A propos du « transracialisme »

Rachel Dolezal, au centre d’une tempête, lance un défi : »Je m’identifie comme Noire. » [traduction d’articles du New York Times, 16 juin 2015]

Quand elle est venue vivre au sous-sol chez son oncle à Cœur d’Alene, dans l’Idaho, une ville à la population en grande partie blanche, en 2004, Rachel. A. Dolezal était encore blonde et pâle de teint ; elle s’identifiait en tant que femme blanche ayant quitté un mari Noir et ayant un enfant métis. 

Mais après quelques années, son engagement déjà bien ancré pour les causes et les cultures noires s’intensifia. Ses collègues de travail comme sa famille commencèrent à entendre dire, par elle et par d’autres, que ses origines étaient un mélange de races – et même qu’elle s’était dite Noire.

Beaucoup mirent en question la manière dont elle se décrivait, tandis que d’autres l’acceptèrent au pied de la lettre. Personne ne sembla en faire un problème, mais beaucoup virent en elle une force de caractère qui faisait d’elle une avocate puissante et passionnée au Human Rights Education Institute à Coeur D’Alene où elle commença bientôt à travailler.

« C’est vraiment impressionnant, ce qu’elle a accompli ; elle a apporté beaucoup d’énergie en ces lieux », s’est rappelé son oncle Daniel A. Dolezal dans une interview téléphonique mardi dernier, en parlant du HREI, ainsi que de la section du N.A.A.C.P.1 de Spokane, qu’elle a fini par diriger plus tard. Il a rappelé son parcours depuis l’époque où elle était une mère célibataire malchanceuse, qui donnait des cours à temps partiel, essayait de vendre ses œuvres d’art, et travaillait dans son magasin de photographie à Coeur d’Alene, dans cette partie de la bande côtière de l’Idaho qui avait été autrefois le quartier général de la Aryan Nations, un groupe suprémaciste blanc.

Alors quand Mme Dolezal (prononcer Dole-Uh-Zahl) apparut à la télévision mardi pour la première fois depuis qu’elle était l’objet d’un débat qui faisait rage sur l’identité raciale et le mensonge, ce ne fut pas une surprise, car bien qu’elle ne puisse se targuer d’aucune filiation d’origine noire, elle refusa d’admettre qu’elle avait trompé qui que ce soit : « Je m’identifie comme Noire », a-t-elle dit tout sourire. 

Elle n’a pas voulu se rétracter, et « je vous garantis que jamais elle ne le fera », a dit son oncle qui l’a recueillie il y a plus de 10 ans alors que son mariage s’écroulait. « Cela fait partie de sa personnalité de ne jamais revenir en arrière, de toujours aller de l’avant, d’être toujours sûre d’elle. »

Mardi, Matt Lauer de l’émission « NBC’s Today’s show », lui a demandé : « Quand avez-vous commencé à tromper les gens ? » Madame Dolezal, qui a démissionné lundi de ses fonctions de présidente de la section locale du N.A.A.C.P. à Spokane, a rétorqué : « je récuse ce propos, car c’est un peu plus compliqué que de m’identifier comme Noire, ou de répondre à la question : « Êtes-vous Noire ou Blanche ? »Au cours de la journée, elle s’est aussi décrite comme « transraciale » et a dit : « Eh bien, je ne suis certainement pas Blanche. Rien de ce qui se réfère aux Blancs ne décrit qui je suis. »

Son histoire a lancé un débat national sur le sens même de l’identité raciale, certaines personnes applaudissant à son message et à ses buts, et d’autres déplorant sa méthode et ses actions. Que Madame Dolezal s’identifie à la culture noire, l’apprécie et même la partage, c’était une chose, mais c’en était une autre que d’essayer à devenir Noire, allant jusqu’à changer son apparence physique.

