Jazz en dialogues

Quelques enregistrements pour sortir des « sentiers battus » et errer dans les sonorités d’un instrument doublement présent. Parfois, en usage par delà les traditions. Des moments d’échanges ou de construction ensemble. Pour plonger dans des musiques qui ne s’épuisent dans une première écoute.

Au hasard de ré-écoutes récentes.

Joëlle Léandre et William Parker : deux (contre)basses, quelques fois un archet, improvisations, les instruments se mêlent, se répondent ou s’évadent vers des couleurs très contrastées, sonorités pleines ou disharmonies assumées, construction ouverte : Live at Dunois (Cd Leo records, 2009)

Andy Milne et Benoît Delbecq en 11 morceaux (plus deux, pour celles et ceux qui possèdent un lecteur SACD multi-canal, ce qui n’est pas mon cas). « Notre instrument a été joué par des milliers de défunts… mais combien sont morts en le jouant ? Pour exorciser cet axiome d’un clin d’œil, A opta pour la frappe des cadres de fonte et bois d’un geste de plume, ainsi que pour étouffement du milieu de l’instrument à l’aide de latex obsolète. B aida à flanquer le truisme au tout, se noya dans l’esprit et déclencha librement quelque variation électronique. Pannonica écoutait avec bonheur… en se rappelant »

Deux pianos, souvent mélodiques, parfois percussions, dialogue ou fusion. Where is pannonica ? (Cd Songlines, 2009)

Une rencontre entre un percussionniste « classique » Rolant Auzet et un percussionniste jazz Daniel Humair. Au delà des timbres des différents instruments, peu usités pour certains, de leur entremêlement ou de leur complémentarité, un univers de sonorités emportant les auditrices et les auditeurs avec beaucoup d’énergie et un peu de mystère hors des rythmes standardisés. Solo Print ( Cd Iris musique, 1996)

Deux saxes, Oliver Lake et Julius Hemphill pour faire ressortir à la fois les qualités propres de chacun et la capacité à se combiner pour six morceaux souvent mélodiques et un brin, mélancoliques.

Un exercice qu’ils sauront aussi déployer avec deux autres saxes (Hamiet Bluiett et David Murray) au sein du Word Saxophone Quartet, dont CAM vient de rééditer, en coffret, 6 albums, antérieurement parus chez Black Saint.

Oliver Lake, Julius Hemphill : Buster Bee, enregistré en 1978 (Cd Sackville, 2002)

Didier Epsztajn

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