La masculinité et ses connivences pour refuser l’égalité

Sabine Panet, dans son éditorial, « #metoo, nous itou et eux : des clous », parle de partage d’histoire, de ne plus se sentir seule, des témoignages révélant un phénomène de masse. Et aussi de celleux pour qui « cela va trop loin », qui parlent de « délation », de « déballage », de « lâcheté », de « féminisme puritain », de « censure ». Le problème ne serait donc pas les harcèlements, les violences ou les viols, mais bien leur dénonciation publique !. Il faudrait ne pas nommer les auteurs de ces violences !

L’éditorialiste parle de Harvey Weinstein, de Nicolas Hulot, de Gérald Darmanin, de DSK, de Tariq Ramadan, d’Eric Brion… et souligne que si #metoo a débouché certaines oreilles, l’égalité est toujours à conquérir…

En complément possible, parmi les textes publiés sur le blog :

Les porcs et leurs allié·es ont raison de s’inquiéter ! : les-porcs-et-leurs-allie·es-ont-raison-de-sinquieter/ 

Geneviève Fraisse, propos recueillis par Helene Sergent : Tribune pour une « liberté d’importuner » : « A chaque fois qu’il y a une révolution féministe, on crie « danger » » : tribune-pour-une-liberte-dimportuner-a-chaque-fois-quil-y-a-une-revolution-feministe-on-crie-danger/ 

Van Badham : Catherine Deneuve, laissez-moi vous expliquer en quoi le mouvement #metoo n’a rien d’une chasse aux sorcières : catherine-deneuve-laissez-moi-vous-expliquer-en-quoi-le-mouvement-metoo-na-rien-dune-chasse-aux-sorcieres/ 

Echanges entre Leia Petty, Jen Roesch et Elizabeth Schulte :

Etats-Unis. «Que pouvons-nous apprendre lorsque les femmes disent #MeToo?» (1) : etats-unis-que-pouvons-nous-apprendre-lorsque-les-femmes-disent-metoo-1/ 

Etats-Unis. « Que pouvons-nous apprendre lorsque les femmes disent #MeToo ? » (2) etats-unis-que-pouvons-nous-apprendre-lorsque-les-femmes-disent-metoo-2/ 

Michèle Riot-Sarcey : Violences faites aux femmes : La liberté d’importuner ? « Mesdames, ne confondez pas les jeux de rôle de salon avec la vie réelle » : violences-faites-aux-femmes-la-liberte-dimportuner-mesdames-ne-confondez-pas-les-jeux-de-role-de-salon-avec-la-vie-reelle/ 

« De l’éducation des femmes » : la réponse de Laclos au « droit d’importuner » Geneviève Fraisse, propos recueillis par Doan Bui : de-leducation-des-femmes-la-reponse-de-laclos-au-droit-dimportuner/

Affaire Tariq Ramadan : « Nous choisissons d’inverser la charge de la preuve et de croire la parole des femmes » : affaire-tariq-ramadan-nous-choisissons-dinverser-la-charge-de-la-preuve-et-de-croire-la-parole-des-femmes/

Geneviève Fraisse : « La peur du puritanisme est une ritournelle, un refrain entendu depuis deux siècles » : la-peur-du-puritanisme-est-une-ritournelle-un-refrain-entendu-depuis-deux-siecles/ 

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Dossier : La virilité, une utopie ravageuse

Une utopie ravageuse et profondément réactionnaire. Dans un entretien autour de son livre Le mythe de la virilité, Olivia Gazalé parle de « travail d’injonction des normes viriles », de la vielle rengaine de « dévirilisation », des actions et des discours des masculinistes (en complément possible : Collectif Stop Masculinisme : Contre le masculinisme. guide d’autodéfense intellectuelle, pirouettes-rhetoriques-concepts-farfelus-inversion-des-roles-travestissement-des-realites-et-toujours-le-refus-de-legalite/).