 

D’autres points de vue sur le lien entre race et identité :

Réactions aux déclarations de Rachel A Dolezal, ancienne présidente de la section de Spokane Wash. du N.A.A.C.P., et formatrice universitaire en études afro-américaines, qui affirme depuis des années que ses origines sont en partie noires, ce que ses parents récusent comme étant un mensonge. 

Le 16 Juin 2015

« Elle s’appuie sur toutes ces questions autour des traits du visage et de la manière de se comporter des Noir.es, et sur tout cet héritage culturel, qui rend la situation d’autant plus vile », a dit Baz Dreisinger, professeur d’anglais au John Jay College of Criminal Justice à New-York et auteur du livre : Near Black : White-to Black Passing in American Culture. [Presque Noir.e : le Passage du Blanc au Noir dans la Culture Américaine]

Le terme « transracial » a longtemps été utilisé dans le cadre d’adoptions d’enfants par des familles d’une race différente. Angela Tucker, une Noire née dans le Tennessee et adoptée par une famille blanche à Bellingham, dans l’État de Washington, a dit qu’il était tout simplement « ahurissant » que ce mot soit associé à l’histoire de Madame Dolezal.

« Cela veut dire beaucoup de choses pour ceux d’entre nous qui se désignent comme des transraciaux par adoption », a dit Madame Tucker, 29 ans, une travailleuse sociale de Seattle. « Nous avons grandi dans une culture différente de ce que nous représentons physiquement. Nous avons dû chercher nos racines. Ce que Rachel a fait, c’est détourner cette réalité. »

Des personnes qui ont connu Rachel seulement en tant que femme Noire se sont senties blessées et dupées.

« Le problème, pour moi, a été le mensonge, la tromperie, quand elle a parlé d’elle-même en tant que personne qu’elle n’est pas » a dit Dorothy Webster, qui a longtemps été membre du N.A.A.C.P. de Spokane, et qui est ancienne responsable adjointe à la municipalité de Spokane. « Je ne me l’explique pas. »

Des versions contradictoires du passé 

Bien que son militantisme ait des admirateurs, de sérieux doutes sont apparus quant à la crédibilité de Mme Dolezal – et pas seulement au sujet de sa race. Ses déclarations publiques au sujet de sa famille et de son éducation ont été mises en question par sa famille, y compris ses parents ; d’où le spectacle étrange d’interviews contradictoires, avec elle faisant sur un réseau des déclarations que sa famille démentait sur un autre.

Au cours des années, elle a déposé de nombreuses plaintes pour harcèlement et intimidation à caractère raciste, et pourtant la police a affirmé qu’aucune de ces plaintes n’avait été considérée jusqu’ici comme suffisamment crédible pour être retenue. 

Elle s’est éloignée de ses parents, Ruthanne et Lawrence Dolezal, et à Spokane, elle a présenté un ami Afro-américain plus âgé qu’elle comme étant son père. Quand Rachel Dolezal était adolescente, ses parents ont adopté quatre enfants noirs, dont l’un vit maintenant avec elle et son fils, enfant qu’elle a eu avec son ancien mari, Kevin. D. Moore, un Noir.

Elle s’est également éloignée de son frère biologique, Joshua, qui est poursuivi au Colorado pour avoir, à 19 ans, agressé sexuellement l’un des ses frères adoptifs, âgé à cette époque de 6 ou 7 ans, dans la maison de leurs parents, qui était alors dans le Conté de Clear Creek, au Colorado. Ruthanne Dolezal a déclaré au magazine People que ces accusations d’agression étaient fausses et qu’elles avaient été lancées par Rachel.

Un chemin peu orthodoxe :

Jusqu’à ce point étrange, le chemin de Mme Dolezal a été pour le moins non conformiste, à commencer par son enfance dans un coin éloigné du nord-ouest du Montana, dans la petite ville de Troy et ses environs. Plus tôt dans l’année en cours, elle a déclaré à un organe de presse de la Eastern University de Washington où elle enseignait, qu’elle était née dans un tipi, que sa mère et son beau-père l’avaient battue ainsi que ses frères et sœurs, qu’ils les « punissaient selon la couleur de leur peau, et qu’ils avaient vécu quelque temps en Afrique du Sud ».

