22 Mars – Mai 68 et les femmes

Mai 68 et le féminisme ? Mai 68 et les femmes ? Comment répondre à cette question paradoxale qui m’a été posée ? Absentes du mouvement de mai, les revendications des femmes se sont pourtant exprimées dès l’automne 68, et plus amplement à partir des assemblées générales non mixtes aux Beaux-Arts à l’automne 70. Mais en 68, malgré quelques indices dont je parlerai plus loin, leur visibilité est égale à zéro.

Cette question de « mai 68 et les femmes » en appelle une autre : « Mai 68. Et après ? » Ainsi formulée, la question me semble présenter une cohérence, porteuse de continuité entre les deux termes que sont « mai 68 » d’un côté et « les femmes » de l’autre.

Qui étions-nous en 68, quand nos slogans étaient : « L’imagination au pouvoir » ou « Jouissez sans entraves », thèmes prémonitoires de la « révolution sexuelle » qui s’annonçait. Nous avions 20 ans, c’était « nos belles années », nos jeunes années. Le joli mois de mai. Et qui sommes-nous aujourd’hui ? Des témoins, des militants, des militantes, des rêveurs, des poètes, des « anciens » du 22 mars ?

Quelles sont les traces de mai 68 dans nos vies puisqu’il s’agissait de « changer la vie » et que l’intitulé de notre rencontre nous y incite. Je tenterai de répondre en m’inspirant de mon parcours de militante qui commence en 68 – voire un peu avant – et se poursuit jusqu’à maintenant. Ma contribution n’est autre en somme qu’un modeste et bref essai d’ego-histoire.

Quand et comment a commencé mai 68 ? Tout le monde le sait. Par l’arrestation de Xavier Langlade après l’attaque de militants, dont il était l’un des plus convaincus, contre l’American express le 20 mars, pour protester contre la guerre au Vietnam. Cette arrestation à laquelle répond aussitôt le slogan « Libérez nos camarades » sera suivie deux jours plus tard par l’occupation de la salle du conseil de l’université de Nanterre.

Pour moi, mai 68 commence deux ans auparavant. En 66. Je me souviens de la première manifestation à laquelle j’ai participé devant le théâtre de l’Odéon contre les fascistes qui voulaient interdire la représentation des Paravents de Genêt. Dans ce souvenir de 66 est encrypté un souvenir plus ancien, demeuré à vif dans ma mémoire d’enfance. Dix ans auparavant, j’étais une petite fille, j’avais 10 ans. J’ai vu avec mes parents le film Nuit et brouillard et j’ai découvert en trente-deux minutes les crimes de masse, le génocide des Juifs, l’antisémitisme, le nazisme, la haine de l’autre. Ces images m’ont marquée à jamais. Elles m’accompagnent. Elles sont à l’origine de tous mes engagements : en mai 68, au MLF, au Rwanda et à Calais…

Avant 68, en 64, 65, disons que j’étais rebelle face à la morale rigoriste et autoritaire de mes parents. Ma conscience politique date de cette époque où j’ai été éloignée par eux à l’étranger pour réfréner et oublier mes premiers amours comme mon désir d’enfant, et me consacrer exclusivement à mes études… En 66, je suis revenue en France. J’ai poursuivi mes études de philo à Nanterre.

Dans le paysage de 1966 et dans celui de 68. Il y a Talila, mon amie de toujours. Des années après, chaque fois que je l’entends, je suis enchantée. Sa voix est indissociable de mes souvenirs de ces années-là. Je me souviens des soirées où nous l’écoutions chanter dans l’une ou l’autre de nos chambres à la cité universitaire. Plus exactement il y a Talila, ma sœur Dominique et moi. A Nanterre nous sommes inséparables. Nous logeons dans le bâtiment des fillesi. Là, mai 68 commence en mars 67, lorsque les filles demandent la liberté de circulation des garçons dans leur bâtiment, non-mixte, contrairement à celui des garçons où la présence des filles était autorisée. C’est l’occupation du bâtiment des filles. Cette revendication de mixitéii témoigne de l’absence flagrante de libertés dont souffraient les filles et les femmes à l’époque. Pour preuve, le doyen Grappin n’a voulu ni les voir ni les entendre. Il a décrit cette occupation du bâtiment des filles en parlant des « envahisseursiii » qui se seraient imposés, comme si les filles ne s’étaient pas elles-mêmes exprimées. De fait, elles n’avaient pas la parole dans cette société hautement patriarcale.

