Dans le monde du travail, les femmes sont partout, l’égalité nulle part

5« Il est des femmes, des hommes et des travaux de toutes sortes. Il est aussi une hiérarchie du masculin/féminin qui se construit et se structure autour du travail et que l’on voit à l’œuvre où que se soit. Bien entendu cette construction hiérarchique est mouvante. Elle se transforme, se renouvelle et se reconfigure au fil des époques et des territoires ».

La domination exercée par les hommes sur les femmes est systémique. Elle relève d’organisation(s) sociale(s) construite(s). Penser l’émancipation implique de comprendre les bases matérielles (et idéelles) de cette domination, de comprendre comment les agencements du et au travail structurent les hiérarchies sociales.

Dans la société, comme au travail, c’est l’inégalité qui domine, même lorsque l’égalité formelle est inscrite dans les législations. Analyser les situations fait ressortir « les récurrences » : écarts de salaires, précarité et chômage féminin, ségrégation et concentration des emplois, division sexuelle du travail, assignation à certaines tâches, invisibilisation d’autres, écarts entre les femmes, etc.

« Les logiques de genre, ce n’est pas une découverte, ne neutralisent pas celles des classes sociales. Elles les alimentent et les renforcent ». Il en est de même des processus de racialisation.

Dans son introduction, Margaret Maruani indique aussi qu’aujourd’hui que « sur le marché du travail, c’est l’instruction qui déplace les frontières de l’inégalité ».

L’auteure ajoute : « La salarisation constitue une autre ligne de partage entre des emplois visibles, repérables, rétribués par un salaire et des travaux informels enfouis dans la pénombre des activités domestiques ou paysannes qui ne sont pas toujours rémunérés ». Et ce salariat, même si cela n’est toujours pas pris en compte par les organisations syndicales et les groupes qui se revendiquent de l’émancipation, pour ne pas parler des sciences dites sociales qui négligent les rapports sociaux de sexe, « n’a pas le même sens pour les hommes et les femmes ». Entre autres, parce que « le salariat consomme le divorce entre le statut professionnel et le statut familial » et qu’au bout du salariat, « c’est donc l’autonomie économique des femmes qui se profile ».

Margaret Maruani souligne, en fin d’introduction, que « la question du travail n’est pas un simple domaine des études de genre. C’est une question clé pour comprendre la place des femmes et des hommes dans la société ».

Le titre de cette note est extrait de la fin de cette introduction.

Je ne présente que certains textes et certaines analyses de ce riche ensemble. Une invitation à lire la totalité de cet ouvrage.

Michelle Perrot, tout en présentant l’histoire du travail rémunéré des femmes, souligne, entre autres, l’assimilation des femmes au don, « cette assimilation des femmes au don traverse les siècles. Les femmes donnent, elle se donnent ; et si elles ne le font pas, on peut les prendre ». Concernant le travail domestique, elle rappelle qu’il est « invisible, inestimable, interminable » et que sans ce travail effectuée par les femmes « les sociétés n’auraient pas pu vivre et se reproduire ».

Le travail des femmes est toujours considéré, par la société, comme ambigu, comme le montre l’idée de « services », du care. Le travail et le salaire, comme rémunération individuelle. Non, « rien n’est jamais gagné ».

J’ai particulièrement apprécié la rigueur et la clarté de l’article d’Elsa Galerand et Danièle Kergoat : « Le travail comme enjeu des rapports sociaux(de sexe) ».

Outre les rappels sur les évolutions, les reconfigurations des rapports sociaux (parmi lesquels ceux de sexe), la place centrale du travail dans ceux-ci, la division sexuelle du travail « comme forme spécifique de division sociale du travail », les auteures insistent sur le concept de travail qui « recouvre non seulement toutes les formes de travail professionnel – salarié, non salarié, formel et informel, etc. – mais également l’autre travail réalisé gratuitement dans la sphère dite privée – tâches ménagères, travail d’entretien physique des membres de la famille, de care et de santé, maintien du réseau amical et familial, production d’enfants ». Cette approche matérialiste de la division sexuelle du travail, permet de comprendre le caractère structurel des « inégalités résultant d’une division sociale donc politique et non « naturelle » du travail ».

