Yiddish à Buenos Aires

 La toile de fond de ce roman est rappelée par Alberto Manguel dans une belle postface « En même temps que les paysans, artisans et ouvriers arrivèrent les autres, les artistes et les prostituées, et la nouvelle Sion put bientôt se targuer de posséder l’un des meilleurs théâtre yiddish du monde et l’une des chaines de bordels les plus actives. Une organisation tristement célèbre, Zwi Migdal, mit au point un système extrêmement efficace d’esclaves blanches et juives, lequel, sous la protection d’une police argentine corrompue, introduisit dans le pays et puis exploita des milliers de femmes. »

Le livre d’Edgardo Cozarinsky est une de ces dangereuses histoires inventées qui « Si elles sont bonnes, elle finissent par devenir réelles, au bout d’un certains temps elles se transmettent, et alors peu importe qu’elles aient été inventées, car il y aura toujours quelqu’un pour les avoirs vécues. »

Avec nostalgie, l’auteur mêle chronique policière, théâtre yiddish, tango et interrogations sur la fiction. Immigration et déracinement ; une traversée pleine de tendresse d’un monde disparu.

Edgardo Cozarinsky : Le Ruffian moldave

Traduit de l’espagnol (Argentine)

Actes Sud, Arles 2005, 169 pages, 17 euros

Didier Epsztajn

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