Il y aurait long à dire sur la prétendue « mixité » démocratique, où de facto les hommes détiennent le pouvoir, en usent et en abusent à l’encontre des femmes. Et il aura fallu quelques décennies de réunions non-mixtes pour arriver à déconstruire cette égalité de façade qui se décline en violences conjugales comme en inégalités salariales. Et il faudra sans doute encore quelques années ou décennies pour déconstruire le prétendu « consentement » des femmes à la violence qui s’exerce contre elles. Ce que le mouvement #Me Too a récemment commencé à faire.

A Nanterre j’aimais la proximité des « camarades » (comme on disait alors) anars, trotskystes, situationnistes et autres. Le surréalisme influait sur les slogans. La nuit du 22 mars, on est ensemble sans démarcation définie ni définitive, occupant avec jubilation la salle du conseil, au huitième et dernier étage du bâtiment administratif. Filles et garçons. Les filles plus effacées comme le voulait l’époque. La différence des sexes était occultée et le monde restait « naturellement » régi par la supériorité masculine.

Mai 68 était un mouvement insurrectionnel, une prise de liberté éclatante, qui a bouleversé la vie d’un nombre immense de personnes. La société était corsetée, étouffante, irrespirable, basée sur de stricts rapports de domination. Il faut se rappeler l’atmosphère des lycées de filles et celle des lycées de garçons pour comprendre les contraintes morales qui régnaient alors. Il faut se rappeler que, dans le même temps, les soulèvements et les mouvements d’indépendance déferlent sur les cinq continents. Ils inspirent la jeunesse. Et la société française prend soudain conscience qu’un tiers de la populationiv a moins de 20 ans et que les jeunes (les enfants du baby-boom de l’après-guerre) ont soif d’avenir et de vraie vie. Les rapports de domination ont été ébranlés dans les universités, dans les usines, dans les hôpitaux, à l’exception de ceux qui régissaient les relations entre les hommes et les femmes. Les revendications des femmes au niveau social, économique et politique n’ont pas été prises en compte. Et encore moins celles qui concernaient leur corps et leur sexualité. Pourtant « la vie sexuellev » était bel et bien à l’ordre du jour. On se souvient de la phrase adressée par D. Cohn-Bendit au ministre de la Jeunesse et des Sports, en janvier 1968. Il déclare au ministre qu’en 300 pages, dans son Livre blanc sur la jeunesse, nulle part il n’a fait mention des « problèmes sexuels des jeunes ». Les jeunes, un terme neutre, apparemment asexué, qui n’en démontre pas moins l’occultation des problèmes sexuels des femmes.

Pourtant, rappelons-le, le Mouvement français pour le planning familial existait depuis 1960 et, quelques mois avant mai 68, en décembre 67vi, la loi Neuwirth adoptée à l’Assemblée nationale a autorisé la contraception et notamment la pilule. La loi Neuwirth était un premier pas vers la révolution des femmes. Elle a partiellement mis fin à la loi de 1920 qui interdisait la contraception et l’avortement. Une loi renforcée sous Vichy qui décréta l’avortement « crime contre l’Etat » passible de la peine de mortvii. Pour annuler définitivement cet interdit, il faudra attendre les slogans du MLF, – « notre corps nous appartient » -, et le Manifeste des 343 en avril 1971 suivi par la loi Veil, en 1975. Mais, reconnaissons-le, dès 67, le droit à la contraception a changé le rapport des femmes au couple, à la sexualité, à la famille, à la maternité, au travail ou à l’ambition personnelle. Cette réalité – la loi Neuwirth et le Planning familial -, ce que j’appelais plus haut des « indices », n’ont cependant pas été enregistrés par les militants de 68 et c’est l’une des plus grandes apories du mouvement de mai. À l’évidence le sujet du discours était un sujet masculin animé d’une sexualité masculine, jouissant d’une libido phallique tout simplement, et ne courant pas les risques d’une grossesse non désirée ou d’un avortement clandestin, dangereux, et parfois mortel.