Les membres de sa famille affirment que rien de tout cela n’est vrai. Tous s’accordent pour dire qu’elle n’a pas de beau-père, que ceci est une tentative parmi d’autres pour nier l’existence de son véritable père, Lawrence. Ses parents sont partis en Afrique du Sud après que Rachel ait grandi et quitté la maison.

Quant aux accusations d’agression, « c’est tout simplement faux » a dit son père dans une interview vendredi dernier. « C’est le plus douloureux. »

« Il y a bien eu un tipi », a dit son oncle Daniel, « mais c’était bien avant la naissance de Rachel, au début des années 70, quand ses parents venaient de se marier. Larry et Ruthanne étaient des personnes adeptes de la « Quintessence de Jésus », des hippies, prônant le retour à la nature ; ils ont installé un tipi et y ont vécu pendant un an », a dit Daniel Dolezal. « Ça a rendu mes parents cinglés, mais en vérité personne n’est né dans le tipi. »

Mme Dolezal a dit mardi dernier dans Today qu’« à l’âge de cinq ans, [elle dessinait] des portraits d’elle-même au crayon marron – et non en beige – avec les cheveux courts et frisés, vous voyez ce que je veux dire ». Ses parents, plus tard sur Fox News, ont nié ce fait.

Daniel Dolezal a dit mardi que ce souvenir de ses 5 ans sonnait faux. « Elle ne connaissait probablement aucune personne Noire à cette époque », a-t-il dit (Les tentatives pour atteindre Rachel Dolezal, Ruthanne et Daniel Dolezal et Joshua Dolezal mardi ont été vaines).

Dans un récit d’enfance écrit par Joshua, professeur d’anglais au Central College d’Iowa, il n’y a aucune allusion à des tensions raciales pendant son enfance. Le livre Down to the Moutain top, fom believing to belonging [En descendant de la Montagne, de la croyance à l’appartenance], décrit une enfance où la ferveur religieuse se mêle à un style de vie marginal.

« Mon père lit dans le Livre de Jérémie », écrit-il. « Sa Bible est recouverte d’une peau d’élan tannée que ma mère a cousue dans la reliure après avoir retiré la couverture d’origine. »

Rachel a été éduquée à la maison au moins une partie de ses années dans l’enseignement secondaire, a dit son oncle. Et entre ses 15 et 17 ans, ses parents ont adopté 4 enfants Noirs. 

« Elle a immédiatement été attirée par eux », a dit son père. « Depuis cette époque elle a une grande affinité avec les Afro-Américains. »

Mme Dolezal a dit mardi qu’à ce moment-là elle se considérait comme Blanche, mais ceci a commencé à changer avec l’arrivée de sa nouvelle fratrie, alors qu’elle se posait la question : « qui sera le lien entre ces enfants et le reste de la famille ? »

Un résumé d’enquêtes en rapport avec Rachel Dolezal

Un rapport émanant du Commissariat de Police de Spokane détaille quatre enquêtes liées à Mme Dolezal, dont une où elle dit avoir reçu une lettre de menaces.

Elle a suivi les enseignements de John M. Perkins, un prêtre du Mississipi qui prêchait la réconciliation raciale et la justice sociale, et qui, avec son fils Spencer, a construit ce qu’il a appelé des « communautés chrétiennes intentionnelles », dont en particulier une nommée Antioche, à Jackson, dans le Mississipi. En partie suite à ces relations, elle a décidé de fréquenter le Belhaven College, une petite école chrétienne de Jackson, et elle se rendait souvent à Antioche, un foyer de 25 personnes près du campus de Belhaven.

