Recension du livre de Félix Boggio Ewanje-Epee, Stella Magliani-Belkacem : Les Féministes blanches et l’Empire

1Avec l’aimable autorisation de la revue ContreTemps 

L’ouvrage de Félix Boggio Ewanjé-Epée et Stella Magliani-Belkacem est un travail de réécriture de l’histoire des féminismes durant les pages sombres du colonialisme, sujet brûlant et qui reste d’actualité. Ce livre au titre provocant, Les féministes blanches et l’empire, traite d’un sujet audacieux : l’analyse des mouvements « féministes blancs hégémoniques » et leur rapport à l’Empire. Décoloniser le « féminisme français » est une démarche assez complexe mais nécessaire ; il s’agit pour les auteurs de rappeler « l’héritage ambigu du mouvement féministe français, ses affinités stratégiques avec le projet impérial, son aveuglement face à la double oppression de celles qui sont à la fois femmes et non blanches ». Pour eux cette démarche permet de comprendre les raisons pour lesquelles le « féminisme français est en crise ».

Cette recherche qui a pour ambition de donner un « autre récit » (p.16) du féminisme français reste néanmoins approximative dans la désignation de son objet car on peut se demander s’il est pertinent de parler d’un« féminisme français ». Même si ce dernier est identifié comme étant le féminisme hégémonique représenté par certains groupes comme le Collectif National pour les Droits des Femmes, Ni Putes Ni Soumises, ou encore, pour l’époque coloniale, les Suffragettes, cette appellation reste bien vague et imprécise. L’histoire de ce qu’ils appellent le « féminisme français » correspondrait plus à une histoire des féminismes français hégémoniques. Sur la période des 19e et 20e siècles, différents mouvements féministes émergèrent et tous n’étaient pas d’accord sur les priorités à donner. Pour certains mouvements comme les Suffragettes, les droits politiques étaient prioritaires car ils permettraient d’obtenir les droits sociaux par la suite, leur combat consistait donc à viser une émancipation politique et l’obtention du droit de vote et d’éligibilité. Pour d’autres mouvements en revanche les droits sociaux étaient la priorité. Les divergences en termes de priorités amenant ces mouvements à opter pour différentes stratégies, soit celle dont l’objectif est d’obtenir des « réformes ponctuelles » successives, des droits civils et économiques aux droits politiques ; celle de « l’assaut » qui consiste à chercher à obtenir les réformes « fondamentales » (les droits politiques) par tous les moyens, pour que les femmes puissent participer directement à l’élaboration des autres réformes nécessaires. Enfin, la stratégie des féministes socialistes, qui entretiennent peu de relations avec les mouvements féministes, qui exhortent à lutter pour un bouleversement complet du système économique et politique — condition sine qua non d’une véritable libération des femmes »1. De ce fait, ce féminisme « blanc » dont parlent les auteurs était et est hétérogène.

L’ouvrage a cependant le mérite de mettre en avant le « Blanc », dans l’expression « féministes blanches », comme catégorie au même titre que le « Noir » ou « l’Arabe ». Ces catégorisations d’un point de vue méthodologique permettent de mettre en lumière les différents rapports de pouvoirs dans la formation des identités racisées. Or le problème de ces catégorisations réside dans l’essentialisation qui en découle parfois, elles doivent constamment être interrogées et déconstruites dans l’étude du racisme.

La concurrence des minorisés sous l’Empire.

Cette histoire du « féminisme français » est sans aucun doute à écrire2, l’implication des féministes françaises dans la mission civilisatrice coloniale reste encore peu étudiée, même si l’on assiste ces dernières années à un nombre croissant de travaux, notamment académiques3, sur cette thématique. Comme l’indiquent les auteurs, la question du voile, et plus précisément l’analyse des positions féministes sur cette question, informe de manière pertinente les différents enjeux politiques et les différentes stratégies de pouvoir au sein même du féminisme. Le ralliement des féministes hégémoniques au pouvoir politique, visible lors des débats suscité avant la loi de 2004, évoque pour les auteurs l’adhésion de certaines féministes à cette fameuse cérémonie du dévoilement de 1958 en Algérie où l’on a vu des femmes musulmanes retirer leur voile publiquement à Alger. Dans ces deux événements la lutte contre le voile était vue comme une étape primordiale pour l’émancipation des femmes « indigènes ». Ces deux exemples historiques montrent selon les auteurs que non seulement les féministes négligeaient les oppressions raciales, mais qu’à leur tour elles racialisaient le sexisme en faisant des femmes voilées les éternelles soumises. Les « féministes blanches » saisissent « des opportunités stratégiques, des occasions d’avancer leurs propres revendications en profitant d’une ouverture offerte par le système raciste » (p.15). Ce qui amène les auteurs à contester le terme d’ « instrumentalisation » qui ne permettrait pas selon eux de mettre en lumière les stratégies conscientes des groupes féministes. À la place, ils proposent le terme de « ralliement », les « féministes blanches » ont volontairement décidé de s’allier au pouvoir raciste, c’est pourquoi selon les auteurs il est important d’aller au delà de la simple idée d’une récupération politique et médiatique de la question de l’égalité homme-femme.