D’autres évoquent l’archétype de l’homme viril, le refus d’être associé au « groupe des bourreaux », les changement induits par le fait d’être « père d’une fille »…

Il convient de s’interroger sur les nouvelle formes, subtiles ou non, sur les nouveaux masques de la virilité, sur ces travestissements qui au nom d’une nature fantasmée justifient les refus de l’égalité. Cesser d’être un homme pour devenir être humain…

En complément possible :

John Stoltenberg : Parler de « masculinité saine » est comme parler d’un « cancer sain ». Voici pourquoi : parler-de-masculinite-saine-est-comme-parler-dun-cancer-sain-voici-pourquoi/

Refuser d’être un homme. Pour en finir avec la virilité, nous-sommes-toutes-et-tous-des-etres-humains/

Richard Poulin : Une culture d’agression. Masculinités, industries du sexe, meurtres en série et de masse, nommer-la-violence-reconnaitre-ses-victimes-briser-le-silence/

Emilie Beauchesne : Permis de tuer ? Masculinité, culture d’agression et armée. Le cas du colonel Russel Williams, violeur en série et tueur, le-silence-de-mort-sur-les-violences-est-maintenu-par-la-masculinite-complice/

Jules Falquet : Préface au livre de Pinar SELEK, Devenir homme en rampant, jules-falquet-2013-preface-au-livre-de-pinar-selek-devenir-homme-en-rampant-paris-lharmattan/

Parmi les autres textes publiés, je signale notamment :

  • Dans l’oeil d’Axelle : la force de ces millions de femmes qui « ont interrompu le travail salarié, mais aussi le travail gratuit et invisible à la maison, les études, la consommation », qui sont descendues dans la rue en cortèges impressionnants, 300 000 à Madrid, 200 000 à Barcelone et des dizaines de milliers dans 70 villes, « Les Espagnoles dénonçaient principalement les discriminations sexistes dans le monde du travail, les violences envers les femmes et la persistance des inégalités dans la sphère privée ».

  • Non aux visites domiciliaires, pour arrêter les « personnes en séjour irrégulier sur le territoire belge ».

  • L’individualisation des pensions, les droits directs (propres) des personnes et non les droits dérivés d’une situation familiale.

  • La sexualité des femmes dans les séries télé, « Il existe un impensé tenace de la sexualité des femmes quand l’acte sexuel n’est pas potentiellement lié à la reproduction », le contrôle sur le corps des femmes…

  • Un parcours d’intégration et le « chacun pour soi » dans le respect des rapports de domination.

  • Roms et féministes, les actrices de Giulipen, l’histoire d’un long esclavage, de l’extermination dans les camps nazis, (lire par exemple : Ceija Stojka : Nous vivons cachés – Récits d’une Romni à travers le siècle : mais-on-peut-aussi-porter-le-deuil-sans-une-robe-noire/), le racisme, l’accusation masculine de division, la question du mariage précoce, le théâtre…

  • Noémie Klein et « Dire non ne suffit plus », le trumpisme et son classement de la vie humaine selon la race, la religion, le genre, la sexualité, l’apparence, la capacité physique. (En complément possible, Marie-Cécile Naves : Trump, la revanche de l’homme blanc : les-frontieres-poreuses-ente-information-et-divertissement-entre-masculinisme-et-supremacisme et Daniel Tanuro : Le moment Trump. Une nouvelle phase du capitalisme mondial : linvention-ne-consiste-pas-a-creer-a-partir-du-vide-mais-du-chaos/)

  • La beauté miroir du pouvoir, l’interdit du pantalon pour les femmes (histoire encore très récente), l’espace et le corps féminin, les vêtures limitant les mouvements, les codes de beauté, les assignations, la laideur et la monstruosité, les cosmétiques et la chirurgie esthétique… (En complément possible : Mona Chollet : Beauté fatale. Les nouveaux visages d’une aliénation féminine, lomnipresence-de-modeles-inatteignables-enferme-nombre-de-femmes-dans-la-haine-delles-memes/)

  • La violence des « subalternes », s’emparer du droit de se défendre, l’érotisation de la violence…

  • Clara Schumann, musicienne de génie éclipsée par son célèbre époux.

  • et toujours de riches rubriques : culture et informations internationales.

Un journal de nos amies belges à faire connaître.

Axelle 208, Avril 2018, http://www.axellemag.be

Didier Epsztajn

 

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