A demi vêtus et à demi dévêtus

Dès le début de l’ouvrage, la densité de l’écriture aspire la rêverie et donne un poids très particulier aux temps et aux personnages. D’une situation à la fois exceptionnelle et banale, la mort incongrue d’une femme à peine connue, à peine embrassée, si peu aimée, l’auteur nous plonge dans des variations autour du mensonge, des hésitations, des actes à moitié accomplis et la dissimulation. Le poids des incertitudes dans un phrasé lent et détaillé.

Le chapitre sur la reconnaissance confusion entre une ex-épouse et une prostituée me semble cependant plus convenu et projette une ombre bien traditionnelle et maussade sur ce beau roman.

Quoiqu’il en soit, laissez vous embarquer par cette variation entre « Je vais m’en aller » et « Je m’en vais ».

 Javier Marias : Demain dans la bataille pense à moi

Traduit de l’espagnol

Editions Rivages, Paris 1996, réédition en Folio, 451 pages

Didier Epsztajn

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