Les rapports sociaux sont des rapports de pouvoir, des rapports de force entre groupes aux intérêts antagoniques. Les rapports sociaux de sexe ne se cantonnent pas à la sphère dite domestique, ils ne « s’arrêtent pas à la porte du capitalisme, ils organisent aussi le marché du travail ».

Les auteures soulignent aussi « les rapports sociaux de sexe et de classe, auxquels il faut ajouter les rapports sociaux de « race » (blancs versus groupe racisés), sont coextensifs ; ils organisent ensemble toutes les sphères d’activité et, ce faisant, ils se modulent les uns les autres, se recomposent et se réorganisent mutuellement et réciproquement ».

Elsa Galerand et Danièle Kergoat montrent les variations spacio-temporelles des modalités de division du travail. Les distinctions entre travail masculin et travail féminin sont des « construits sociaux », le travail domestique est lui-même périodisable, le travail qui consiste à prendre soin des autres « est classé et racisé tout en demeurant très fortement sexué ».

Les auteures ajoutent « Le travail, et nous en revenons aux prémisses du matérialisme, c’est l’activité des individu-e-s réel-le-s qui, en produisant leurs propres moyens d’existence, produisent aussi ce qu’ils et elles sont et nouent des rapports déterminés de production ». Et logiquement, elles en concluent : « Si le travail est au cœur de la dynamique des rapports de pouvoir, s’il constitue bien l’enjeu des rapports sociaux comme nous le postulons, il doit être placé au centre de toute réflexion tant sur la domination (le travail en est un levier essentiel) que sur l’émancipation ». Cela, en effet, me semble décisif.

Marie-Thérèse Lanquetin relie, entre autres, inégalité dans les familles et minoration des femmes sur le marché du travail. Elle renvoie aussi « à la conception familiariste des droits, notaient en matière de sécurité sociale et de fiscalité ». J’ajoute que l’égalité fiscale passe par la suppression du quotient familial et de l’imposition conjointe, la mise en place d’une imposition unipersonnelle. L’égalité des droits c’est aussi l’égalité de tous les couples mariés, pacsés ou non, et de tous les individu-e-s en couple ou non. Les politiques familiaristes sont des obstacles à l’égalité des individu-e-s. (Margaret Maruani et Danièle Meulders souligneront, dans un autre article « Les politiques familiales proposant des congés rémunérés pour la garde des enfants constituent un obstacle à la progression des femmes vers l’égalité. »)

Nicole Mosconi et Françoise Vouillot reviennent sur les mixités réellement existantes à l’école et au travail, sur les postulats essentialistes de la différence (« la naturalisation du féminin et du masculin entraîne l’idée d’une complémentarité des sexes qui réaffirme, tout en les masquant, à la fois la norme hétérosexuelle et les divisions, les exclusions et les inégalités socialement instituées entre les sexes »), sur les contraintes des normes de féminité et de masculinité. Elles parlent de « mixité sexuée ». A noter que la complémentarité est revendiquée aussi bien par les manifestant-e-s de la mal-nommée « manif pour tous », les appareils des structures religieuses chrétiennes, les courants islamiques politiques, etc. Derrière le masque de la complémentarité, le refus de l’égalité réelle.

Blandine Destremau défend « l’idée que le « développement » a contribué à formaliser les formes d’exploitation du travail féminin tout en les imbriquant et, ce faisant, a échoué à réduire les inégalités de genre et de classe ». Elle souligne aussi que « la féminisation des migrations concourt à la globalisation des marchés du travail féminisés dans les branches « immobiles » des économies riches ». Il conviendrait d’ajouter, sans en minimiser les nombreuses causes, la mondialisation des « industries du sexe » et du système prostitueur.

