Qui est fou/folle ?

Jonathan Coe nous convie à une satire de la classe dominante, de l’establishment, des liaisons légalement troubles entre industriels, journalistes et politiciens.

Pour forte qu’elle soit, la critique reste très collée aux personnages, à cette famille « Ce ne sont pas des monstres, tu sais. Pas vraiment », à ses arrogances. Un épisode transcende cependant cette orientation, un événement au cœur des investigations de Michael Owen.

D’abord au second plan, puis au centre, ce personnage de l’écrivain, devient lui même un élément de la recherche. Sa quête personnelle se mêle à cet ensemble déclenché par la folie de Tabiha.

Jubilatoire, l’écriture comme soulignement de l’histoire, invention de soi, liberté loufoque. Sans oublier que « Voler, Michael, n’est jamais dangereux. – Ah oui ? – Pas du tout. C’est s’écraser qui est dangereux. »

Du même auteur : La pluie, avant qu’elle tombe (Editions Gallimard, Paris 2009) Donner à (re)voir Imogen

Jonathan Coe : Testament à l’anglaise

Traduit de l’anglais par Jean Pavans

Editions Gallimard, Paris 1995, réédition Folio, 686 pages

Didier Epsztajn

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