Ce qui lie les habitant·es du monde entier en leur humanité commune

La Commission Islam & Laïcité souligne dans la préface de l’ouvrage, les clichés concernant les réalités des femmes vivant dans le « monde musulman » – par ailleurs trop souvent réduit au monde arabe et iranien (lire le bel article sur la Malaisie). Il faudrait même interroger la notion – outre sa simplification au singulier et son manque d’historicisation – de « monde musulman » induisant que la religion serait le critère discriminant par rapport aux autres configurations socio-culturelles des régions du monde.

« Ce livre, issu d’un colloque organisé au mois de septembre 2006 à Paris, par la Commission Islam & Laïcité, en collaboration avec l’Unesco, veut rendre compte d’une réalité moins connue, l’émergence de mouvements et de courants de pensée qui, tout en se battant pour l’égalité entre les sexes, se revendique, d’une manière ou d’une autre, de l’islam »

Il y a, mais ce n’est pas une nouveauté propre au XXIème siècle, de part le monde, des intellectuelles et des militantes qui élaborent des outils de réflexion et des méthodes d’action pour lutter contre les inégalités dans leurs sociétés. Compte-tenu des contextes, des histoires et des rapports de force, il n’est pas étonnant que les priorités, les mots d’ordre et les stratégies varient. Il n’y pas un hors de l’histoire où un universalisme abstrait, ne prenant pas en compte ni les asymétries ni les dominations, déterminerait les formes d’émancipation. Celles-ci sont toujours historiques et situées. Il ne s’agit donc ni d’oublier les ferments subversifs de l’idée d’universalité, ni d’unifier autour d’un modèle (construit par qui et dans quelles conditions ?), ni de gommer les chemins et les possibles dont on ne voit pas pourquoi ils devraient se fondre dans une linéarité ou une succession de temporalités pré-inscrites… Les formes des organisations sociales futures, si elles s’appuient sur des déjà-présents, facettes historiques de l’humanité, se développeront possiblement suivant des variations pluriverselles, pour reprendre le terme utilisée dans un numéro de la revue Tumultes (Voir plus bas). J’ajoute qu’il y a une certaine violence – et des effets concrets de domination – à vouloir plier les réalités dans un modèle, même à vocation démocratique et majoritaire.

Certain·es interrogent le statut des femmes, leurs droits et les processus d’autonomisation à partir d’une relecture et d’une réinterprétation des textes sacrés. Une démarche de réappropriation de l’histoire.

Ce livre « donne la parole à la fois à des actrices de ce mouvement et aussi à des analystes qui reviennent sur son histoire et ses tendances, ne cherchent pas à cacher les tensions qui peuvent exister entre des approches religieuses et laïques de la libération des femmes et qui se reflètent dans les différents points de vue proposés. Le dialogue, comme celui qui existe en Iran, entre femmes laïques et femmes islamistes n’est évidemment pas simple ».

La question de la place de la religion dans les rapports sociaux et leur imbrication n’est pas réservée à celles et ceux qui s’inspire de l’islam. Le livre ne se limite donc pas au « monde musulman ». Christianisme et judaïsme sont aussi ici présents.

« Ce livre se veut donc une introduction à un débat plus large qui porte sur la place des femmes et leur rôle dans la transformation des sociétés contemporaines, sur la place et le rôle des religions, pas simplement de l’islam, dans ces évolutions »

 

Sommaire

Préface

Première partie : Femmes, religions et droits : analyse des discours et des luttes

Françoise Gange : L’autre christianisme : le Jésus de la gnose et les femmes

Mathilde Dubesset : Femmes, féminismes, christianisme

Sylvia Barack Fishman : Remodeler la vie juive contemporaine

Valentine Moghadam : Qu’est-ce que le féminisme musulman ?

Margot Badran : Le féminisme islamique en mouvement

Deuxième partie : Témoignages et points de vue : des femmes musulmanes interprètent les textes

Amina Wadud :Foi et féminisme : pour un djihad des genres

Norhayati Kaprawi : Promouvoir les droits de la femme en s’engageant dans le Coran : L’expérience de Sisters in Islam

Nouzha Guessous Idrissi : Féminisme musulman, féminisme islamique ou féminisme en terre d’islam ? L’exemple du Maroc

Malika Hamidi : Le point de vue d’une féministe musulmane européenne

 

Je n’aborde que certaines analyses, un choix très subjectif.