Noire dans un « corps blanc »

« Elle nous a adopté comme parents de substitution, et nous l’avons adoptée comme fille de substitution », a dit Ronald Potter, un beau-frère de Spencer Perkins, qui vivait à Antioche et donnait des cours de religion à Belhaven. Mr Potter a dit qu’ils étaient « devenus très proches d’elle. »

Il a décrit Mme Doleval comme un personne « extrêmement » consciente des questions sociales, beaucoup plus que les autres étudiants ne semblaient l’être. La première fois qu’il l’a rencontrée, a-t-il dit, elle lui a fait penser à « une fille Noire dans un corps blanc », comme s’il entendait « la chanson d’un-e Noir-e chantée par un-e artiste Blanc-he ».

Mais elle était « blanche comme neige, blanche-blanche, blanche comme un lys », a-t-il dit. « Je n’aurais jamais pensé que des années plus tard, elle ferait correspondre le corps et l’âme. »

Mme Dolezal a obtenu son diplôme à Belhaven en 2000, et cette année-là, elle a épousé Mr Moore. Ils sont allés habiter à Washington D. C., où elle s’est inscrite comme étudiante en Études d’Art à l’université d’Howard, une institution historiquement noire. En 2002 elle a obtenu une maîtrise en Beaux-arts, et quelques jours plus tard elle a donné naissance à son fils.

A Howard, comme à Belhaven, ses créations se focalisaient sur l’expérience noire et la réconciliation raciale, mais il n’était toujours pas question de sa propre identité. A l’université comme en École Supérieure, elle était connue en tant que Blanche.

En fait, Mme Dolezal poursuivit l’université Howard en justice, affirmant qu’elle y avait été victime de discrimination, en partie parce qu’elle était Blanche. Elle a affirmé qu’on lui refusait une aide financière parce que la position de l’université consistait à dire : « vous avez probablement des relations chez les Blancs qui peuvent vous aider pour vos frais de scolarité », a-t-elle répété à Today. L’université d’Howard s’est refusée à tout commentaire.

Elle et son mari, un physiothérapeute, sont allés habiter dans la petite ville de Bonners Ferry, tout au nord de l’Idaho, pas loin de chez ses parents. Mais en 2004, d’après son oncle, elle s’est séparée de son mari et est venue à Coeur d’Alene, où elle a vécu dans le sous-sol de sa maison pendant plusieurs mois.

Elle a trouvé différentes sortes de travail, comme vendre ses créations, ou donner des leçons d’art, et elle s’est engagée pour la défense des droits civiques des minorités à Coeur d’Alene et près de Spokane. Après quelques années, ont rapporté les membres de sa famille, ils ont commencé à entendre dire qu’elle s’identifiait comme étant autre que Blanche. Ils ont ajouté que ses origines étaient européennes, et pour une toute petite part indienne.

Un résumé du jugement de l’affaire Rachel Moore contre Howard University 

En 2005, des documents de justice montrent que Mme Moore, nom marital de Rachel Dolezal à cette époque, n’a pas avancé suffisamment de preuves pour étayer ses accusations de discrimination à l’encontre de l’université historiquement noire d’Howard.

15 juin 2015

Dans les rapports de police de la région relatifs aux plaintes qu’elle a déposées en juin 2005, elle est identifiée comme Blanche. Vers 2009, les rapports la considèrent comme Noire. Ses anciens collègues au HREI et au N.A.A.C.P. ont indiqué qu’elle leur avait dit être en partie Noire.

En 2008, elle a été engagée comme coordinatrice d’éducation du North Idaho Human Rights Education Institute et y a travaillé jusqu’en 2010. « Mme Dolezal se décrivait comme Afro-Américaine à cette époque », a affirmé le HREI mardi dans une déclaration.