Marc Bessin analyse les temporalités du genre au travail. Il souligne que la double journée de travail, celle des femmes, « se vit et s’effectue déjà dans l’expérience même de l’activité salariée ». S’il n’y a pas de cloisonnement possible des temps, si le temps ou le souci du « privé », du domestique, se mêle au temps salarié, il y a donc bien un rapport sexué au temps. Pour les uns un temps salarié « libre » des contraintes domestiques, pour les autres une continuité, un mélange des temporalités. « Le temps et la maîtrise que l’on peut en avoir demeurent plus que jamais un attribut du pouvoir ». Et cela dépasse largement le temps subordonné qu’est le temps salarié. L’auteur prend pour exemple le care : « le temps du care n’est pas un contenant abstrait, mais un contenu concret ; discret et invisibilisé, il participe de la dynamique du parcours de vie ».

Pour l’auteur, l’âge est aussi une catégorie sexuée. Il prend l’exemple des retraites toujours calculées aux normes des parcours masculins. Les femmes présentent des carrières irrégulières, partielles, atypiques en regard des carrières des hommes. « Elles sont victimes d’un usage de l’age présenté comme universel et neutre, qui ne sert qu’à représenter le parcours de vie masculin ».

Les syndicalistes féministes ont démontré le caractère sexué de la revendication des 37,5 annuités (pour un droit plein à la retraite), et donc son inadéquation à la fois pour mobiliser et répondre aux besoins des femmes.

Sans m’y attarder, je signale les articles qui analysent la progression des « filles » dans l’enseignement, mouvement uniquement freiné par la pauvreté. Mais restent les écarts entre les diplômes obtenus et les positions dans les organisations de travail.

Les articles sur les situations dans les différentes régions du monde sont d’un apport important. Ils illustrent les mouvement généraux et leurs déclinaisons « locales », les contradictions réellement existantes, dont la difficulté, dans de nombreux pays, à déterminer les frontières « entre emploi, sous-emploi, chômage, inactivité ».

Danièle Meulders et Síle O’Dorchai examinent la question de la mesure de la dépendance financière des femmes, la nécessité d’avoir des indicateurs adéquats mesurant les spécificités de la pauvreté des femmes (« Les données statistiques reflètent également une vision passéiste de la société, qui correspond au modèle unitaire de la famille agissant « comme un seul homme » et ignorant les préférences et les ressources respectives de chacun de ses membre »). Elle soulignent aussi que la pauvreté mesurée au niveau des ménages « cache la précarité des femmes qui travaillent à temps partiels ».

Sur le temps partiel, son imposition réelle aux femmes, Laurent Vogel souligne deux éléments : « La distinction entre temps partiel choisi et temps partiel contraint néglige le fait que, pour de nombreuses professions, le choix est tout simplement inexistant parce que les offres d’emploi se limitent au travail à temps partiel » et « Le temps partiel n’apparaît pas comme une simple fraction d’un temps plein. Il est souvent associé à une organisation plus disciplinaire, à une moindre autonomie et à des facteurs de flexibilité temporelle dont les formes extrêmes peuvent impliquer le travail sur appel, les horaires coupés, des changements d’horaire avec de brèves périodes d’anticipation ».

Pour que le droit au travail des femmes soit réel, il conviendrait à la fois d’imposer une réduction radicale du temps de travail pour toutes et tous, unevéritable égalité des salaires entre hommes et femmes, la reconnaissance de leurs qualifications et de leurs responsabilités, une forte revalorisation financière des métiers dits « féminisés », l’interdiction des propositions d’emploi à temps (et à salaire) réduit et le passage automatique à temps plein pour toutes les personnes qui le demandent. Cela implique de plus une certaine socialisation des tâches, le souci et le partage des autres tâches domestiques par les hommes, la lutte spécifique contre les assignations de genre, etc.

L’idéologie du libre choix dans des rapports sociaux très inégalitaires est une mystification.

Rachel Silvera insiste, entre autres, sur la permanence, voire accroissement des inégalités salariales entre femmes et hommes, le poids du temps partiel, le soupçon maintenu de l’absentéisme ou de la moindre mobilité des femmes, le maintien du « spectre du salaire d’appoint ».