En effet, on peut trouver dans le contexte colonial quelques exemples précis de féministes qui se rallièrent au pouvoir raciste. Dans le contexte de l’Algérie, car c’est de ce contexte dont il s’agit dans le livre, la cérémonie du dévoilement fut effectivement une orchestration politique, une dernière tentative en faveur d’une Algérie française. Mais les initiatrices de cette mise en scène citées dans l’ouvrage, Mme Salan et Mme Massu, ne se disaient aucunement féministes et ne l’étaient certainement pas. Sur le rapport des féministes à l’Empire, il semblerait que les féministes françaises aient pour une large majorité participé à la mission civilisatrice française en Algérie et j’ajouterai même qu’elles ont utilisé la question de l’émancipation des femmes « indigènes » pour améliorer leurs propres conditions. Prenons l’exemple des positions de certaines féministes françaises face au projet de loi Blum Violette de 1936 proposant d’octroyer la citoyenneté à quelque 20000 indigènes hommes ayant prouvé leur loyauté envers la France (militaires, instituteurs, etc.,). Certaines féministes françaises, notamment dans le journal nord-africain Femmes de Demain4, expliquaient clairement que la priorité en termes de droits politiques devait concerner les femmes françaises d’abord. Les hommes « indigènes », dépourvus de tout droit, étaient vus comme des adversaires à l’acquisition des droits politiques des femmes françaises. De ce fait, les représentations transformant les femmes « indigènes » en victimes devenaient la stratégie par laquelle les féministes allaient délégitimer les prétentions égalitaires des hommes « indigènes ». La colonisation, vue à travers la « concurrence des minorisés», met en relief un dilemme lié à la question de l’émancipation : celle de savoir quel groupe est prioritaire en termes d’émancipation. Dans cette concurrence, aussi bien les hommes « indigènes », les femmes françaises que les femmes « indigènes » étaient des candidats à la libération. Traiter de la « concurrence des luttes » visible lors des débats de 2004 ; il faut cependant ajouter que, durant la colonisation, cette concurrence existait déjà et n’est pourtant pas assez mise en avant dans l’ouvrage. Il est ainsi nécessaire de souligner que dans cette lutte pour l’émancipation, les « féministes blanches » invisibilisaient les femmes « indigènes » mais n’étaient pas les seules à le faire.