Des autres christianismes, le courant gnostique, celles et ceux nommé·es hérétiques et dont les « infractions » furent jugées criminelles, la notion de « recherche intérieure », l’invitation à « marcher vers sa lumière intérieure », les autres lectures de l’amour dont celle « conçu comme Alliance à la fois sensible et spirituelle » versus le plaisir interdit des femmes (et ce que nous nommons aujourd’hui viol conjugal incité par l’Eglise sous le nom de « devoir conjugal »), le « grand Féminin du monde » et des conceptions d’un divin féminin, les conceptions ecclésiastiques de « désacralisation » et la réduction des femmes à leurs corps, la haine des femmes et du « féminin »… sans oublier les sorcières et leur chasse organisée.

La soustraction organisée des femmes au regard des hommes (sans bien sûr interroger de la construction sociale du regard des hommes), le monopole masculin de la fonction sacerdotale, l’argument de « l’impureté féminine ». Mathilde Dubesset parle de « cet héritage d’inégalités inscrites dans les textes religieux et aussi et peut-être surtout dans leur interprétation, ainsi que dans le fonctionnement des sociétés par-delà la diversité des confessions religieuses ».

Les nouvelles places des femmes, les lieux d’accès à l’étude et à la musique, l’alphabétisation des filles, les congrégations religieuses et « l’occasion d’échapper à la misère matérielle et à la tutelle familiale et conjugale, voire d’accéder à des responsabilités qui n’avaient guère d’équivalents dans la vie civiles, pour une femme », les femmes comme sujets capables d’exercer leur liberté dans la tradition protestante, l’accès direct au texte biblique…

Le refus de la papauté catholique de la notion de genre, le droit à l’avortement et l’hypocrisie collective, au nom de la religion les fondamentalistes hostiles « au libre débat, à l’idée de droits des femmes, à la laïcité qui garantit la liberté de conscience et refuse qu’une religion ou une idéologie impose à la société des prescriptions contraires aux droits des personnes »…

La vie « juive » contemporaine aux USA, les bouleversements des « schémas religieux et sociaux », la lecture et la haskalah, le niveau d’éducation des femmes, entrer et sortir du monde du travail salarié, « Ainsi, à l’exception des ultra-orthodoxes, les femmes juives traditionalistes sont aussi diplômées et intégrées dans la vie professionnelle que les autres groupes de femmes juives américaines »… Sylvia Barack Fishman aborde le féminisme juif, les groupes d’étude et de culte égalitaire, la création d’« une législation religieuse et laïque qui mette fin aux rapports de force inégaux et aux violences infligées aux femmes, notamment contre les agunot ou m’sarevet get (les femmes auxquelles leur mari refuse le divorce », des cadres incluant les « célibataires, homosexuels et familles monoparentales par choix », la réappropriation et la transformation de rites dont la récitation du kaddish ou le bain rituel du mikveh, le langage et le genre, les femmes rabbins, « chaque génération de juifs doit faire sa propre découverte des textes »…

L’ouverture de perspectives féministes sur l’interprétation de la religion et des pratiques religieuses, des interprétations et pratiques critiquées du point de vue des femmes… Valentine Moghadam revient sur l’histoire récente et des débats, non limités aux positions de « croyantes », la question de « l’équité des lois et des normes », les asymétries de genre et leurs fondements sociaux plutôt que « naturels » (ou « divins »), les discours féministes et des campagnes contre les discriminations dans le droit musulman de la famille, « En tant que tel, le féminisme musulman est un discours et une stratégie parmi d’autres déployés par les défenseurs des droits des femmes dans le monde musulman – il peut être également considéré comme faisant partie du mouvement féministe global ».

L’autrice aborde, entre autres, « ce qu’il possible d’appeler la réforme musulmane », le droit à l’ijtihad, le droit de participer aux prières et même d’officier dans des prières mixtes, les travaux de féministes musulmanes, les associations Sisters in Islam (Malaisie) et Baobab (Niger) ou du réseau Women Living under Muslim Laws, les campagnes conjointes de féministes musulmanes et laïques en Iran pour l’égalité…

Je souligne particulièrement l’article de Margot Badram (en espérant une mise à disposition en français de son œuvre). Elle aborde, entre autres, « l’énonciation d’un islam qui re/place l’égalité des sexes et la justice sociale au centre du système de valeur coranique », la communauté islamique comme espace de partage ou les hommes et les femmes sont sur pied d’égalité, la place du Mot, le travail de réflexion rationnelle et d’investigation indépendante sur les sources religieuses, la notion d’égalité de tous les insan (êtres humains), la transformation consistant « à faire retourner l’islam à lui-même, à travers le Livre, et non à le métamorphoser en quelque chose d’autre ». Plus discutables me semblent les formules telles que « c’est en dépit de la persistance du patriarcat que la religion musulmane fut adoptée », « le patriarcat qui est venu se greffer sur l’islam », « la seule religion qui a inscrit l’égalité des sexes dans ses textes »…

