Au ras de l’eau

Dans le présent sans histoire de Helmer, paysan néerlandais par la force des choses, l’ombre du manque et du frère jumeau Henk, mort accidentellement.

Une maison trop grande, un père impotent, des gestes machinaux ou invariables. Un grignotage du temps par des changements d’étage, des modifications de décoration, des adaptations modiques dans la monotonie d’une vie.

Dans un paysage, où l’eau se mêle à la terre, géographie mouvante d’un plat pays. La brise d’un lettre de Riel, ex-fiancée du jumeau, une demande d’aide pour un fils, au même nom Henk.

Un fil de vie, d’espérance peut-être, un éclairage en demi-teinte, trop tardif pour combler l’automne d’une vie. « Je sais que je dois me lever, que le dédale de chemins et de petites routes non pavées, bordés de pins, de bouleaux et d’érables, est, à la faveur de ces arbres, déjà dans l’obscurité. Mais je reste tranquillement assis. Je suis seul. »

Gerbrand Bakker : Là-haut, tout est calme

Traduit du néerlandais

Editions Gallimard, Paris 2009, 350 pages, 21,90 euros

Didier Epsztajn

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