Le lendemain, personne ne mourut

Comme un fleuve de mots, denses, souriants, les aléas incongrus d’une société strictement en vie. Dérives des familles, des hôpitaux, des pompes funèbres, de l’église, de la maphia, (orthographe de l’auteur), privés des arrêts de vie, en absence de mort. L’envers d’un décor en somme. Un violoncelliste, des enveloppes à l’encre violette, une émotion retenue sur des notes de jean sébastien bach (en minuscule dans le texte), comme une introduction à l’écoute des suites. Un conte ou un constat d’une ironie lucide.

Qu’importe alors que les dernières pages n’offrent pas la même densité. Un livre pour le plaisir d’un grand de la littérature portugaise. Et poursuivre en se plongeant dans par exemple « Histoire du siège de Lisbonne » ou « L’année de la mort de Ricardo Reis », chez le même éditeur.

José Saramago : Les intermittences de la mort

Traduit du portugais

Editions   Points Seuil, Paris 2008, 263 pages, 7 euros

Didier Epsztajn

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