Mai 68 a été un évènement très bref, fulgurant, mais décisif. Il contient en son cœur la naissance du MLF comme celle du Front homosexuel d’action révolutionnaire (le FHAR) et il a entraîné la radicalisation du Mouvement français pour le planning familial. Il est difficile de donner une date certifiée pour le MLF. Pour les unes c’est 68, pour d’autres 70-71. Toujours est-il que mai 68 en a donné les premières impulsions à travers l’élan pour la liberté né chez les jeunes filles que nous étions, présentes la nuit du 22 mars à Nanterre, ou sur les barricades et dans les manifestations à Paris. Cette vague qui nous emportait était puissante et forte. L’effervescence spectaculaire et créative de 68 s’est poursuivie au cours des années suivantes. 68 a été le terreau où ont germé le féminisme, la fierté homosexuelle, l’écologie, et une solidarité plus humaine que politique. Pour les femmes, le mouvement s’est développé en lutte pour l’avortement libre et gratuit, manifestations de solidarité internationale et de solidarité avec les ouvrières en lutte en France, présence lors des procès aux côtés des femmes qui avaient avorté ou avaient été victimes de violences sexuelles et tout autant aux côtés des prostituées en lutte à Lyon en 1975. Nous avons écrit toutes sortes de journaux inspirés de l’insolence et de la radicalité de mai 68, Le Torchon brûle, le Quotidien des femmes et bien d’autres encore. La sexualité féminine a été nommée, étudiée, questionnée. Le mouvement des femmes dans toutes ses composantes a été et reste un éclairage dynamique qui décrypte et combat la vision phallo-centriste du monde, dans ses formes les plus manifestes, la misogynie et le féminicide. Les initiatives du mouvement des femmes étaient transversales et internationalistes. Je peux citer dans le désordre et sans exhaustivité : Les cahiers de doléances des femmes, les Etats-Généraux des femmes, les liens avec les femmes espagnoles en lutte contre le franquisme, la dénonciation des viols, arme de guerre en ex-Yougoslavie ou au Rwanda. Durant trois décennies j’ai travaillé là, au MLF, ainsi qu’aux éditions Des femmes. Et je serais injuste si je ne mentionnais pas la psychanalyse comme l’une des composantes intellectuelles les plus vives de ce mouvement.

Après les trente-deux années qui vont de 68 à l’an 2000, nous sommes entrés dans le 21ème. En avril 2004, j’ai entendu à la radio un psychiatre rwandais, le Dr Naasson Munyandamutsa, et des rescapées du génocide des Tutsi, – dernier génocide du 20ème siècle. Dix ans après, les rescapé.e.s au Rwanda vivaient toujours dans une détresse psychique, physique et économique totale. Sans doute toujours hantée par le souvenir de Nuit et brouillard, j’ai partagé ma vie entre la France et le Rwanda au cours des quatorze dernières années. J’ai accompagné les rescapés autant que faire se peut dans leur œuvre de reconstruction de soi, jusqu’à initier un atelier qui a donné naissance à la publication de quinze Cahiers de mémoire écrits par les rescapés et parue l’an dernier en France. Dans ce périple rwandais, j’ai découvert la tragique compromission du gouvernement français – livraisons d’armes et entraînement militaire des miliciens – et son alliance directe avec les génocidaires accueillis à bras ouverts à L’Ambassade de France. Avec l’aval de la France, les génocidaires composeront dès le 8 avril le gouvernement intérimaire qui sera responsable en 100 jours de la mort de 800 000 à 1 million de personnes. Les génocidaires en fuite seront plus tard accueillis toujours à bras ouverts en France. Tout est dit depuis quelques jours dans la presse, grâce à la publication du livre courageux de Guillaume Ancel, Rwanda, la fin du silence, témoignage d’un officier français.

