Grève de femmes : un arrêt du travail rémunéré, mais aussi de la consommation, du travail domestique et de soin aux autres 

Sabine Panet, dans son éditorial, « Ce qu’on ne peut pas vous raconter », évoque cet article qui n’a pu être écrit comme les autrices l’auraient voulu ; une femme coupable certes, mais une femme que la police et la justice n’ont pas su protéger. Des violences envers les femmes, « Partout, la police banalise les violences qu’elles vivent et leur en attribue la responsabilité ; l’accueil des victimes laisse cruellement à désirer ».

L’autrice questionne : « Quand écoutera-t-on vraiment la parole des femmes ? Quand les prendra-t-on au sérieux et les protégera-t-on au plus vite, avec leurs enfants et leurs proches, afin qu’elle n’aient pas à mourir sous les coups ou à se défendre par elles-mêmes ? »…

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Dossier :La maternité aujourd’hui. Ce que les femmes en disent.

L’expérience des femmes montre que « la maternité est bien loin d’être uniquement une question de« désir »… ». Un enfant si je veux, quand je veux; la contraception et le droit à l’avortement, les changements dans la sexualité des femmes, mais vouloir un·e enfant « relève de l’évidence », les tabous, les silences, les questionnements. La violence médicale, le contrôle sur la contraception choisie, les violences verbales ou physiques, le non-respect des choix. Le bon moment et son inaccessibilité, la culpabilité des mères, la maternité comme norme, le rappel incessant de l’absence d’enfant. « Injonctions contradictoires, culpabilité, discriminations, contrôle social, inégalités femmes-hommes, isolement, violences, manque d’information, insuffisance et inadaptation des droits et institutions aux besoins réels et diversifiés des mères ». L’isolement après l’accouchement, les découvertes de ce qui est présenté comme « naturel ». Les représentations de la maternité, la transformation des relations sociales… « Pour qu’un enfant grandisse, il faut tout un village »

Parmi les autres textes publiés, je signale notamment :

  • Dans l’oeil d’Axelle : Des manifestantes contre la politique d’asile et d’émigration menée par leur gouvernement, la solidarité contre ceux qui renouent, en Autriche, avec la passé nazi.

  • Une statue pour une héroïne noire au Danemark, la statue de Mary Thomas, la « reine des rebelles », une révolte d’esclaves dans les Iles Vierges.

  • « Quand les Espagnoles ont arrêté le monde », http://www.axellemag.be/chronique-dune-greve-quand-les-espagnoles-ont-arrete-le-monde/. (Il aurait fallu écrire, les femmes dans l’Etat espagnol, toutes ne se reconnaissent pas comme principalement espagnoles, mais comme catalanes, basques, galiciennes, etc.). 8 mars, six millions de personnes répondaient à l’appel à la grève d’une plate-forme féministe. La rage et l’indignation. « La dénonciation des violences envers les femmes était l’une de nos revendications principales, mais il y en avait d’autres : le droit de décider de son propre corps et de sa sexualité ; le rejet de l’islamophobie et du racisme ; le refus des centres fermés pour les étranger·ères sans papiers (car aucune femme n’est illégale !) ; la dénonciation de l’exploitation des femmes dans la sphère privée, des différences de salaire, des plafonds de verre, du modèle hégémonique hétérosexuel ; la nécessité d’une éducation non sexiste dès la maternelle et jusqu’à l’université… ». L’imbrication des différents système de domination. La Nuit est à nous !. « Pendant le parcours, nous avons lancé des cris de rage contre les discriminations, des cris de joie d’être ensemble, et nous avons laissé des graffitis sur les murs des institutions publiques ». Une grève. « Une grève de femmes, c’est un arrêt du travail rémunéré, mais aussi de la consommation, du travail domestique et de soin aux autres ». Des chiffres, des centaines de milliers, « nous avions l’impression d’être TOTES là ».

  • Photographe et voix de femmes sans papiers.

  • Victimes de violences conjugales, elle ont tué leur agresseur, http://www.axellemag.be/victimes-de-violences-conjugales-elles-tuent-leur-agresseur/. Hier Alexandra Lange et Jacqueline Sauvage. Le manque de protection des femmes, la non-prise en compte des plaintes, la prise en charge insuffisante ou nulle des violences sexistes et sexuelles, le non-respect de la Convention d’Istanbul, le retournement de responsabilité, la dépolitisation, la question de la légitime défense, les femmes tuent le plus souvent pour se protéger ou pour protéger leurs enfants et échapper aux agresseurs.

En complément possible :

En complément possible :

  • et toujours de riches rubriques : culture et informations internationales.

Un journal de nos amies belges à faire connaître.

Axell209, mai 2018, http://www.axellemag.be

Didier Epsztajn

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