Crise industrielle : de quoi parle-t-on ?

La part de l’industrie dans la richesse créée a baissé. Elle a reculé en valeur, mais très peu en volumes jusqu’au déclenchement de la récession de 2008. Cette tendance est générale en Europe, malgré l’exceptionnalité allemande. En France, comme dans le reste du monde, les prix industriels baissent par rapport à l’ensemble1. La part des emplois suit la même trajectoire. Face à ce phénomène aux fortes conséquences sociales, il fallait bien que patronat et pouvoirs publics trouvent des explications qui les exonèrent de toute
responsabilité.
Il y a d’abord eu l’explication « chinoise », celle de la fuite « certes regrettable » des productions à faible valeur ajoutée. Puis, l’explication « allemande » à partir d’un supposé différentiel de coût salarial et de compétitivité. Le tout agrémenté de diverses gesticulations médiatiques sur les « concurrences déloyales » ou les « batailles pour l’emploi ». Les Etats généraux de l’Industrie en mars 2010 marqueront l’apogée de la jobardise avec un président
de la République qui promet une augmentation de l’activité industrielle de plus de 25%, la pérennisation de l’emploi et le retour à une balance commerciale industrielle durablement positive d’ici 2015 ainsi qu’un gain de plus de 2% de la part française dans la production industrielle de l’Europe (à 15). Rien que ça2 !

Lire la totalité de l’article de Claude Jacquin, expert auprès des Comités d’entreprises. Les Temps Nouveaux n°3, 2011 CJ crise industrielle

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