Des enregistrements en 2003

La musique et les disques survivent heureusement aux « contraintes » des surfaces spécialisées ou non, plus ou moins disquaires, mais plus attentives aux coûts financiers, à la vitesse de rotation et au niveau de leurs stocks qu’aux rythmes de diffusion de la musique. Sans oublier la mise en avant des productions des majors au détriment des multiples éditeurs qui nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ».

Quelques disques regroupés par année d’enregistrement, ici 2003, au hasard de ré-écoutes récentes.

bdelbecq2005Exploration du temps et de l’espace, combinaison de sonorités, alliage d’instruments. Benoît Delbecq (piano, sampler), Mark Turner (saxophone ténor), Oene Van Geel (alto), Mark Helias (basse), Emile Diayenda (batterie).

Pulsation commune et envolées solitaires.

Cd Benoît Delbecq Unit : Phonetics, enregistré en novembre 2003, Soglines 2004

MI0000415170Un trio plus une trompette et un saxo

Fred Hersch piano, Drew Gress contrebasse, Nasheet Waits batterie, Ralph Alessi trompette et bugle, Tony Malaby saxophone ténor.

Pour des développement aventureux autour ou avec un pianiste toujours surprenant et une rythmique non cantonnée à l’accompagnement.

J’apprécie particulièrement « Down Home ».

Cd The Fred Hersch Trio + 2, enregistré en septembre 2003, PalmettoRecords 2004

MI0002198551Sous forme de quatuor, le compositeur multi-instrumentiste (ici, des flutes, et presque toute la famille des saxophones) Anthony Braxton, accompagné de Kevin Uehlinger (piano, melodica), Keith Witty (contrebasse) et Noam Schatz (percussions) propose quatre pièces d’un univers rapidement reconnaissable. Des constructions sonores apparentées à d’autres variations antérieurement proposées. Un univers toujours en extension… J’ai notamment apprécié les dialogues entre piano et saxophones les plus graves, et cette indicible humour qui perturbe les agencements.

Cd Anthony Braxton : four compositions (GTM) 2000, Delmark 2003

MI0000752980Vijay Iyer est un pianiste original. Sa virtuosité, jamais gratuite, est mise au service d’univers métissés. Incluant des éléments de rythmes « asiatiques », les fondant dans les possibles jazz, le pianiste propose, non pas une « world music, faux collage » mais des ouvertures/prolongements/renouveaux d’une formation de quartet.

Il est ici accompagné de Rudresh Mahanthappa (saxophone alto), Stephan Crump (contrebasse) et Tyshawn Sorey (batterie). Un disque qui mérite une écoute attentive. Je souligne les qualités d’un saxophoniste trop souvent sous-estimé.

Cd Vijay Iyer : bloodsutra, enregistré en février 2003, Pi recordings

Didier Epsztajn

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