Duo piano saxo/clarinette/trombone

Parmi les duos possibles, je garde un attachement pour la formule piano saxophones, clarinettes ou trombones.

Particulièrement ouverte aux dialogues, aux décalages, aux inventions, cette alliance sonore réserve de multiples surprises.

Au hasard de ré-écoutes récentes.

Lee Konitz & Martial Solal en concert à Hambourg en 1983. Une liberté de ton pour un duo saxophone alto / piano très harmonieux. Grande musicalité de l’un et de l’autre, une sorte de « classicisme » mais néanmoins très habité pour ce « Star Eyes ». Deux grands musiciens, improvisateurs, belles plages de solo, et accordés…

Cd Hat Hut, 1998


Muhal Richard Abrams (piano) et Fred Anderson (saxophone ténor), puis M.R. Abrams et George Lewis (ordinateur portable et trombone) pour une double célébration du 80e anniversaire du pianiste et compositeur.

Le premier duo « Focus, ThruTime…Time » se décline dans un cadre strictement acoustique, le second « SoundDance » mêle des textures sonores acoustiques et électroniques.

Dans un cas comme dans l’autre, l’art de l’improvisation. Ni l’âge ni le temps n’érodent la créativité de ces musiciens. Un double disque rare, actualisant plus de 50 ans de musique.

Cd Pi Recording, concert d’octobre 2009 et septembre 2010


Musique apaisée. Regard en arrière après les années de déchaînement. Mais toujours cette liberté, cette inscription dans le blues. Deux instrumentistes, une entente. Dollar Brand au piano, Archie Shepp au soprano, alto et tenor sax. Comment ne pas succomber au charme simple de « Moniebah ».

Duet, un Cd Denon, 1990


Le piano ou le piano électrique de Gil Evans et le saxophone soprano de Steve Lacy. Je souligne notamment les transcriptions de pièces de Charlie Mingus. Une belle entente, des sonorités chaudes pour ce bel album « Paris Blues ». Personnellement, je préfère le piano à son compère électrique. Un disque à mettre, me semble-t-il, du coté des très bons disques de Steve Lacy.

Cd Owl enregistré en novembre 1987


« Parler d’amour sous toutes ses formes »

Matthew Bourne au piano et Laurent Dehors aux clarinettes, saxophone ténor, cornemuse et harmonica. Grande complicité et réussite incontestable pour ces improvisations de quelques chansons sans parole. De courts morceaux pleins de sensation, l’expression n’a pas forcément besoin de « longueur ». « Ce qui peut paraître paradoxal dans ce disque c’est qu’il n’y a pas une parole. On laisse un espace vide pour les gens qui l’écoutent. On a mis les notes, les gens mettront des couleurs, des mots, des sensations, et voilà ».

Cd « chansons d’amour », Emouvance, 2012


Sans oublier le duo Nelly Pouget / Marilyn Crispell évoqué dans une note consacrée aux femmes saxophonistes Elles soufflent

Didier Epsztajn

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