L’autrice examine l’utilisation et la revendication de l’expression « féminisme islamique », les contextes dans lesquels ce courant a émergé, les discours et l’action de celles – et ceux – qui le portent, le nouveau tsfsir (exégèse coranique), la diversité des approches en matière de désignation et d’appropriation de mots, l’histoire du féminisme – « ni exclusivement occidental, ni monolithique » – et le fait que celui-ci ne fut pas importédans les mondes musulmans, les luttes des nationalistes et des féministes contre « le patriarcat indigène », l’instrumentalisation du féminisme par les pouvoirs occidentaux, le séculier, les différentes formes de séparation de l’Etat de la religion, les discours et les actions des islamistes et le rejet de tout débat libre sur les questions de genre, les mouvements sociaux inscrits dans l’espace national et un discours mondial, les nouveaux usages de l’espace…

Je souligne, entre autres, les interrogations des exégèses sur l’atemporalité des Ecritures et leurs positionnement « dans leur propre espace et dans leur propre temps », l’égalité de tous les êtres humains, « Toute modification ou relativisation de ce principe constituerait une négation du principe fondamental d’égalité », l’assignation à des rôles spécifiques dans la famille et dans la société comme « simplement le résultat d’une construction sociale set culturelle », la déconstruction de l’idée d’une séparation artificielle public/privé et la lutte « contre les pratiques sociales qui aboutissent de fait à ce que l’égalité des sexes s’arrête dès qu’on entre dans la sphère privée et familiale », l’examen des hadiths, le fiqh, le renforcement mutuel du pouvoir religieux et du pouvoir étatique au nom de la chariaen particulier dans l’élaboration de « tout un échafaudage juridique » dont le « Statut personnel » ou les « Lois sur la famille », l’égalité à l’intérieur de la sphère publique religieuse (dont la référence au pèlerinage à la Mecque)… et les révisions législatives comme « victoire commune du (des) féminisme(s) laïque(s) et du féminisme islamique ».

Amina Wadud soulève cinq questions, « en quoi le féminisme « islamique » est-il islamique et en quoi est-il « féministe », Comment je me situe au sein de l’islam et du féminisme ? Quelles sont mes méthodes de travail et quels sont les objectifs que je veux atteindre ? Pourquoi ces méthodes et objectifs sont-ils importants ? Pour aller où ? » ?. L’autrice rappelle que « on ne naitpas musulman, on le devient ». elle parle, entre autres, de la complexité de l’existence humaine à créer une réalité vivante qui « défie l’oppression des sexes ou toute autre forme d’oppression fondée sur la race, la classe sociale, l’ethnie ou l’orientation sexuelle », du refus de se soumettre à une certaine conception de l’honneur, du « personnel est politique », du genre comme catégorie de pensée, d’en finir avec la mise sous silence ou la marginalisation des expériences des femmes, de l’intégrité de l’être en tant que khalifah

J’ai particulièrement été intéressé par l’article sur la promotion des droits et l’expérience de Sisters in IslamNorhayati Kaprawi aborde la lente érosion des libertés et des droits des femmes en Malaisie « dans le système de la charia » et les discriminations dans le loi et l’accès à la justice, l’instrumentalisation de la religion, l’examen de la charia à travers « une grille d’interprétation plus progressiste de la religion dans sa globalité », la prise en compte des contextes socio-historiques et le rôle des interprétations… Elle détaille les défis et les plans d’action, les réalisations comme la Loi sur la violence au foyer (dont la reconnaissance de la violence conjugale comme un délit), la Loi pour la protection de la petite enfance (et sa limite de non inscription – une discrimination faite au nom de la religion – dans la loi de la famille musulmane pour les mères musulmanes) et les amendements régressifs aux lois de la famille, « reflet d’un tournant de plus en plus conservateur pris par l’islam malaisien, particulièrement en ce qui concerne les droits des femmes ». Elle indique que l’islam dans un Etat nation moderne « ne peut rester le domaine réservé des oulémas, des autorités religieuses ou des islamistes exclusivistes », que si l’islam est le fondement de la loi « tous les citoyens, quel que soient leur religion, sexe et expertise en matière de religion, ont le droit de participer au débat dans la mesure où les lois et les politiques les concernent directement ». Cette argumentation me semble déterminante. En effet que dire d’une loi générale qui exclut (discrimine) une partie des citoyen·nes dans son fondement même. Au sens plein, si une religion devient celle de l’Etat alors toustes deviennent compétent·es pour en discuter. « Quand l’islam sert de base juridique et politique pour administrer la population et la vie privée des citoyens, le gouvernement ne peut empêcher aucun citoyen, quel que soit son ethnie, sons sexe, sa religion, d’intervenir dans les débats ».

