Nous qui vivons encore avec ces images


weiss-instructionTribunal de Francfort. Des procès-verbaux.

Un oratorio en onze chants :

  1. Le Chant de la rampe

  2. Le Chant du camp

  3. Le Chant de la balançoire

  4. Le Chant de la possibilité de survivre

  5. Le Chant de la mort de Lili Tofler

  6. Le Chant du sergent Stark

  7. Le Chant du Mur noir

  8. Le Chant du phénol

  9. Le Chant du Bunker

  10. Le Chant du Zyklon B

  11. Le Chant des fours crématoires

La force du texte. Les « simples » faits rapportés. L’anonymat des témoins qui ne « font que rapporter ce que des centaines ont exprimé ». Les accusés portant figure précise, portant des noms.

Les mots de l’ordre, de l’obéissance, des trains devant arriver à l’heure, de la discipline…

« Avec des tampons à aiguilles on nous imprimait

les chiffres dans la peau »

Des accusés qui rient, « Je ne suis pas au courant », les accusés qui approuvent et qui rient, des accusés qui manifestent leur indignation…

« Nous attendions une attaque aérienne

sur les chambres à gaz

ou des bombardements des voies d’accès »

Contre les mensonges et les demandes de prescription.

Et ce texte en dit aussi long sur les regards sur Auschwitz dans les années soixante.

Peter Weiss : L’instruction

Traduit de l’allemand par Jean Baudrillard

Editions du Seuil, Paris 1966, 364 pages, réédition l’Arche 2000

Didier Epsztajn

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