J’avais appris quelque chose

« Alors, je m’accroupis comme une petite personne auprès du singulier visiteur et me mis en devoir de l’entendre… ou bien d’imaginer ce qu’il ne pouvait dire… »

De petits paragraphes de quinze à vingt lignes. Entre poésie, tendresse, humour, des phrases et une histoire pouvant être lue de multiple manière.

Mis avant tout, la construction d’un univers enchanteur, d’un monde illuminé sorti de l’imagination débordante d’un écrivain aux mots colorés, des fleurs, des paysages, de la chaleur.

Un conte, une fable, une épopée écologique… Je choisis dans cette poésie, une lecture contre l’assignation (mais pourquoi cette phrase « Les femelles de toutes espèces, toujours sensibles à l’étrangeté, se montraient fascinées par les manières peu normales du Foufou » ?), la construction de intelligence et de la capacité d’agir contre la « nature » des êtres, le refus du encore-toujours-là, l’inversion du grand et du petit, le partage contre le territoire, la pensée contre l’Alaya.

Des oiseaux, peut-être, du colibri au malfini et Foufou, la ronde des similitudes derrières les dissemblances… Un voyage au dessus du pays des Nocifs. Un hymne à la conscience, la neuve conscience à acquérir…

Patrick Chamoiseau : Les neuf consciences de Malfini

Gallimard, Paris 2009, 242 pages, 16,90 euros

Didier Epsztajn

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