En septembre 2015, entre deux voyages au Rwanda, je suis allée pour la première fois à Calais. Je ne pouvais pas ne pas y aller. Il y avait une manifestation de solidarité avec les réfugiés. Beaucoup de monde. Après tout s’est mélangé, mes voyages au Rwanda et le démantèlement de « la jungle ». La première quinzaine du mois de mars 2016 j’étais à Kigali lors du démantèlement de la zone sud, accablée par la destruction et la violence qui déferlaient sur la « jungle » de Calais. De retour de Kigali, avec Michelle Muller – mon amie de toujours et compagne de lutte depuis plus de 40 ans, en septembre 2016, nous retournons à Calais. Quelques semaines plus tard il ne reste plus « rien » de la petite ville inventive et désespérée qu’était « la jungle ».

Quelles sont les traces de mai 68 (et des années suivantes) dans ce présent tourmenté ? A l’évidence, je retrouve les traces du MLF dans le mouvement #Me too qui dénonce les viols impunément et communément commis par des hommes de pouvoir ou des hommes au pouvoir, qui utilisent les agressions sexuelles comme la plus efficace des armes de chantage face à des femmes démunies ou vulnérables. Ce mouvement s’attaque à la prétendue égalité démocratique où les droits seraient les mêmes pour tous et toutes. Il révèle surtout l’exercice exclusif et abusif du pouvoir par les hommes, notamment en termes de rapports de forces entre les sexes.

Pareillement, je retrouve l’esprit de mai 68 dans le mouvement de solidarité avec les réfugiés. Une virulente dénonciation des frontières s’était exprimée en 68. Deux slogans en sont la preuve. « Les frontières, on s’en fout » et « Nous sommes tous des Juifs allemands ».

En France (où l’Etat ne respecte aucune de ses obligations et où la solidarité est considérée comme un délitviii), en Europe (que les dirigeants veulent barricader rendant ses frontières infranchissablesix) et dans le monde, la solidarité avec les réfugiés agit concrètement dans le même sens. Les activistes anglais ne s’appellent-ils pas eux-mêmes les No borders ? Les slogans se sont incarnés dans le réel, bien que les frontières soient de plus en plus verrouillées, cadenassées et hérissées de barbelés et que des murs aient été érigés sur toute la planète. A Calais en septembre 2015, les réfugiés criaient : « We are humans. We are not criminals ».

Sans cesser de parler des réfugiés je change de continent. En février 2018 en Israël, menacés de déportations, les réfugiés érythréens et soudanais (deux des pires dictatures en Afrique) reprennent à leur tour ce même slogan. Le trafic juteux et meurtrier des passeurs et des mafias et les négociations plus ou moins secrètes entre les Etats ont précédé la décision de les expulser. Dans le désert du Sinaï les migrants ont été vendus, revendus, torturés, tuésx par les Bédouins avant qu’un mur de 242 km ne soit érigé entre la bande de Gaza et Eilat (2014). Sur leurs pancartes, dans les manifestations, les réfugiés écrivent : « Nous ne sommes pas à vendre ». Et me voilà replongée de nouveau dans « mon » histoire. Le dégoût de l’injustice, de la haine, de l’esclavagexi, du viol et de la traite des corps.

En Israël pourtant, un vent nouveau s’est levé avec ceux qui revendiquent l’éthique du Tikkun olam (réparer le monde), il rassemble des médecins, des pilotes d’avion, des diplomates, des rabbins, des intellectuels et des rescapés de la Shoah qui viennent de remporter une victoire. La Cour suprême israélienne vient en effet de suspendre (provisoirement certes) la décision gouvernementale d’expulser des milliers de migrants vers leur pays d’origine. Je me sens proche d’eux. A Calais et à Paris je suis aux côtés des réfugiés, à Kigali aux côtés des rescapés. Je me sens « avec », ni pour ni contre. Cet « avec » me porte et me donne les forces de l’espoir, dans un monde devenu incroyablement et tragiquement bien pire qu’en 68. Mais aussi un monde rempli de possibles, dans les lieux, sur terre et sur mer, où les bénévolesxii sont présents de toutes leurs forces auprès des réfugiés, sur la méditerranée comme dans les cols enneigés et glacés ou sous les tentes qui s’alignent à Paris avant d’être détruites par la police.

