Le coin du polar. Spécial James Lee Burke

James Lee Burke fait partie des grands romanciers américains, de ceux du « South Side ». La référence la plus souvent citée est celle de Faulkner à qui ses personnages faisaient peur. Burke a choisi pour exprimer sa rage, sa colère, ses indignations, le polar. Deux personnages récurrents, doubles de lui-même, hantent ses histoires. Dave Robicheaux pour la Louisiane, Nouvelle-Orléans et Bâton Rouge et Hackberry Holland, un Texas Ranger pour décrire cet État. Rivages qui édite depuis le début, grâce à François Guérif, Burke, propose, pour cet été – et après si affinité – trois rééditions et une nouveauté. « Déposer glaive et bouclier » – issu d’un gospel « Down By The Riverside » – est la première rencontre avec Hack qui pourrait devenir une vedette de la vie politique texane. Sauf qu’il a fait la guerre de Corée et il répond à l’appel d’un de ses anciens compagnons. Le vernis saute.

« Dieux de la pluie » superpose les souvenirs indélébiles de la guerre de Corée pour Hack et les souffrances des vétérans de la guerre d’Irak pour un réquisitoire contre la société américaine qui ne veut pas de cette mémoire.


« La fête des fous » est une série de portraits : un révérend comme on les imagine, un mercenaire et une femme qui représente l’Amérique que nous aimons, celle qui aide les immigrés – la scène se passe à la frontière mexicaine – et se bat pour la défense des valeurs pas aussi familières qu’il le semble pour la France, la liberté, l’égalité et la fraternité.

Enfin, comme c’est la mode, « La maison du soleil levant » se situe en 1916, dans le Mexique secoué de révolutions, pour, en écho au prologue de « Déposer Glaive et bouclier », reprendre l’histoire du grand-père de Hack. Une évocation nécessaire pour comprendre les mémoires du Texas ranger et, sans doute, celles de James Lee Burke. Une conclusion en forme d’introduction à une nouvelle lecture des premières œuvres.

James Lee Burke :

Déposer glaive et bouclier, traduit par Olivier Deparis, Rivages/Noir 

Dieux de la pluie, La fête des fous, traduit par Christophe Mercier, Rivages/Noir

La maison du soleil levant, traduit par Christophe Mercier, Rivages Noir

Nicolas Béniès

Une réponse à “Le coin du polar. Spécial James Lee Burke

  1. Du noir comme on les aime d’avant …

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