La criminalisation de la migration irrégulière provoque de nombreuses violations graves des droits humains

Dans cette petite brochure du CETIM, Melik Özden nous rappelle quelques éléments souvent oubliés :

  • La migration est un phénomène aussi ancien que l’humanité

  • Les migrations internes sont quatre fois plus importantes que les migrations internationales

  • La Convention relative au statut des réfugiés (appelée Convention de Genève de 1951) ignore les victimes des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux

  • La migration, est de manière générale, toujours bénéfique pour les pays d’accueil

  • Contrairement à une idée reçue en Occident, la majorité de la migration internationale se déroule entre les pays du Sud.

« L’irrégularité » est une notion administrative, elle ne saurait être suspensive des droits humains malgré les mesures administratives, législatives et mêmes militaires prises par les pays riches du Nord.

L’auteur analyse successivement « Les causes de la migration internationale » en s’attardant sur les programmes d’ajustement structurel imposés par le FMI et le rythme de l’exode rural ; « Les problèmes rencontrés et les violations des droits humains des migrants durant le processus de migration » à commencer dans les pays d’origine et sans oublier que les « pays de destination ne se sont pas contentés de rendre le plus hermétique possible leurs frontières en utilisant la surveillance par radar, la construction de murs et même la mobilisation de leurs armées pour empêcher l’entrée de migrant-e-s par terre, mer ou air. Ils ont également conclu des accords bilatéraux avec les États d’origine et de transit, au détriment et en violation des conventions internationales en matière des droits humains et des droits des réfugiés, pour contrôler le plus efficacement possible les mouvements migratoires. »

Le chapitre trois est consacré à « La situation des migrants dans les pays d’accueil et à leurs frontières ». L’auteur n’oublie pas d’évoquer le nouveau délit de « solidarité » et le rôle de l’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures des États membres de l’union européenne (Frontex).

Avant de conclure, Melik Özden décline « Les mesures préconisées au niveau international pour la protection des droits des migrant-e-s »

« Il est temps également que les États honorent leurs engagements du respect du principe élémentaire de ces derniers , à savoir : l’égalité des droits et l’égalité devant la loi de tout un chacun »

Melik Özden : Pour le respect des droits de tous les travailleurs migrants

CETIM Cahier critique N° 9, 32 pages

http://cetim.ch/fr/publications_cahiers.php

Didier Epsztajn

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