Projections : un piano et des mondes (2)

Pianiste seul-e face à cet instrument multiple…

Au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir aussi : Projections : un piano et des mondes et les disques solo d’Aki Takase « My Ellington » et d’Abdullah Ibrahim (Dollar Brand) « Ode To Duke Ellington » Autour du Duke (2)

cd1Pour retrouver cette ambiance si particulière et si colorée de l’univers d’Antonio Carlos Jobim, huit pièces en solo et une en duo avec Jamey Haddad aux percussions. Sous les doigts de Fred Hersch, un voyage de l’autre coté de l’océan, une échappée aux saveurs aromatisées, la musique comme joie et danse.

Fred Hersch plays Jobim, Sunnyside Communications, 2009

cd222 morceaux comme autant de fils tissant les mémoires et les musiques. Disque hommage aussi à John Coltrane « Prelude ‘for Coltrane’ » ou « For Coltrane », ou Duke Ellington « In a sentimental Mood », à l’Afrique « Tookah » ou « Banyana, children ofv Africa », réminiscence de musiciens européens. Celui qui fut Dollar Brand, est un passeur de mémoires. Un beau disque de piano entre méditation, souvenirs et histoire du jazz. Une mention particulière pour « Blue Bolero ».

Abdullah Ibrahim : Senzo, Intuition 2008

cd3Si trois pièces sont dédiées, l’une à Duke Ellington « L’Héritage » l’autre à Don Cherry et Ed Blackwell « Patchwork » et la troisième à Bud Powell « A l’origine », il me semble que la leçon de Thelonious Monk n’est jamais très loin dans certaines hésitations, tâtonnements, brefs silences, bifurcations, au delà de réinventions comme « Friday The 13th » et « Gallop’s Gallop »

Entre mélancolie, espièglerie et insouciance. Toujours loin de l’ennui.

Intéressante présentation de David Faroult « les solos intempestifs de François Tusques »

2 Cd François Tusques : l’étang change (mais les poissons sont toujours là), improvising beins 2012

cd4C’est toujours avec plaisir que je retrouve les univers de Paul Bley. Loin des effets de mode, le pianiste semble explorer inlassablement les clairs-obscurs. Il distille des notes, rythme des mélodies, sans céder à la facilité, sans s’interdire des fulgurances. Ici, nous sommes du coté de l’errance.

Cd Paul Bley : Solo in Mondsee, enregistré en avril 2001, ECM 2007

Didier Epsztajn

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