Sur l’incompatibilité supposée entre l’amour et le féminisme

Avec l’aimable autorisation de l’autrice

Mon goût de la généalogie historique me pousse à inscrire très vite ce débat d’aujourd’hui dans un récit des origines ; lorsque l’émergence de l’identité politique des hommes, leur venue à la démocratie, signifiait peut-être le gommage de la différence sexuelle. Sénancour, Stendhal et Destutt de Tracy confrontent dans leurs essais, tous intitulés De l’amour1, la perspective nouvelle de l’émancipation des femmes, de leur citoyenneté future, avec la menace, imaginaire vraisemblablement, d’une détérioration consécutive des rapports amoureux. Sénancour croyait que l’amour entre un homme et une femme serait réduit désormais à l’amitié ; à l’inverse, Stendhal soutenait que jamais l’émancipation ne détruirait l’amour puisque rien ne peut empêcher un rossignol de chanter au printemps. C’était avant, à l’aube du mouvement féministe, et l’imaginaire avait d’autant plus de force que l’heure était timide encore en matière d’égalité des sexes.

L’intérêt, ici, de l’histoire généalogique est de mesurer le passage de l’imaginaire à la réalité, de regarder les gestes et discours féministes contemporains en même temps que les métamorphoses de la relation amoureuse. De ce délicat jeu entre l’imaginaire et la réalité, nous ne sommes pourtant pas encore sortis ; et sans doute ne le serons-nous jamais. Car si les formes de l’antiféminisme sont nouvelles, elles surgissent là, dans ce temps où la réalité féministe concrète croise le vieil imaginaire antiféministe. En 1800, on craignait que l’éventuel accès des femmes au politique détruise la relation sexuelle, amour et mariage ; en 1990, on sous-entend que l’existence réelle du féminisme tue le jeu amoureux. En l’espace de deux siècles la critique se resserre, puisqu’on reproche aujourd’hui au féminisme ce qu’on reprochait hier au politique.

Or, par-delà l’alternative entre la menace d’une confusion des sexes masculin et féminin ou l’affirmation classique d’une sujétion féminine inhérente à la vie sexuelle, la question porte sur l’espace de l’amour et de la politique : ou le politique est étranger à la vie privée qui naît avec la rencontre amoureuse, ou le privé lui-même est politique ; ou l’antagonisme entre l’amour et la vie de la cité est réaffirmé, ou l’amour est désigné comme une affaire politique. Ceux, ou celles, qui se méfient du féminisme tiennent à différencier le jeu amoureux du jeu politique : le jeu amoureux, avec ses ruses et ses stratégies appartiendrait au registre de la guerre, de la fameuse « guerre et paix » entre les sexes ; le jeu politique, avec ses enjeux démocratiques, appartiendrait au registre du bien et du juste, et supposerait une paix minimale entre démocrates. On sait que le féminisme choisit en 1970 une position autre, déclarant que tout, y compris le privé, était politique.

Mais certains, certaines, contesteront l’enjeu politique du féminisme, n’y voyant que la caricature individuelle de telle ou telle femme, ou le moralisme idéologique du groupe entier. Du mauvais comportement au mauvais discours, on sait que le mot féminisme est maudit. Disons-le d’emblée : il est maudit pour toujours. Le mot et non la chose (l’étiquette et non le produit) ; telle est précisément la réalité contemporaine de cette malédiction du féminisme. Car la liberté des femmes et l’égalité des sexes entraînent l’adhésion générale, malgré la critique de son excès, à savoir le féminisme. Tout cela est bien connu et je ne le rappelle que pour dire les choses un peu autrement. À force, en effet, de remarquer combien l’excès dénoncé appartenait autant à l’imaginaire du critique qu’à la réalité de la personne ou du groupe visé, j’ai pensé qu’il fallait en dire plus. Quand on sait que le néologisme « féminisme » est formé en 1870 pour qualifier le jeune garçon atteint de tuberculose et présentant des signes de féminité, et repris immédiatement pour qualifier la femme émancipée supposée avoir des caractères virils, on réalise que le ou la féministe, c’est l’autre, celui qui n’est pas à sa place, à la place de son sexe ; celui qui est hors de son sexe.

Cessons donc de nous lamenter sur l’excès féministe et voyons simplement qu’il trouble le jeu du masculin et du féminin ; hors de toute question d’excès, là est essentiel.