D’une manière récurrente, l’ouvrage ne prend pas en compte la complexité des débats et la pluralité des protagonistes, et tout particulièrement sur la période coloniale où les femmes « indigènes » étaient invisibilisées par les idéologies nationalistes de l’époque. Pour les mouvements nationalistes en Algérie, la question de l’amélioration du statut des femmes « indigènes » était secondaire. La priorité était donnée à la libération de la nation et la question de l’émancipation des femmes « non-blanches » a été ainsi instrumentalisée par les idéologies nationalistes comme ce fut le cas dans d’autres contextes historiques5. Effectivement on peut regretter, comme le font par ailleurs les auteurs, que le féminisme ne s’est pas inspiré « des luttes de libération nationale comme des luttes contre le racisme. Ces mouvements fournissaient des exemples, de masse ou révolutionnaires contre une oppression autonome de la domination de classe » (p.34), mais il faut aussi s’interroger sur les effets pervers des stratégies des luttes nationalistes et antiracistes sur la libération des femmes. Il me semble pertinent de faire le bilan de cette stratégie, notamment en donnant la parole aux anciennes combattantes algériennes, à qui après l’indépendance on a « gentiment » demandé de retourner au foyer. On peut s’insurger contre l’invisibilisation des femmes « non blanches » par certains mouvements féministes français, mais on peut aussi le faire quand cette invisibilisation est le fait d’associations et des militants qui, aujourd’hui comme à l’époque coloniale, ont mis cette question au second plan. Les Indigènes de la République par exemple sont interpellés par les médias, les politiques et certains courants féministes hégémoniquessur cette question de l’émancipation des femmes des quartiers, à laquelle le mouvement ne semble pas donner son importance. Le reproche qui lui est fait est de faire passer l’amélioration des conditions de vie des femmes au second plan de leurs revendications, après la lutte contre le racisme, le chômage, l’islamophobie etc. Pour donner un autre exemple, les Indigènes de la République posent la question de l’identité homosexuelle et de ces revendications propres comme une pure création des sociétés « occidentales blanches » qui ne concerneraient pas les « non blancs » ; et c’est ce qui explique l’inexistence de cette problématique dans le mouvement. Effectivement on imagine bien que cette question ne fait pas l’unanimité dans certains quartiers, mais où l’a-t-elle fait ? Pour paraphraser Houria Bouteldja, certains individus confondent le terme de priorités avec hiérarchie6, si ce qu’elle dit est le cas, la question de l’émancipation des femmes « non blanches » par exemple sera mise au devant de la scène par le mouvement.

Des voix « blanches » minoritaires

Selon les auteurs, aucune féministe « blanche » n’aurait contesté la colonisation française et n’aurait porté un intérêt quelconque à l’émancipation des femmes « non blanches ». Or, paradoxalement, ils précisent que le ralliement des féministes « est ambigu, complexe » (p.15). Mais, dans leur analyse, le rapport des féministes à l’Empire semble parfois simplifié. Alors que l’ouvrage essaie d’exposer les différents courants féministes présents lors des débats précédents la loi de 2004, on assiste à une schématisation des débats et du « féminisme » pendant la colonisation. Les auteurs affirment clairement que ce qu’ils appellent le féminisme français « est marqué par des contradictions, des ambivalences, des points aveugles, notamment quant à la question coloniale et raciale » (p.16). Mais où sont ces contradictions dans l’ouvrage ? Ils auraient pu relever quelques voix de minoritaires, en l’occurrence des femmes « blanches », qui se sont élevées contre ces discriminations raciales et sexuelles. Paule Husset, journaliste pour le journal Femmes de Demain, pensait qu’il était possible de s’unir entre femmes françaises et femmes « indigènes », mais pour cela il fallait mettre un terme aux clichés. Selon elle, les Français et les Françaises avaient le tort de voir en toute femme colonisée « la « Fathma » qui fait le ménage et qu’on peut traiter sans ménagements. On oublie qu’il y a des rangs sociaux chez les musulmans et que l’on se comprendrait au moins aussi bien entre femmes de la même classe et de races différentes qu’entre femmes de classes différentes et de même nationalité »7. En plus des discriminations liées à la « race » et au « sexe », elle relève les inégalités liées à la classe sociale. Durant le mouvement national en Algérie, les alliances entre travailleurs et travailleuses avaient un véritable sens aussi bien dans les luttes nationales que pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs/travailleuses.

