Histoires de Cité

Lewis Mumford (1895-1990), historien et économiste, s’est spécialisé dans les transformations de l’urbanisme et de la technologie. La déshumanisation des rapports sociaux et collectifs dans le cadre du capitalisme industriel, dans cette « société de consommation » – il écrit au début des années 1960 – transforme les êtres humains en simples moyens de reproduction de l’accumulation du capital à l’intérieur de la Ville de ces années 1960. Il analyse cette construction urbaine comme une entreprise de perte de mémoire d’une humanité qui refuse son histoire. Il faudrait aujourd’hui, dans ce 21e siècle, poursuivre cette thèse pour aborder les raisons de toutes ces explosions sociales des « banlieues » laissées pour compte de ce soi-disant progrès économique et anti social. Pour lui, la Ville s’est forgée en lien avec la mine. Elle a mis en mouvement la démolition – capitaliste – des rapports entre les individus et des rapports entre ces individus et la nature. Une réédition nécessaire d’un classique devenu un incunable qui pose la question de la construction de notre futur, d’une ville qui réunisse plutôt que de séparer même si le déterminisme dont il fait preuve a beaucoup vieilli.

Lewis Mumford : La cité à travers l’histoire

préface de Jean-Pierre Garnier, Agone/Mémoires sociales, 922 pages

Nicolas Béniès

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