L’autrice insiste sur les contradictions, les doubles standards, les doubles langages et prône des dialogues féministes interreligieux…

Prise de conscience par les femmes, ici ou là, de « la spécificité de la situation et du statut inégalitaire et inéquitable envers les femmes dans leurs sociétés », Nouzha Guessous Idrissi analyse la situation au Maroc, la cause des femmes considérée comme « non prioritaire, voire dangereuse », le travail du Collectif 95 Maghreb Egalité, les « Cent mesures et dispositions pour une codification maghrébine égalitaire du statut personnel et du droit de la famille », les difficultés dans le processus d’élaboration du nouveau Code de la famille et les leçons à en tirer. Elle rappelle que le fiqh ou jurisprudence islamique « n’est qu’oeuvre humaine », que la place et les droits des femmes sont une question politique (et économique), que les droits humains « sont indivisibles et inhérents à la personne humaine, donc qu’ils lient les habitants du monde entier en leur humanité commune »…

Malika Hamidi donne le point de vue d’une féministe musulmane européenne, « Cette génération de femmes européennes de confession musulmane est en train de redéfinir d’une manière inédite les contours d’une identité féministe musulmane qui semble encore prise en otage entre deux systèmes de valeurs, et de questionner ce sujet féminin musulman ». Les sujet·es sont toujours historiquement et socialement situé·es et leurs auto-émancipations peuvent suivre des chemins sinueux entre les contraintes mouvantes et les aspirations à la libération. Elle dénonce à la fois « une culture sacralisée par la religion et principale responsable de la dégradation de la condition de la femme musulmane », les discriminations vécues au sein de la communauté de foi et dans la vie civile, les pratiques qui « n’ont rien à voir avec l’islam tels les mariages précoces et forcés, l’excision, les crimes d’honneur, les violences domestiques ». Elle parle aussi des luttes contre les différents types de subordination des femmes et d’égalité femme/homme « à l’échelle sociale, économique, juridique et politique ». Un véritable discours féministe universel…

 

Islam & Laïcité : Existe-t-il un féminisme musulman ?

Editions L’Harmattan, Paris 2007, 128 pages, 11 euros

Didier Epsztajn


En complément possible :

Sous la direction de Sonia Dayan-Herzbrun : Mobilisations collectives, religions et émancipationla-fievre-utopique-de-la-remise-en-cause-radicale-du-reel/

Sous la direction de Zahra Aliet Sonia Dayan-Herzbrun :Pluriversalisme décolonialpromouvoir-les-diverses-formes-detre-au-monde-pour-legalite-et-la-liberte/

Zahra Ali : Féminismes islamiquesle-feminisme-comme-notion-radicale-faisant-dabord-des-femmes-des-etres-humains/

Sonia Dayan-Herzbrun : Introduction : Féminisme, politique et nationalisme dans le monde arabeintroduction-feminisme-politique-et-nationalisme-dans-le-monde-arabe-sonia-dayan-herzbrun/

Sonia Dayan-Herzbrun :Féminisme, politique et nationalisme dans le monde arabepour-un-veritable-universalisme-prenant-en-compte-la-totalite-des-rapports-de-domination-condition-sine-qua-non-dun-internationalisme-authentique/

Sonia Dayan-Herzbrun : Agir politique et citoyennetés des femmes au tournant des révolutions arabes in Sous la direction de Gaëlle Gillot et Andrea Martinez : Femmes, printemps arabes et revendications citoyennesautonomie-et-investissement-de-lespace-public/

Sonia Dayan-Herzbrun : SALAM : Les féminismes pluriels, un antidote à l’islamophobie et au racismesalam-les-feminismes-pluriels-un-antidote-a-lislamophobie-et-au-racisme/

Nawal El Saadawi :

Fatima Mernissi : 

Leila Slimani : Sexe et mensonges. La vie sexuelle au Marocdes-femmes-non-plus-objet-mais-sujet-de-lhistoire/

Qu’est-ce que Femmes sous lois musulmanes ?quest-ce-que-femmes-sous-lois-musulmanes/

Elsa Walter : Maroc. Analyse sociologique des agressions sexuelles : « Une femme est considérée comme une prostituée dans la rue »maroc-analyse-sociologique-des-agressions-sexuelles-une-femme-est-consideree-comme-une-prostituee-dans-la-rue/

Nouvelles questions féministes : Féminismes dans les pays arabespreserver-les-acquis-et-developper-les-droits-des-femmes/

