Journal des Éditions Syllepse n°51 : avril 2018

VIENT DE PARAÎTRE

Quand les lycéens prenaient la parole

Didier Leschi, Robi Morder

Le 10 mai 1968, les étudiants ne sont pas seuls. Par milliers, les lycéens les ont rejoints dans la « nuit des barricades ». Ils créent la surprise et l’on découvre les Comités d’action lycéens.

Dans les 300 lycées occupés, ces jeunes qui n’ont pas encore le droit de vote s’organisent en assemblées, commissions, comités, rédigent des cahiers de revendications, élaborent des projets de réforme tout en participant à la révolution de Mai. L’un des leurs, Gilles Tautin, y perdra la vie.

Au cours des « années 68 », le mouvement lycéen est à chaque fois plus massif, dans la rue et dans la grève. En 1971, les lycéens inventent « la coordination » et obtiennent la libération de Gilles Guiot. En 1973, contre la réforme des sursis militaires, ils fédèrent étudiants, collégiens et élèves du technique par centaines de milliers. On les retrouvera nombreux dans les comités de soldats et sur le Larzac. Ils symbolisent le « péril jeune » qui effraie tant les conservateurs.

Quand viennent la crise économique et le chômage, les revendications antiautoritaires laissent place à des préoccupations plus syndicales. Les réformes scolaires – celles des ministres Fontanet en 1974 et Haby en 1975 et 1976 – sont au cœur des luttes.

L’esprit de Mai 68 s’éloigne : la spontanéité et l’inventivité demeurent mais l’insouciance n’est plus. C’est un autre type de mouvement lycéen qui adviendra.

Quand les lycéens prenaient la parole est une contribution à l’histoire de cette décennie qui a transformé l’enseignement secondaire. Les auteurs, qui ont vécu ces mouvements de l’intérieur, donnent des repères pour mieux comprendre le climat des années 68 et illustrent leurs propos de nombreux documents d’époque : photos, tracts, dessins, journaux.Le 10 mai 1968, les étudiants ne sont pas seuls. Par milliers, les lycéens les ont rejoints dans la « nuit des barricades ». Ils créent la surprise et l’on découvre les Comités d’action lycéens.

Dans les 300 lycées occupés, ces jeunes qui n’ont pas encore le droit de vote s’organisent en assemblées, commissions, comités, rédigent des cahiers de revendications, élaborent des projets de réforme tout en participant à la révolution de Mai. L’un des leurs, Gilles Tautin, y perdra la vie.

Au cours des « années 68 », le mouvement lycéen est à chaque fois plus massif, dans la rue et dans la grève.

En 1971, les lycéens inventent « la coordination » et obtiennent la libération de Gilles Guiot.

En 1973, contre la réforme des sursis militaires, ils fédèrent étudiants, collégiens et élèves du technique par centaines de milliers. On les retrouvera nombreux dans les comités de soldats et sur le Larzac. Ils symbolisent le « péril jeune » qui effraie tant les conservateurs.

Quand viennent la crise économique et le chômage, les revendications antiautoritaires laissent place à des préoccupations plus syndicales. Les réformes scolaires – celles des ministres Fontanet en 1974 et Haby en 1975 et 1976 – sont au cœur des luttes.

L’esprit de Mai 68 s’éloigne : la spontanéité et l’inventivité demeurent mais l’insouciance n’est plus. C’est un autre type de mouvement lycéen qui adviendra.

Quand les lycéens prenaient la parole est une contribution à l’histoire de cette décennie qui a transformé l’enseignement secondaire. Les auteurs, qui ont vécu ces mouvements de l’intérieur, donnent des repères pour mieux comprendre le climat des années 68 et illustrent leurs propos de nombreux documents d’époque : photos, tracts, dessins, journaux.

Avant-propos : avant-propos-du-livre-de-didier-leschi-et-robi-morder-quand-les-lyceens-prenaient-la-parole-les-annees-68/

https://www.syllepse.net/lng_FR_srub_37_iprod_724-quand-les-lyceens-prenaient-la-parole.html

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Droites militantes et mobilisations réactionnaires

L’inquiétante montée des ultra-droites et des mouvements populistes conservateurs, de nouvelles droites militantes, identitaires, néolibérales ou ultra-conservatrices, des ethno-nationalismes, des fondamentalismes religieux… n’est pas un phénomène propre aux pays du Nord.

Conséquences de la destruction des sociabilités traditionnelles, de la dissolution des repères culturels et du déclin des utopies politiques, sur fond d’une aggravation des inégalités, ces forces sociales réactionnaires prennent également racine dans le Sud, où elles sapent les fragiles bases de ses démocraties fragiles.

Manifestations pro-impeachment au Brésil, mobilisations monarchistes en Thaïlande ou encore montée des fondamentalismes en Inde, dans le monde arabe et ailleurs…

À rebours des luttes émancipatrices qui ont fleuri dans le Sud au cours des dernières décennies, les mouvements réactionnaires ont aujourd’hui le vent en poupe.

Gardiens de l’ordre moral, nostalgiques d’un passé fantasmé, pourfendeurs de l’universalisme des droits humains et adversaires de l’État social, ils ont consolidé leur assise populaire, au point d’être désormais en mesure de peser sur l’agenda politique, voire de faire et de défaire des gouvernements.

