L’amour interdit de Chanda et Jugnu

Une histoire d’amour, de disparition et de meurtre, dans la communauté pakistanaise d’une ville anglaise. Sous fond de racisme blanc, les nostalgies d’un pays perdu et l’entrelacement d’histoires de famille, entre tourments, traditions et émancipations.

L’auteur utilise une écriture poétique et métaphorique qui au rythme des saisons fait contrepoint aux violences subies et exercées par les personnages.

Une interrogation sobre sur les imprégnations traditionnelles qui déchirent chaque être et, en particulier, les femmes qui assument, mais jamais totalement ni sans conséquences dans leurs propres corps, la transmission de codes, de traditions culturelles ou religieuses.

Nadeem Aslam nous attache aux facettes multiformes de ses personnages. Sa critique de la cruauté, de l’intolérance et de la religion islamique réellement existante dans cette communauté déracinée n’est jamais manichéenne. Un grand livre sur l’amour fou, la foi et la difficulté d’être.

Je relie ce regard tendre et sans complaisance, avec celui d’Amos Gitaï dans son film Kaddosh sur la communauté orthodoxe juive de Jérusalem.

Sur le même auteur : Fresques cachées, tête de Bouddha, livres cloués

Nadeem Aslam : La cité des amants perdus

Seuil, Paris 2006, 425 pages, 23 euros, réédition Points Seuil

Didier Epsztajn

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