Sous la direction de Gaëlle Gillot et Andrea Martinez : Femmes, printemps arabes et revendications citoyennesautonomie-et-investissement-de-lespace-public/

Nouvelles Questions Féminismes : Féminismes au Maghreb (Coordination : Amel Mahfoudh et Christine Delphy)faire-emerger-lindividu-femme-en-tant-que-citoyenne-a-part-entiere/

Christine Détrez : Femmes du Maghreb, une écriture à soiquand-une-femme-utilise-ses-ailes-elle-prend-de-grands-risques/

Mouqawamet – Thidh yekkèthen ouzèl : Qui sommes-nous ?mouqawamet-thidh-yekkethen-ouzel-qui-sommes-nous/

Journée de la femme : des femmes du monde arabe et du tiers monde au chevet des françaisesjournee-de-la-femme-des-femmes-du-monde-arabe-et-du-tiers-monde-au-chevet-des-francaises/

Lettre aux salafistes égyptiens: «Que n’enterrez-vous vives les femmes pour avoir la paix ?»lettre-aux-salafistes-egyptiens-que-nenterrez-vous-vives-les-femmes-pour-avoir-la-paix/

Brochure de la Commission nationale des femmes travailleuses de l’UGTA : Un jour le silence a éclaté ! En lutte contre le harcèlement sexueldes-cris-venus-du-plus-profond-de-nos-entrailles-de-femmes-travailleuses/

ATFD : Contre les violences faites aux femmes et pour la pluralité de leur expression Nous femmes tunisiennes, restons debout !contre-les-violences-faites-aux-femmes-et-pour-la-pluralite-de-leur-expression-nous-femmes-tunisiennes-restons-debout/

Un article d’une féministe tunisienne, Neila Jrad : un-article-dune-feministe-tunisienne-neila-jrad/

Une interview de Nadia Chaabane, tunisienne, militante féministe : une-interview-de-nadia-chaabane-tunisienne-militante-feministe/

Revendications de femmes tunisiennes : revendications-de-femmes-tunisiennes/

2 réponses à “Ce qui lie les habitant·es du monde entier en leur humanité commune

  1. I. Arnauld des Lions

    Bonjour,

    Juste une toute petite correction, parce que dans le titre, ça peut gêner certaines personnes…. « Ce qui lie les habitants… » (ce = singulier)

    Je fais souvent passer vos articles à certains collègues machos notoires, car ils sont souvent très bien argumentés, histoire, donc, de leur clouer le bec. Ces collègues sont du genre à disqualifier toute personne qui fait des fautes d’orthographe (les vôtres, à mon avis, sont plutôt des fautes de distraction, car – vu votre façon d’écrire – je suis sûre que vous le faites avec passion et, plongé dans vos pensées, les rares fautes que vous faites ont toutes une histoire (substantif changé au dernier moment, la tête déjà occupée par le sujet suivant, par exemple). Bref, votre écriture est vivante ! En tout cas, moi, elle me plaît beaucoup. Si je n’avais pas autant de stress, je vous aurais très volontiers proposé de les corriger ces quelques fautes, mais je n’y arriverai pas (dans tout ce que je fais depuis que je suis née, j’ai toujours été freinée par des hommes et certaines femmes, car j’ai le malheur de réclamer les mêmes responsabilités, devoirs et pouvoirs qu’un homme, de me comporter comme tel/le, ce qui me fait recevoir des claques perpétuelles. Petit exemple, il y a peu : je veux acheter un jardin. Un vieil homme veut vendre le sien pas très loin de chez moi. Il m’explique tout ce qu’il a fait, vante son travail pendant deux heures – alors que j’aurais certainement fait les choses autrement à sa place, sans chimie, par exemple – et me dit finalement qu’il ne peut pas me le vendre, car une femme ne pourra pas faire le jardin, ce n’est pas un travail pour une femme. Je lui ai demandé depuis quand on bêchait avec son pénis, il s’est mis en colère).

    En tout cas, merci infiniment pour votre travail. Je conseille votre site au moins une fois tous les trois jours depuis que j’y suis abonnée. Bravo pour votre travail !

    Bien à vous

    Ilse Arnauld des Lions

    GeoPolyGlob

    Traductions professionnelles dans les domaines des techniques de l’environnement, des biosciences et des géosciences

    Lange Gasse 11

    93183 Kallmünz

    ALLEMAGNE

    Tél.: +49 (0) 9473 95 000 70

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    arnauld@geopolyglob.de

    Membre DGAW, UmweltCluster Bayern et IG gesunder Boden e.V.

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