« L’objet de cet article est de montrer, à travers les exemples états-unien et français, comment l’État social façonne la division sexuée du travail et comment il s’adapte aux exigences économiques »

Hélène Périvier dans « De madame Au-Foyer à madame Gagne-Miettes. État social en mutation dans une perspective franco-états-unienne » souligne, entre autres, le déplacement/remplacement de « madame Au-Foyer » en « madame Gagne-Miettes » dans le cadre d’un maintien de la division sexuelle du travail défavorable aux femmes. Elle critique la survalorisation de la famille, le versement d’allocations à celle-ci, « l’allocation est perçue par la famille et ne procure aucun droit propre à la femme au foyer ». En travaillant comme salariées, les femmes obtiennent un salaire et des droits sociaux propres. « Cette autonomie économique a été incontestablement un moyen d’émancipation », Mais non une émancipation entière, qui supposerait un bouleversement de l’ensemble des rapports sociaux.

Les comparaisons entre États, de la gestion familiale, de la construction institutionnelles du marché du travail, permettent de mieux comprendre les obstacles à l’égalité.

Delphine Gardey revient sur le travail, sur « de quoi étaient faits les heures et les jours », des femmes de la révolution industrielle à la Seconde Guerre mondiale, en France et en Grande-Bretagne. L’auteure souligne, en premier lieu « l’événement historique majeur que continue, pour l’histoire économique et sociale contemporaine, la première révolution industrielle ». Je reste toujours surpris de la sous-estimation par certain-e-s de cette révolution, des bouleversements/recompositions/restructurations entraînés dans l’ensemble des rapports sociaux, de la rupture décisive (mais ni totale ni « universelle ») avec les sociétés de statuts personnels. Penser l’émancipation, c’est à mes yeux, penser l’émancipation en dépassement de cette organisation sociale (et de ses contradictions) et non en regard/espérance/retrouvaille des organisations antérieures à cette révolution. Ce qui ne dit rien sur les différents éléments à composer ou recomposer dans le futur.

L’auteure indique que « les historiennes ont mis en évidence les dimensions répressives des rapports de genre tant dans la sphère du travail que privée ». Ces historiennes ont aussi montré « la centralité du travail dans la vie des femmes du peuple durant cette longue période ». Le travail des femmes trop souvent occulté doit en effet être remis en perspective. Malgré les obstacles institutionnels, les douteux combats de certains syndicats contre leur travail, les femmes ont toujours travaillé.

« …loin d’être neutres, nombre de sphères ont été durablement naturalisées au masculin… le statut mineur des femmes (tant du point de vue civil que politique) a eu des effets durables sur la définition des possibles en termes professionnels et a contribué à un arrangement de genre particulièrement défavorable aux ambitions féminines ».

Sommaire

Introduction (Margaret Maruani)

I / Concepts et problématiques

  1. Le travail rémunéré dans l’histoire des femmes, par Michelle Perrot

  2. Le féminisme et la question du travail, hier et aujourd’hui, par Françoise Thébaud

  3. Le travail dans les études de genre, par Laura L. Frader

  4. Le travail comme enjeu des rapports sociaux (de sexe), par Elsa Galerand et Danièle Kergoat

  5. Le droit de la non-discrimination en Europe, par Marie-Thérèse Lanquetin

  6. Égalité professionnelle, diversité et lutte contre les discriminations, par Jacqueline Laufer

  7. Pourquoi la mixité fait-elle encore parler d’elle ?, par Nicole Mosconi et Françoise Vouillot

  8. L’enfant comme obstacle à l’égalité professionnelle, par François de Singly

  9. Au four, au moulin… et à l’empowerment. La triple captation et l’exploitation du travail des femmes dans le développement, par Blandine Destremau

  10. Articuler genre, classe et race. Approches empiriques, par Amélie Le Renard

  11. Temporalités, parcours de vie et de travail, par Marc Bessin

II / Travail, éducation et genre aux quatre coins du monde

  1. Écoles : égalité et inégalités à l’échelle du monde, par Christian Baudelot et Roger Establet