Retour alors à la question de l’amour et à la première cause d’incompatibilité entre l’amour et le féminisme : celle qui mêle amour et justice, celle qui suppose que l’amour relève du politique. Au nom de la justice, le XIXe siècle développe des théories de l’amour absolument antagoniques. Il suffit d’évoquer les noms de Fourier et de Proudhon pour que l’opposition se donne à voir; entre celui qui n’imagine pas l’amour sans la fin de l’asservissement féminin, sans la liberté des femmes, et celui qui ne conçoit la relation amoureuse qu’à travers le miroir que la femme tend à l’homme ; entre Fourier, donc, pour qui le mariage est un commerce2 où les femmes sont des marchandises, et Proudhon pour qui le mariage sublime l’errance amoureuse tout en protégeant la femme3. Deux versions donc de la justice en matière d’amour, l’une réalisée dans la liberté de la femme et l’autre dans sa « réclusion » (le mot est de Proudhon)4. Deux versions de la justice opposées, l’une appelant à une libération, et l’autre soucieuse de législation, et antagoniques puisque l’une annonce le féminisme contemporain, et que l’autre fut le refuge des antiféministes du XIXe siècle. C’est dire que le féminisme est né du côté de l’utopie, d’une volonté de laisser la passion amoureuse et le désir sexuel au plus proche de la liberté, et dans un jeu d’égal à égal avec l’homme. Il est né du côté de l’utopie, utopie à la fois amoureuse et politique (fouriériste, saint-simonienne, etc.).

Or, longtemps après, presque deux siècles plus tard, les féministes ont repris l’antagonisme d’hier entre la liberté et la loi à l’intérieur même de la problématique féministe ; elles se sont reconnues aussi bien dans l’amour libre et l’épanouissement des passions, amoureuses ou non, que dans l’idéal de lois et d’institutions protégeant les femmes des abus masculins.

Ainsi, le féminisme fut représenté comme le lieu d’une nouvelle expression, d’une nouvelle authenticité de l’amour, amour homosexuel, amour hétérosexuel ; ou au contraire fut le creuset de demandes et de revendications que seule la loi pouvait satisfaire et qui concernait bien la vie de l’amour, contraception, divorce, filiation, etc. Dans les deux cas (cette fois-ci non contradictoires), subsistait l’idée que l’amour a quelque chose à voir avec une justice, un meilleur monde, la transformation de la relation amoureuse, abîmée par ses contraintes sociales et l’inégalité des sexes. Que l’amour, instinct et passion, désir et démesure, ait affaire avec la justice, avec le juste, mérite un instant d’arrêt. Là se trouve sans doute un point radical d’affrontement entre féministes et antiféministes. Et grâce à Annie Le Brun, lectrice assidue de Sade, mais aussi des surréalistes et d’Alfred Jarry, on comprend ce que l’amour oppose comme démenti à tout espoir ou entreprise de justice. Sade montre aujourd’hui encore comment à l’origine de tout désir se trouve la criminalité5 ; Alfred Jarry, dans Le Surmâle, fait également de cette « criminalité sexuelle » la condition même de l’amour, de « ce pacte sur le néant par lequel, tant qu’il dure, deux êtres jouent absolument leur solitude6 ». Comment, en effet, cet excès essentiel et propre à l’amour peut-il se représenter dans une perspective féministe quelle qu’elle soit ; ou plutôt, et c’est le regard d’Annie Le Brun, comment le féminisme ne se transforme-t-il pas en moralisme, en idéologie hostile à tout dérèglement, des sens ou des affects ? Néanmoins, chose curieuse, ces écrivains de la criminalité sexuelle, Sade et Jarry, ont en commun, choix rare, une représentation de la femme comme être libre, comme sujet. Précisons : la lecture d’Annie Le Brun, que je partage, souligne comment chez ces deux auteurs la femme est bien le sujet de son désir, un être travaillant à se libérer des positions féminines traditionnelles, comment l’homme et la femme vont également « au devant de leur énigme ». Criminalité et liberté, entre lesquelles la tension ne peut qu’être très grande, criminalité et liberté, notions que le féminisme a du mal à appréhender ensemble. Là pourtant est l’important de la pensée d’Annie Le Brun : non dans ses attaques répétées contre le féminisme dénoncé comme moralisme et idéologie détruisant tout rapport entre la chair et l’esprit des êtres ; mais dans le risque de sa pensée à affronter les textes où les femmes sont apparemment le plus violentées, textes justement qui s’inscrivent en faux dans la traditionnelle représentation des femmes. Paradoxe qui explique la difficile position d’Annie Le Brun, mais qui mérite un commentaire.

