Palmieri, « Afrique du Sud : des savoirs en résistance », op.cit.,pp. 127-131.

(28) Joelle Palmieri, « Société numérique colonialitaire : les TIC analysées selon une posture féministe », Revue Labrys, « Etudes féministes », juillet/décembre 2015, http://www.labrys.net.br/labrys28/recherche/joelle.htm, consulté le 10 novembre 2018.

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