  2. Genre et marché du travail aux États-Unis, par Ruth Milkman

  3. Genre et marché du travail en Chine, par Tania Angeloff et Xiaojing Tang

  4. Genre et marché du travail en Inde, par Kamala Marius

  5. Genre et marché du travail au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, par Fatiha Talahite

  6. Genre et marché du travail en Afrique subsaharienne, par Thérèse Locoh

  7. Genre et marché du travail en Amérique latine, par Lais Abramo et María Elena Valenzuela

  8. Genre et marché du travail en Russie, par Irina Tartakovskaïa

  9. Genre et marché du travail dans l’Union européenne, par Margaret Maruani et Danièle Meulders

  10. Temps plein, temps partiel : la flexibilité à la japonaise, par Kimiko Kimoto et Asuka Akiyama

III / Inégalités durables 

  1. Crises, chômage et cohésion sociale du Nord au Sud de l’Europe, par Carlos Prieto

  2. Mouvements de l’activité des femmes dans le temps et l’espace, par Margaret Maruani et Monique Meron

  3. Précarité et pauvreté : comment mesurer la dépendance financière des femmes, par Danièle Meulders et Síle O’Dorchai

  4. Le sexe des métiers en Europe, par Thomas Amossé et Monique Meron

  5. Conditions de travail et santé au travail en Europe, par Laurent Vogel

  6. Les écarts de rémunération en Europe, par Rachel Silvera

  7. Le plafond de verre : un regard franco-américain, par Jacqueline Laufer

  8. De madame Au-Foyer à madame Gagne-Miettes. État social en mutation dans une perspective franco-états-unienne, par Hélène Périvier

  9. Le travail des femmes en France et en Grande-Bretagne de la révolution industrielle à la Seconde Guerre mondiale, par Delphine Gardey

  10. Les femmes dans les positions de pouvoir en Europe, XIXe-XXe siècles, par Sylvie Schweitzer

  11. Les femmes dans le secteur informel, par Sadio Ba Gning

  12. Le marché de l’emploi domestique en Amérique latine : changements et permanences,par Bila Sorj

IV / Débats contemporains

  1. Travail, genre et migrations internationales, par Ariane Pailhé

  2. Enseignement et genre en situation coloniale (Maghreb, Afrique, Inde, Indonésie, Indochine), par Pascale Barthélémy et Rebecca Rogers

  3. Syndicalisme et représentation des femmes au travail, par Sophie Pochic et Cécile Guillaume

  4. Comment parler du harcèlement sexuel ? Une comparaison franco-états-unienne, par Abigail C. Saguy

  5. Genre et travail artistique, par Hyacinthe Ravet

  6. Genre, travail et culture visuelle, par Juliette Rennes

  7. Femmes, genre et sciences : un sexisme moderne ?, par Nicky Le Feuvre

  8. Genre, technologie et cyberféminisme, par Judy Wajcman 

  9. Prostitution et marché du travail du sexe : une perspective transnationale, par Marylène Lieber

  10. Neurosexisme et société, par Catherine Vidal

Un « état des savoirs » pour les syndicalistes, les féministes et pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent un autre monde, une autre organisation de la société, l’égalité réelle entre les femmes et les hommes au travail comme dans l’ensemble des rapports sociaux.

Et aussi un « rappel » sur la place centrale du travail dans les rapports sociaux, sur les effets de la mondialisation capitaliste, sur les persistances des inégalités et leurs fondements matériels.

Sans oublier, la nécessaire prise en compte du système de genre pour analyser les constructions sociales, toutes les constructions sociales et dénaturaliser les assignations. Une invitation à penser et faire des choix politiques pour l’égalité réelle.

Sous la direction de Margaret Maruani : travail et genre dans le monde – l’état des savoirs

La Découverte / Mage, Paris 2013, 464 pages, 29,50 euros

Didier Epsztajn

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