Concerts (2)

Certains concerts ont laissé des traces, dans l’imaginaire et sur des disques.

Heureusement, car la présence du public, la nature des salles et d’autres éléments, quelques fois plus contingents, font qu’il se passe quelque chose de plus, un peu au delà… Au hasard de ré-écoutes récentes.

Voir aussi : Concerts

cd1Benoît Delbecq au piano et Marc Ducret à la guitare pour une conversation à deux, une discussion tantôt contrôlée tantôt exubérante, une musique entre inquiétude et sérénité, entre « Enquête » et « Un peu d’histoire ». Un vrai dialogue sonore au pays où les noms sont des noms, un pays entre mémoire et projection dans le futur.

Enregistré en concert au Théâtre du Châtelet, le 6 juillet 2006.

Cd « bleu sur scène », Sans Bruit, sbr002

cd2Ils et elle devaient être en sextet pour ce concert, l’un loupe son avion et c’est un quintette qui nous propose plus de 1h30 de musique sans artifice et d’une richesse peu ordinaire : Steve Lacy (soprano saxophone), Steve Potts (alto et soprano saxophones), Irène Aebi (violoncelle, violon et voix), Jean-Jacques Avenel (contrebasse) et OliverJohnson (percussions). Le pianiste Bobby Few sera présent pour la dernière pièce présentée « The Whammies ».

Composées par Steve Lacy, ces différents morceaux permettent des expressions diverses, du solo au sextet, en passant par un formidable duo de saxophones « Three points »…

A noter que le groupe avec piano sonne très différemment, mais Steve Lacy n’indiquait-il pas en juin 1990 à Christian Gauffre de Jazz magazine (n° 394) : « Sans le piano, la couleur est très différente. La musique est plus sèche. Le piano est une composante liquide dans notre musique, très importante pour remplir l’espace derrière la voix ».

Chacun-e contribue à faire de cette musique un incontournable des années 70/80, immédiatement identifiable. Je garde un faible pour les interventions vocales d’Irene Aebi, les leitmotivs resurgissant ponctuellement et la sonorité globale de cet ensemble. Les différentes combinaisons de Steve Lacy offrent bien des surprises. Sur des thématiques propres au compositeur-saxophoniste de larges plages d’improvisations où chacun-e prend place. A réécouter régulièrement.

Note en français par Jean Buzelin

2 Cd Steve Lacy : Two, Five & Six Blinks, enregistré le 12 février 1983 au Rote Fabrik Zurich, Hat Art 1997

cd3C’est toujours avec un grand plaisir que j’écoute les disques d’improvisations collectives animées par Cecil Taylor. Cet immense pianiste construit des univers où peuvent se combiner les expressions, les colorations de chaque instrumentiste. Sur une toile tissée par le piano, les uns et les autres font entendre leurs voix, en dialogues ou en ensemble. Cecil Taylor (piano), Longineu Parsons (trompette), Harri Sjôstrôm (saxophone soprano), Charles Gayle (saxophone tenor), Tristan Honsinger (violoncelle), Sirone (contrebasse) et Rashid Bakr (batterie).

Construction poétique époustouflante.

Cd Cecil Taylor Ensemble : Always a Pleasure, enregistré le 8 avril 1993 pendant The Workshop Freie Musik à Berlin, FMP 1996

Didier Epsztajn

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