Les miroirs se sont fracassés

Souvenir d’un tatouage au dos d’une française, le scorpion est bien plus qu’une métaphore, pour l’écrivain palestinien, sur une place de parking. Entre dérision (Le père du narrateur a perdu sa jambe, non du fait de l’occupant israélien mais d’un clou rouillé) et lucidité sur la deuxième Intifada, le livre interroge aussi l’art du roman « Écoute : en général, pour pouvoir dire la vérité tu dois attendre que beaucoup de gens meurent, et de la même façon, dire la vérité peut causer la mort de beaucoup de gens. La narration est une chose dangereuse, très dangereuse. Il faut des masques, des déplacements, du mensonge donc. » Comment reconnaître la perte et l’accepter, faire de l’impuissance ou de la dérision une charge d’espérance.

Akram Musallam : L’Histoire du scorpion qui ruisselait de sueur

Traduit de l’arabe (Palestine)

Editions Sindbad, Actes Sud, Arles 2010, 111 pages, 15 euros

Didier Epsztajn

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