« Elle était extrêmement douée et elle a réalisé des expositions vraiment, vraiment formidables pour l’Institut », a rappelé Tony Stewart, un professeur retraité du North Idaho College, et militant de longue date en faveur des droits civiques. Il a dit que lui et d’autres qui ont connu Rachel Dolezal à cette époque sont restés clairement sur l’impression qu’elle était Noire.

« Oui, nous pensions vraiment que c’était une personne de couleur », a dit Mr. Stewart mardi.

Elle a donné des cours au North Idaho College, et plus tard aussi à la Eastern Washington University où elle travaillait dans le cursus d’Études africaines. Elle devint tutrice pour les groupes d’étudiants Noirs.

Il y a environ cinq ans, elle a également pris la garde légale de l’un de ses frères adoptifs, Izaiah, qui était alors adolescent. « Elle a décidé qu’il était victime d’agressions sexuelles, donc elle est simplement venue le chercher et leur a globalement dit que s’ils voulaient le reprendre, ils n’avaient qu’à lui intenter un procès », a dit son oncle.

Mais des interrogations au sujet de Mme Dolezal, voire de la suspicion à l’idée qu’elle n’était pas exactement tout ce qu’elle prétendait être, n’étaient en fait jamais très loin. Dans son quartier, au sud de la ville, essentiellement composé de maisons modestes, un voisin, Tony Berg, un technicien en hydraulique, alors qu’il fumait le matin sur le seuil de sa porte, en face de la maison de Mme Dolezal, a dit qu’il avait vu son apparence changer, et qu’il avait cru tout d’abord que quelqu’un d’autre occupait maintenant cette maison.

« Elle était blonde – avec des dreadlocks jusque là et la peau blanche », a dit Mr Berg, en dessinant de la main une ligne sur sa taille. « Puis une ou deux années plus tard, j’ai commencé à voir une femme à la peau plus foncée entrer dans la maison. Elle avait changé. »

De plus en plus de soupçons.

Et quelques unes des questions ou des doutes sur son identité raciale ont aussi été propagés délibérément. Un chroniqueur du Spokesman-Review à Spokane, Shawn Vestal, a dit que lui et d’autres personnes au journal avaient été approchés par un enquêteur privé début juin, plus d’une semaine avant les premiers nouveaux rapports sur l’identité raciale de Mme Dolezal.

« Il possédait en effet, ou a dit qu’il possédait, une partie des témoignages sur ce que ses parents auraient indiqué de son identité », a témoigné Mr. Vestal, disant qu’il s’était mis d’accord avec l’enquêteur pour que son nom ne soit pas rendu public.

Dans l’interview accordé à l’émission télé Today mardi, et dans un autre qui y a fait suite sur un autre réseau télé affilié, MSNBC, Mme Dolezal, remarquablement sereine malgré les sévères critiques à son encontre, a surtout insisté sur l’idée que les origines raciales ne sont pas équivalentes à l’identité, et qu’elle ne répondrait pas aux questions cherchant à savoir si elle avait changé son identité uniquement pour en tirer des avantages. L’interviewer, Mr Matt Lauer a demandé si elle aurait eu autant de succès en tant qu’activiste si elle s’était décrite comme blanche.

« Je ne sais pas », a dit Mme Dolezal. « Il me semble que je n’ai pas eu l’opportunité d’expérimenter cette situation, donc je ne sais pas. »

 

Kirk Johnson a effectué son reportage à Spokane, Richard Pérez-Peña à New York, and John Eligon à Kansas City. Mo. Bill Morlin a contribué au reportage de Spokane, Jack Healy à celui de Denver et Jada F. Smith à celui de Washington.

Traduit par TRADFEM

Version originale :

https://www.nytimes.com/2015/06/17/us/rachel-dolezal-nbc-today-show.html

https://tradfem.wordpress.com/2018/09/30/a-propos-du-transracialisme/


1 National Association for the Advancement of the Colored People, une des principales associations de lutte contre le racisme aux USA, fondée en 1905 par W.E.B. DuBois (NDT)

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