Fantômes à exorciser

Amsterdam, un enseignement pour exilés de l’ancienne Yougoslavie. Le dire des souffrances, des souvenirs, des destructions, de la guerre. Les textes pour dynamiser les mémoires.

Une trahison, des compromissions, le souvenir obsédant d’un monde détruit.

Une ironie mordante en voyage.

« J’observais les voyageurs, j’écoutais ce qu’ils disaient, même si je ne comprenais pas la langue, je flairais leurs odeurs, je laissais mon regard glisser sur leur visage comme sur un écran d’ordinateur et j’engrangeai dans ma mémoire des détails, oui, surtout des détails. Des images saisies par hasard me hantaient, plus ou moins longtemps. J’avais souvent l’impression que ce n’était pas moi qui leur avais ouvert la porte, mais quelqu’un d’autre. »

Un très beau livre sur les chemins de l’exil.

Dubravka Ugresic : Le ministère de la douleur

Traduit du serbo-croate

Albin Michel, Paris 2008, 324 pages, 22 euros

Didier Epsztajn

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.