Bien sûr, la criminalité s’oppose à la justice, justice idéale ou justice pragmatique. Mais une autre image peut-être éclaire mieux les tensions provoquées par le féminisme, celle de la guerre que j’évoquais d’emblée. De la guerre et de la paix. On qualifie volontiers de guerre l’éternel conflit ou le durable malentendu qui tissent depuis toujours la relation entre les sexes, relation amoureuse, et relation sociale. La guerre est sans fin, guerre amoureuse disait déjà Denis de Rougemont, puisque l’image guerrière fait partie du récit d’amour, de la conquête à la défaite7, guerre politique, domestique et sociale, affiche le féminisme dans sa version modérée ou radicale.

Le féminisme rendrait-il publique et politique une guerre privée et civile ? Peut-être. Mais l’important est ailleurs pour comprendre l’antiféminisme ; dans la transformation que le féminisme opère sourdement dans cette représentation guerrière, et ce doublement, aux deux extrêmes : d’un côté la folle utopie du féminisme est de partir en guerre contre la domination masculine pour la faire cesser, de partir en guerre aussi, certaines l’ont cru, pour enfin faire la paix ; de l’autre la caricature de la geste et de la pratique féministes est de faire la guerre pour faire la guerre essentiellement, désespérément. Deux démarches aussi troublantes l’une que l’autre au regard de la si longue histoire occidentale où l’amour et la guerre avaient appris à se croiser. Trouble d’autant plus grand que les formes de l’amour et de la guerre se répondent ; l’analyse de Denis de Rougemont étant là-dessus suggestive : jusqu’à la Première Guerre mondiale, jusqu’à Verdun, le lien entre l’amour et la guerre est constant, les formes de l’un variant, depuis l’amour courtois et la chevalerie, avec les formes de l’autre. Puis les états totalitaires transfèrent la passion du privé au public, la passion amoureuse ayant désormais perdu ses codes. À cela le féminisme mêle son propre désordre, guerre politique dans le privé, désir de paix dans un espace de guerre domestique, guerre sexuelle dans l’espace public. Au regard des règles occidentales des jeux amoureux et guerriers, notre temps est un temps de désordre ; dans les guerres nationales ou civiles qui succèdent aux totalitarismes comme dans l’échange amoureux entre les sexes où l’émancipation des femmes a jeté le trouble. L’antiféminisme ne prend pas la mesure de ce désordre. Là est sa faiblesse, je crois.

La seconde cause d’incompatibilité entre l’amour et le féminisme relève de la dualité de chaque être, de ce qu’il a un esprit et un corps, une tête et un sexe. Et de ce que les femmes, entre hommes et femmes, tiennent la part de l’amour quand l’homme tient celle du sexe. Une double question donc, celle du corps, de la chair, et celle de l’échange sexuel et de l’érotisme. Où il n’est plus question de justice mais de plaisir.

« L’érotisme appartient en propre à l’esprit moderne. Confondu jadis avec le libertinage, il ne s’est dégagé en France qu’aux approches de la Révolution romantique dont il fut un des signes précurseurs8. » Ainsi Robert Desnos noue-t-il ensemble l’érotisme et le Romantisme, l’érotisme et le féminisme, Sade et Fourier dirions-nous pour illustrer. Or cette alliance a été défaite par le féminisme, insiste Annie Le Brun, en particulier parce que le féminisme n’a qu’une « définition négative de la différence sexuelle9 ». Peut-être, mais j’ajouterais que l’érotisme contemporain partage sans doute cette responsabilité avec le féminisme ; que l’érotisme et le féminisme ont parallèlement oeuvré à leur séparation. Il faudrait sur ce point faire un réel travail généalogique.

