A la source de toute langue, une histoire d’amour puis une trahison, un chagrin

Un récit d’apprentissage, vu au travers (par la médiation) des langues. Dans une ville et un milieu social où la langue « maternelle » n’existe pas (où « l’identité » se réduit à une étrangeté : « ni hostilité ni exclusion mais une différence »). Tenter de se définir par une langue (en l’occurrence le turc puisque nous sommes dans l’Istanbul de la fin des années 50) puis admettre (revendiquer ?) la richesse d’un monde pluriel (en famille s’entrecroisent l’allemand, le français, le turc et le ladino – la langue des juif-ves espagnol(e)s réfugié(e)s dans l’empire ottoman).

Vus par les yeux d’une enfant, en arrière-plan, les craquements sourds qui annoncent la fin de ce monde, la montée du nationalisme turc consécutive aux développements du « problème » chypriote (les pogromes de septembre 1955 qui verront la communauté grecque d’Istanbul passer de 130 000 membres à 2 500, mais toucheront aussi les communautés juives et arméniennes).

Rosie Pinhas-Delpuech : Suites byzantines

Bleu autour, 2009.

Dominique Gérardin

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