Bien avant Husset, la féministe Pauline Roland, déportée en Algérie, insistait sur la pluralité des femmes dans le groupe même des « indigènes ». Dans une lettre datant de août 1852, elle raconte avoir vue en Kabylie « la femme bête de somme et l’odalisque du harem d’un riche. J’ai dormi près des premières, sur terre nue, et près des secondes, sur l’or et la soie ; là ne trouvant pas même une jatte pour boire ; ici, (…) (se) lavant dans l’argent massif »8. Pour elle, les femmes « indigènes » et les femmes européennes étaient dites plurielles, « la femme européenne sous toutes les faces. Je venais d’étudier, à Saint Lazare, la religieuse et la courtisane françaises, à Alger j’ai vu rassemblées, dans le même couvent, la religieuse, la repentie, l’adultère et les fillettes que l’on élève pour être religieuses, repenties ou adultères »9. Selon elle, toutes les femmes étaient esclaves sans distinctions de « race » et/ou de classe. Pauline Roland au XIXème siècle avait cette volonté de créer un « nous » féminin universel. Quant à Hubertine Auclert, citée dans l’ouvrage, comme une des premières « théoriciennes d’un féminisme impérialiste » (p.18), elle reste le personnage féministe le plus complexe de cette période. Elle n’a pas contesté la colonisation mais cela ne l’a pas empêché de s’opposer à la fois à la politique coloniale et aux traditions coutumières, notamment de polygamie, les mariages impubères, les questions d’héritage, etc. Féministe prônant ce qu’elle appelait la « fusion des races », projet qu’il faut évidement interroger, elle proposait déjà dès le début du XXème siècle d’octroyer le droit de vote à quelques « indigènes » hommes. Alors, si derrière la question de ralliement des « féministes blanches » au pouvoir politique raciste se cache cette question très large de l’émancipation, il reste à savoir comment définir les termes de l’émancipation des femmes. La notion d’universalisme est vue par les auteurs comme étant« néfaste » (p.52) dans le mouvement du féminisme français hégémonique, car l’universel prend ici une définition eurocentrée. Il est vrai que cet universalisme venu de « l’occident » limite les champs des possibles en termes émancipation, les Autres femmes se ne reconnaissant pas dans ce modèle et proposant d’autres stratégies possibles selon leurs contextes, se voient souvent délégitimer en tant que féministes. Alors que ces femmes venues d’ailleurs en interrogeant cet universalisme essaient de réfléchir sur quels critères généralisables peuvent se fonder des alliances féministes entre groupes d’horizons différents. Mais aussi comment d’autres voies féministes sont pensables.

Les féministes « non blanches » et l’Empire

L’ouvrage de Félix Boggio Ewanjé-Epée et Stella Magliani-Belkacem ne peut être que polémique, mais c’est là aussi une occasion de confronter les thèses problématiques avancées avec l’histoire d’un « féminisme indigène » qui nous fait voir la complexité des rapports de pouvoir et des enjeux liés à la hiérarchisation des luttes. Cette analyse peut nous amener à interroger la place des féministes « non-blanches » qui ont pointé du doigt cette concurrence des minorisés et de son implication pour penser la libération des femmes souvent passée au second plan dans l’agenda des luttes. Certes l’ouvrage a le mérite de nous rappeler l’exemple de la formation de la Coordination des femmes noires émergeant dans les années 1970 comme un mouvement contestant la non représentation des femmes « non blanches » dans le mouvement féministe de l’époque. Or, il est fort utile de rappeler que durant la période coloniale en Algérie des voix minoritaires de femmes « non blanches » émergèrent. Et je ne parle pas de Nafissa Sid Cara ou de Rebiha Kebtani citées dans l’ouvrage comme étant au service de la politique coloniale. Mais des voix minoritaires de femmes s’exprimant par l’intermédiaire de clubs féminins, d’associations comme celle de l’Association des Femmes Musulmanes créée en 1946 par Mamia Chentouf et Nafissa Hamoud et luttant pour l’amélioration des conditions de vie des femmes musulmanes. Et que dire de Djamila Débèche10 ? Féministe, dans les années 1940-1950, elle luttait aussi pour le droit de vote des femmes « indigènes », l’instruction pour toutes les femmes, pourtant elle ne protesta pas contre la colonisation. Au même titre qu’Hubertine Auclert, elle croyait en l’union des communautés dans une Algérie vivant en paix. Elle regrettait malgré tout que la colonisation n’ait pas été bénéfique pour les femmes « indigènes » qui s’éloignèrent des bienfaits de la civilisation musulmane d’antan, et faisait d’elles les grandes perdantes de l’Histoire. Elle comprit parfaitement le dilemme des femmes « indigènes » tiraillées entre deux idéologies, entre deux modèles d’émancipation, celui de devoir « choisir » entre l’assimilation et être vue comme une renégate par sa communauté ou bien au contraire rester fidèle aux traditions de son groupe.

Pour conclure, il est indispensable d’interroger le rapport des féministes « blanches » à la colonisation, mais dans ce travail de rétrospective historique il faut relever toutes les contradictions et toutes les ambigüités, ce que ne font malheureusement pas assez les auteurs. En outre, tout aussi pertinent, dans une démarche complémentaire, de se questionner sur le rapport des féministes « non blanches et de l’Empire », d’interroger les mouvements allant de la « marge jusqu’au centre » (p.109) afin d’observer les effets de la lutte nationale et de la lutte antiraciste sur l’émancipation des femmes « non blanches ». Tout comme il faudrait s’intéresser à ces femmes anonymes et oubliées de l’histoire, sur leur expérience coloniale, car le féminisme est bien loin d’être l’histoire de toutes les femmes.