Plus partiellement ici, plus positivement aussi, je voudrais évoquer deux figures de femmes, Lou Andreas Salomé et Anaïs Nin, deux positions féminines au regard de l’érotisme, démarquées toutes deux du féminisme. La première affirme toute la positivité de l’être féminin, toute sa puissance propre, toute son autonomie d’être sexué. Et parce que la femme, pour qui « l’amour est le tout de l’existence »10 a gagné au cours du temps « une indépendance naturelle de ses instincts », elle la convie à réfléchir à deux fois, plutôt à mille fois, à « la liberté érotique moderne »11 avant de s’y laisser aller. Pensée d’une érotique différente pour l’homme et la femme, sans que la femme semble le moins du monde perdante, bien au contraire. Que la femme cherche à « être présente à elle-même », qu’elle devienne femme, dit Lou Andreas Salomé, et son monde sera plus vaste que celui de l’homme. La position d’Anaïs Nin est autre. Elle appelle à une « femme nouvelle », différente de l’ancienne, elle essaye de « réduire les différences »12 entre l’homme et la femme. Ainsi, elle pense contribuer à l’émancipation des femmes en travaillant à l’écriture de l’érotisme féminin, jusque-là condamné et pourtant « base de la connaissance de soi aussi indispensable que la poésie »13. L’érotisme féminin est à découvrir, et cette découverte implique que les femmes cessent de « dresser la liste de leurs griefs ».

D’où la constatation que ces deux auteurs prennent leur distance à l’égard du féminisme en donnant chacune une version positive de la féminité, de la sexualité, malgré leur divergence quant à la différence sexuelle et l’érotisme. D’où la constatation que le féminisme désexualise la femme, soit parce qu’il la virilise, soit parce qu’il étouffe sa sexualité.

De fait, certaines femmes ont pu imaginer se passer d’amour pour vivre, trouver dans le féminisme de quoi échapper au piège de la rencontre sexuelle. Le féminisme comme éthique, maîtrise des passions. Certes ; mais d’autres au contraire ont vécu le féminisme comme un lieu d’amour privilégié, un espace où créer l’érotisme féminin. Les premières étaient peut-être des hétérosexuelles et les secondes des homosexuelles. Mais peu importe.

Dans leurs différences, les deux femmes citées s’accordent sur un point essentiel : sur leur nécessité de distancer le féminisme pour parler de l’amour et de la sexualité, pour aborder la question de l’érotisme. Cependant, le clivage est plus subtil qu’il n’y paraît. L’enjeu en effet n’est pas la rupture du féminisme avec l’amour et l’érotisme mais plutôt, au contraire, le fait qu’ils s’additionnent l’un à l’autre. Je m’explique : sur la question de l’amour, comme dans la représentation de la guerre des sexes, le féminisme introduit le désordre. Face à l’amour comme totalité dans la vie d’une femme, le féminisme dit qu’il y a autre chose, des intérêts divers et des désirs infinis pour mille et une choses de la vie humaine. Ce n’est pas contre l’amour ; c’est en plus de l’amour. Or la femme, encore et toujours, est l’amour, incarne l’amour ; tandis que l’homme dissocie le sexe de l’amour. Et l’homme se plaint assez qu’il faille donner des preuves d’amour, qu’il faille parler d’amour, comme le rappelle André Comte-Sponville. Alors le féminisme introduit du désordre dans cette dialectique ancienne entre la demande des femmes et l’agacement des hommes. Car les femmes pourraient avoir envie de parler d’amour mais aussi d’autre chose, d’entendre parler d’amour mais aussi du reste de la vie. Ne serait-ce pas là encore une perturbation ? Car si les femmes sont toujours invitées à choisir, entre l’amour et l’autre chose, le féminisme (même si ce n’est pas toutes les féministes) voudrait plutôt ne pas choisir. Alors la dissociation entre amour et féminisme rassure plus qu’elle ne dérange l’ordre ancien ; et ceux qui y tiennent, les critiques du féminisme, en sont peut-être les dupes.

D’ailleurs, cette dissociation est affirmée, quelle que soit la position. Par exemple, Jean Baudrillart est à l’opposé de Lou Andreas Salomé et d’Anaïs Nin : il ne dénie pas au féminisme une pensée de l’érotisme, il la trouve simplement calquée sur celle de l’homme, comme son envers, comme son miroir. Alors qu’il faudrait faire place à la séduction dont la « transexualité » permet d’échapper à l’anatomie comme destin14. Peut-être. En attendant, son raisonnement, renvoyant dos à dos le récit féministe de la misère des femmes et la prétendue révolution sexuelle, se fonde sur l’exclusion du politique, de la réalité d’une oppression des femmes. Il parle de phallocratie sans reconnaître ses effets réels dans la vie des femmes. Ainsi, il reconduit lui aussi le partage entre l’amour et la politique, entre l’imaginaire et le réel.

