Les jours raccourcissent, des femmes nous éclairent

Sabine Panet, dans son éditorial, D’écart, pas d’équilibre, aborde, la « norme », les normes infiltrées « au cours du temps dans des espaces immenses, percolant, dans toutes les strates de notre société, depuis notre espace mental jusqu’aux organisations qui nous structurent », de l’humain·e de « référence » celle et celui qui fait modèle fantasmatique pour toustes, celle et celui dont les caractéristiques spécifiques ne sont pas interrogées, celle et celui qui ne se posent pas question lorsqu’il/elle se regarde dans le miroir. J’indique que dans cette construction de « référence », l’homme est lui-même une référence pour la femme de « référence ». L’éditorialiste ajoute que « le féminisme ne veut pas que les femmes s’adaptent à ces normes. Il e veut pas une place dans ce système. Il ne veut pas grappiller un morceau de ce territoire. « On ne détruit pas la maison maitre avec les outils du maître », écrivait la poétesse américaine Aure Lorde ». Les femmes doivent donc construire leur propre regard sur les choses.

Le titre de cette note est inspirée d’une phrase de l’éditorialiste

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Dossier : Etudiantes sur le fil. Quand elles jonglent avec la précarité

Le coût des études,les pressions familiales et/ou financières, des choix et des arbitrages entre « les urgences et les priorités », la précarité étudiante, la vie physique et mentale affectée par cette précarité, les longues études de femmes et l’assignation à la maternité, s’accrocher et obtenir un diplôme, la prostitution « comme solution temporaire », la difficulté de s’en sortir, le sentiment de honte, « La prostitution étudiante agit comme un révélateur de la domination masculine au sein des institutions de l’enseignement supérieur, mais elles se situent aussi à l’intersection avec les autres dominations : classe, race, etc. »

Il ne faudrait pas oublier ces hommes prostitueurs qui consentent bien à l’exploitation du corps de jeunes femmes, car il faut bien le rappeler, le plus important groupe social lié à la prostitution reste celui des prostitueurs.

Parmi les autres textes publiés, je signale notamment :

  • Dans l’oeil d’Axelle : Hédi Fried – survivante des camps de concentration – et deux autres femmes, en Suède contre les néonazis et le parti d’extrême-droite. Ne pas perde l’espoir, « Cela mène à la passivité, et alors ils auront gagné »…

  • Le Tumblr paye ta truelle, le sexisme dans le milieu de l’archéologie…

  • L’IVG et le code pénal, le délai minimal de réflexion, la notion de « détresse », le délai de recours, les moyens…

  • Québec solidaire et féministe. Le « nationalisme » de gauche et le fort ancrage féministe. « Il ne s’agit pas ici d’un féminisme ajouté au programme, parmi bien d’autres points, mais d’un élément constitutif du parti, qui traverse l’ensemble de ses positions ainsi que son organisation interne ». Des lieux d’accueil et d’hébergement pour les femmes, le travail de « valeur égale », les femmes autochtones… (A consulter régulièrement, le sitePresse-toi à gauche !http://www.pressegauche.org)

  • Le monde Laetitia, le quotidien banal d’une « jeune femme porteuse d’un handicap ». Un témoignage photographique…

  • Titres-services, la parole des invisibles, des aides ménagères, les compétences non reconnues, des emplois non qualifiés et sous-payés « comme si les femmes naissaient avec un « gène du nettoyage » », un travail qui use le corps et l’esprit, les maladies professionnelles non-reconnues, l’isolement sur les lieux de travail, la marchandisation croissante de fonctions relevant de la solidarité, celles et ceux qui paient le service sans voir la personne qui l’exécute, l’inégalité persistante entre femmes et entre femmes et hommes…

  • Claire Nouvian, les abysses, le chalutage profond…

  • Le « Collecti.e.f 8 maars ». « Nous pouvons faire comme les espagnoles : que les femmes ne travaillent pas, ne consomment pas, ne fassent aucun travail domestique ce jour-là, et qu’on manifeste toutes ensemble »

  • L’histoire avec un grand Elles : Pocahontas, loin de la création à la mode Disney, loin des paillettes cinématographiques et de l’idéal colonial…

  • et toujours de riches rubriques : culture et informations internationales (dont l’affirmation d’un bourgmestre que la mort de 28 femmes assassinées par leurs (ex)conjoints cette année et des 39 mortes en 2017 – en Belgique – n’auraient « aucun caractère terroriste » et les apostasies en série – en complément : Apostasie collective en Argentineapostasie-collective-en-argentine/).

Un journal de nos amies belges à faire connaître.

Axell212, octobre 2018, http://www.axellemag.be

Didier Epsztajn

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