Félix Boggio Ewanje-Epee, Stella Magliani-Belkacem : Les Féministes blanches et l’Empire, La Fabrique, Paris 2012

Karima Ramdani, doctorante au Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CRESPPA), Εquipe Genre Travail Mobilités (GTM). Publié dans le n° 18 de la revue ContreTemps contre-temps 18

Lire aussi la critique parue dans NQF : a-propos-du-livre-les-feministes-blanches-et-lempire/

1 Klejman Laurence, « Les congrès féministes internationaux », dans Cahiers Georges Sorel, n°7, 1989, p.9.

2 L’ouvrage de Maïté Albistur et Daniel Armogathe, Histoire du féminisme français du Moyen âge à nos jours, en dépit de la richesse des informations qu’il contient, sur les différents événements historiques, sur les différents acteurs/actrices et les différents thèmes qui ont façonné les féminismes français, reste tout de même critiquable. En effet, très peu de remarques, quasiment aucune, ne parlent des mouvements féministes français et de leur rapport avec la colonisation. On en vient à se poser la question de cet impensé. Quelques années plus tard, on peut faire la même remarque avec la publication de l’ouvrage, L’égalité en marche. Le féminisme sous la Troisième République de Laurence Klejman et Florence Rochefort, qui dit vouloir dans son introduction faire une histoire critique du féminisme français alors plurielle mais dont les références à l’histoire coloniale et le rapport des féministes françaises avec la colonisation sont très minimes, hormis lorsqu’il parle d’une féministe comme Hubertine Auclert célèbre suffragette reconnue entre autres pour son ouvrage, Les femmes arabes en Algérie, Paris, Société D’éditions Littéraires, 1900, 260 pp.

3 Les ouvrages comme celui de Monique Gadant, Le nationalisme algérien et les femmes, celui de Fatima Zohra Sai, Mouvement national et question féminine, ou encore l’ouvrage de Diane Sambron, Les femmes algériennes pendant la colonisation, ont le mérite de mettre en avant l’instrumentalisation de la question de l’émancipation des femmes « indigènes » aussi bien par le système colonial que par les mouvements nationalistes algériens.

4 Nous avons différents journaux et revues s’intéressant aux conditions féminines dans la colonie algérienne comme : La Voix des Femmes (1917), La Femme Algérienne (1933), Femmes d’Algérie (1944).

5 Voir par exemple l’article d’Al Sadda Hoda, « Le discours arabe sur l’émancipation féminine au 20ème siècle », dans Vingtième Siècle. Revue d’histoire, n°82, avril- juin 2004, p 81-89 ; Lal Maneesha, « Sexe, genre et historiographie féministe contemporaine : l’exemple de l’Inde coloniale », dans les Cahiers du Genre, n°34, 2003, 149-169 pp ; Mc Clintock Anne, « Race, classe, genre et sexualité : entre puissance d’agir et ambivalence coloniale », mise en ligne le 20 sept 2007, sur le site : http://multitudes.samizdat.net/spip.php?page=imprimer&id_article=2677

6 Bouteldja Houria, « Ma réponse à Madjid », mise en ligne le 10 mars 2013 sur le site : http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/1462-ma-reponse-a-madjid.html

7 Husset Paule, « Elles et Nous », dans le journal Femmes de Demain, n° 23, le 1er octobre 1936, p. 4.

8 Rude Fernand (introduction), Pauline Roland, Arthur Ranc, Gaspard Rouffet. Bagnes d’Afrique. Trois transportés en Algérie après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, Paris, La Découverte, 1981, p. 130.

9 Rude Fernand (introduction), Pauline Roland, Arthur Ranc, Gaspard Rouffet. Bagnes d’Afrique. Trois transportés en Algérie après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, Paris, La Découverte, 1981, p. 129.

10 Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages dont : Débèche Djamila, Les musulmans algériens et la scolarisation, Alger, Imp.Charras, 1951, 24 pp, L’enseignement de la langue arabe en Algérie et le Droit de vote aux femmes algériennes, Alger, Imp.Charras, 1951, 32 pp.

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