Peut-être l’insensé du féminisme réside-t-il dans le refus de ce partage entre l’imaginaire et le réel, ou encore entre l’amour et la politique si l’on entend ici par politique tout ce qui excède l’amour dans la vie d’une femme. Il ne faut pas dire que le privé est politique. Bien au contraire, c’est dans la séparation des deux qui additionnent pourtant plutôt qu’ils ne s’excluent que réside à mes yeux le trouble apporté par le féminisme. Le féminisme a introduit le désordre, pas seulement dans la vie réelle mais dans les représentations. Doublement : dans le lieu assigné depuis si longtemps à la guerre des sexes, voulant la paix inimaginable ou transportant la guerre là où on ne s’y attend pas ; dans l’identification des femmes à l’amour, convaincu qu’il n’y a pas d’exclusion entre l’amour et les autres passions de la vie.

Ce désordre n’est pas toujours heureux, est-ce la peine de le souligner ? Ce désordre est peut-être sans solution. Mais on peut répondre en toute quiétude aux écrivains et démocrates du début du XIXe siècle : la confusion des sexes n’a pas eu lieu ; la femme a triomphé de toutes les peurs qu’elle soit masculinisée.

Geneviève Fraisse, novembre 1991

Contribution au colloque « les formes de l’antiféminisme contemporain », centre Georges Pompidou, novembre 1991, Esprit, mai 1993. Paru dans : A Côté Du Genre, sexe et philosophie de l’égalité, Le Bord de L’eau 2010.

De l’autrice :

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Notes de lectures

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La sexuation du monde. Réflexions sur l’émancipation : il-ny-a-pas-de-toust-temps/

Les excès du genre loperateur-egalite-permet-de-concevoir-et-dinventer-les-nouveaux-rapports-entre-sexes/

Du consentement Car dire « oui », c’est aussi pouvoir dire « non »

La fabrique du féminisme. Textes et entretiens : La surdité commune à l’égard du féminisme est comme une « ritournelle »

Service ou servitude. Essai sur les femmes toutes mains : Rendre au mot service toute son opacité


1 Sénancour, De l’amour, 1806 et 1834 (cf. notamment les digressions dans les notes en fin de volume) ; Stendhal, De l’amour, 1822 (cf. le chapitre LV : « Objections contre l’éducation des femmes » ; Destutt de Tracy, De l’amour, 1819, 1e éd., Paris, Chinard, 1926).

2 Ce thème est constant dans l’oeuvre de Charles Fourier : voir, par exemple, Le nouveau monde amoureux et Théorie des quatre mouvements et des destinées générales, 1808, IIe Partie, première notice, IV : « Avilissement des femmes en civilisation »

3 Pierre-joseph Proudhon, De la justice dans la Révolution et dans l’Église, Paris, 1860, dixième étude « Amour et mariage », Paris, Fayard, 1990.

4 Pierre-Joseph Proudhon, Qu’est-ce-que la propriété ?, chap.5, S3, n. 3. 288

5 Annie Le Brun, Sade, aller et détours, Paris, Plon, 1989.

6 Annie Le Brun, postface d’Alfred Jarry, Le Surmâle, roman moderne, Paris, Ramsay/Jean-Jacques Pauvert, 1990, p. 189.

7 Denis de Rougemont, L’Amour et l’Occident, Paris, Plon, 1939, liv. V : « Amour et guerre. »

8 Robert Desnos, L’érotisme considéré dans ses manifestations écrites et point de vue de l’esprit moderne, Paris, Bibliothèque nationale (réserve), 1923.

9 Annie Le Brun, Lâchez-tout, Paris, 1977, nouv. éd., p. 16. 291

10 Lou Andreas-Salomé, Éros, Paris, Éd. de Minuit, 1984, « L’érotisme », p. 111 (« La femme »).

11 Ibid., p. 79 (« base »).

12 Anaïs Nin, Être une femme et autres essais, Paris, Stock, 1977, p. 39 (« Être une femme » est une interview parue dans Vogue, le 11 octobre 1971).

13 Ibid.

14 Jean Baudrillart, De la séduction, Paris, Gallimard, « Folio-Essais », 1990 (1ère partie : « L’écliptique du sexe »).

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