Disparition des femmes

Un homme Akhbar passe une frontière et rentre chez lui, après une guerre. Aucun nom de pays, mais la présence des soldats de l’Islam.

Dans cette ville, qu’il ne reconnaît que peu, Akhbar cherche sa mère, sa famille, sa bien-aimée. Il est confronté aux disparitions, celle des siens et celle plus générale des femmes derrière la bourka. « Aucun mouvement de leur corps ne franchissait cette montagne de tissu qui les dissimulait comme une grotte et rien ne révélait leur féminité. Tout ce qu’on voyait bouger ou marcher, c’étaient ces catafalques. Seul le froufrou du tissu révélait le cheminement d’êtres humains… »

Parcours et recherche de soi, du passé, errance dans les ruelles d’une ville, retour sur la guerre et angoisse de l’effacement. « Mais il ne trouvait aucun signe. »

L’espérance furtive derrière un tchador, un moment de rêverie puis un « visage fermé. »

Une insidieuse réalité contée par touches. Peut-être, cependant, une issue par l’inversion du signe et l’appropriation de l’assignation vestimentaire.

Murathan Mungan : Tchador

Traduit du turc

Actes Sud, Arles 2008, 110 pages, 14 euros

Didier Epsztajn

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