Marqueurs de l’explosion des inégalités, de la dissolution des tissus sociaux et du brouillage des repères culturels, religieux et identitaires, engendrés par l’ouverture indiscriminée des marchés, ces « contre-mouvements » sociaux exploitent les ressentiments des perdants de la mondialisation au profit d’intérêts particuliers ou de groupes dominants.

En ce sens, ils constituent un inquiétant indicateur des évolutions en cours et de l’état des rapports de force.

En croisant points de vue et éclairages nationaux sur cette offensive réactionnaire, l’idée est finalement de mieux cerner les tensions et les conflits qui traversent ces sociétés, dans un contexte international de concurrence exacerbée.

Pour la première fois, ce volume d’Alternatives Sud s’intéresse à ces « contre-mouvements sociaux » ou « contre-sociétés civiles ».

Éditorial de Laurent Delcourt : derives-reactionnaires-et-contre-mouvements-dans-le-sud/

https://www.syllepse.net/lng_FR_srub_24_iprod_723-droites-militantes-et-mobilisations-reactionnaires.html

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Blanquer : un libéralisme contre l’éducation

Notes de la Fondation Copernic

Coordinateur : Axel Trani

Blanquer ? Inconnu en dehors des cercles dirigeants de l’éducation nationale à sa nomination comme ministre en mai  2017. Aujourd’hui, une forte notoriété et un passage en février à « L’émission politique » en prime time. Il est le seul ministre dans ce cas.

Macron le met beaucoup en avant et son image de marque, au moins telle que peuvent la mesurer les sondages, est bonne.

La Fondation Copernic veut ici dissiper l’écran de fumée. Blanquer puise son inspiration dans les cercles patronaux. Il a participé aux politiques de droite Chirac-Sarkozy.

Son programme est un mélange d’autoritarisme pédagogique, de déréglementation et d’assujettissement de l’école au patronat.

Et les défis d’une culture commune à toute la jeunesse pour en finir avec les scandaleuses inégalités scolaires, construire une mondialisation humanisée, maîtriser un monde si changeant et participer à la mutation écologique et à la transition numérique, n’y trouvent en rien leur compte.

La mobilisation doit se construire pour faire prévaloir d’autres valeurs et d’autres choix.

https://www.syllepse.net/lng_FR_srub_38_iprod_731-blanquer-un-liberalisme-contre-l-education.html

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BIENTÔT EN LIBRAIRIE

33 jours qui ébranlèrent la sorbonne

Jean-Philippe Legois

La Sorbonne, c’est à la fois l’alma mater, le cœur vibrant de l’ancien régime universitaire et un des nombreux centres des « événements de 1968 ».

Occupée pendant 33 jours par les étudiant-es, les enseignants-es et les les non-enseignant-es, la Sorbonne est au cœur de la contestation du système universitaire et de la société tout entière. La vieille Sorbonne n’y survivra d’ailleurs pas.

Les 33 jours d’occupation ne viennent pas de nulle part. Au-delà des cliches véhiculés de commémorations en commémorations, la Sorbonne, alors principalement faculté des lettres et sciences humaines de Paris, est une des failles tectoniques d’un système d’enseignement supérieur en crise.

C’est à la Sorbonne que le syndicalisme étudiant tente des expériences de démocratie directe, revendique le « pouvoir étudiant », c’est là que trouvent refuge les dissidences de gauche et que les groupes de la gauche révolutionnaire tiennent le haut du pavé.

C’est vers la Sorbonne occupée par la police le 3 mai que convergent les manifestations. Après la nuit des barricades du 10 mai et alors que la grève générale s’étend à partir du 13 mai, la Sorbonne, libérée le 13, devient un point de ralliement et un symbole. Durant 33 jours et 33 nuits d’occupation, étudiant-es et enseignant-es, inventent une autre université, en commissions, en assemblées. Tout ce qui était en gestation dans la phase précédente fait irruption. Elle est ouverte à l’extérieur, lycéen-nes, travailleur-euses et la population dans sa diversité viennent faire connaissance avec ce monde étudiant, discuter politique, refaire le monde.

La Sorbonne s’organise, assure sa protection avec un service d’ordre, nourrit ses occupants, soigne ses blessés. La Sorbonne est un territoire libéré qui s’auto-administre.

Le 16 juin, les étudiants quittent la Sorbonne. Mais rien ne sera plus comme avant. Au terme des trois années d’une « révolution universitaire post-1968 », la vieille Sorbonne se meurt, de nouvelles universités prennent la place.

Cette invitation au voyage dans l’espace sorbonnard, dans un temps court qui s’intègre dans les « années 1968 », se mène à partir d’archives, publiques et privées, institutionnelles et militantes.

https://www.syllepse.net/lng_FR_srub_37_iprod_725-33-jours-qui-ebranlerent-la-sorbonne.html

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Bonne lecture après un détour chez votre libraire habituel

Editions Syllepse

69, rue des Rigoles – 75020 Paris


O1 44 62 08 89


Diffusion: Sofédis / Distribution: Sodis

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