Pour conclure, à tous ceux qui ont fui leurs pays devenus des lieux d’épouvante et de mort, réfugiés en Libye, en Israël, en Grèce, à Lampedusa, à Calais, à Vintimille et ailleurs, je transmets le message métaphorique de Gilles Clément, paysagiste, président d’honneur du PEROU (Pôle d’exploration des ressources urbaines). Je le cite : « En tant que goéland je franchis les falaises, les dunes, les vagues et les routes d’asphalte en passant par les airs. Je survole les villes et je vois les bateaux lourds qui tentent de s’échapper du port. Lorsque le temps s’y prête, je longe les côtes et parfois je traverse le bras de mer qui relie les îles et les continents. Car pour moi, goéland, la mer est un lien, ce n’est pas un obstacle. Vous comprenez pourquoi je ne comprends pas que l’on s’arrête en rive et que l’on meurt de vouloir quitter une terre pour en atteindre une autre, si lointaine soit-elle, si incertaine et pourtant chargée d’espérancexiii»

Pour finir j’ai une pensée émue pour les camarades, nos proches amis, qui ne sont plus là – en particulier Xavier Langlade, Jean-Franklin Narodetzki, Alain Frappart, Fabrice Pinte, Daniel Bensaïd. Et j’exprime ma gratitude aux professeurs et aux penseurs qui ont accompagné et parfois précédé le mouvement – Henri Lefebvre tout particulièrement et Guy Debord, ou Jean-François Lyotard.

Je vous remercie.

Florence Prudhomme, philosophe

Nanterre, 23 mars 2018

Auteure de Rwanda, l’art de se reconstruire (ateliers Henry Dougier, 2015)

Et, sous sa direction, Cahiers de mémoire, Kigali, 2014 (Classiques Garnier, 2017)


i Voir le Règlement intérieur des résidences universitaires à Nanterre. Cf. Le Monde, 22 mars 2018.

ii En 1963 le décret « Capelle-Fouchet » rend les collèges d’enseignement secondaire mixtes. Dans les années soixante-dix, sous l’impulsion de 68, la mixité s’étend dans les lycées. La mixité scolaire est rendue obligatoire par la loi Haby en 1975. Un arrêté du Sénat le 12 juillet 1982 sur l’action éducative contre les préjugés sexistes vise à promouvoir l’égalité des chances entre filles et garçons et à faire disparaître toute discrimination à l’égard des femmes. Ce n’est donc qu’en 1982 que la mixité se voit assigner une finalité en termes d’égalité des chances.

iii Matériaux pour l’histoire de notre temps/année 1988. Numéro thématique : Mai-68 : les mouvements étudiants en France et dans le monde. Interview de Pierre Grappin, doyen de la faculté de Nanterre.

iv Huit millions de jeunes en France ont entre 16 et 24 ans. « 22 mars, personne ne voulait de leaders », interview de Serge July, Libération, 22 mars 2018.

v D. Cohn-Bendit s’adresse à F. Missoffe, ministre de la Jeunesse et des Sports, à Nanterre en janvier 1968 : « J’ai lu votre Livre blanc sur la jeunesse. En 300 pages, il n’y a pas un seul mot sur les problèmes sexuels des jeunes. »

vi A l’époque plus de 200 000 avortements clandestins ont lieu par an en France.

vii En 1943, une femme responsable d’avoir pratiqué des avortements est guillotinée.

viii Benoît Ducos, sauveteur bénévole, est poursuivi pour avoir secouru le 11 mars 2018 une femme migrante sur le point d’accoucher au col de Montgenèvre. Il risque la peine dévolue aux passeurs : à savoir un maximum de 30 000 € et 5 ans de prison.

ix Charles Heller et Cristina Del Biaggio parlent de la « criminalisation du geste solidaire », « En montagne comme en mer, la frontière est violente pour les migrants », Libération, 15 décembre 2017.

x Jean-Paul Mari, Les bateaux ivres, J. C. Lattès, 2015.

xi En Libye, esclavage et vente d’êtres humains.

xii Auberge des migrants à Calais, Passeurs d’hospitalité, SOS Méditerranée, Guides de montagne, intellectuels et géographes…

xiii 14 mars 2016, Considérant les oiseaux survolant Calais, https://reinventercalais.org/articles/goeland/

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