Les dix points clés de l’accord entre la gauche républicaine catalane (ERC) et la candidature d’unité populaire (CUP)

Les républicains et les anticapitalistes se sont mis d’accord pour fixer un délai de deux ans à la table de dialogue et pour donner un tournant de gauche aux politiques sociales.

Le premier obstacle qui se dressait, devant l’investiture de Père Aragonès à la présidence du gouvernement catalan, a été surmonté grâce à l’accord signé entre « ERC » et les 9 députés de la « CUP » qui se sont engagés à voter en faveur de l’investiture du candidat républicain. Cependant le compte n’y est pas et Aragonès aura besoin, aussi, du soutien de « Junts per Catalunya » afin de s’assurer la majorité nécessaire au sein du Parlement catalan. Voici les dix point principaux de l’accord entre républicains et anticapitalistes. Lire la suite

Mina Idir : Lettre de démission du PCF

J’ai décidé il y a presque une semaine de quitter le parti communiste français, et de démissionner de toutes mes fonctions. Cela a été rendu public ce samedi, et rien ne doit être caché, occulté. J’ai reçu depuis des messages de soutien qui font chaud au coeur, et la lutte continue, encore plus déterminée et libre que jamais.

Ci dessous, la lettre adressée à la direction par transparence et par honnêteté intellectuelle, une longue lettre qui explique les raisons de mon départ. Lire la suite

Protéger les mineur·es des crimes et délits sexuels et de l’inceste

Le Sénat est appelé à se prononcer, en seconde lecture, sur la proposition de loi visant à protéger les mineurs des crimes et délits sexuels et de l’inceste, dite « PPL Billon ». Ce texte (n°447) examiné en commission des lois mardi 23 mars, sera soumis au vote des sénateur·trices jeudi 25 mars.

Ce calendrier, extrêmement serré, laisse peu de temps pour un débat citoyen alors même que le texte comporte un certain nombre de dangers et d’absurdités. Il est donc impératif de le modifier.

Dans ce contexte, et pour parer au plus urgent, nous concentrerons notre analyse critique sur l’article 1er de la PPL.

Tout en faisant nôtre l’analyse pertinente de la PPL par l’association « Face à l’inceste », nous voulons étendre notre critique à la prise en compte des violences sexuelles par le droit car c’est toute la cohérence de la répression des violences sexuelles qui pose aujourd’hui question. Lire la suite

Richard Poulin : Présentation : Émancipation nationale, internationalisme et révolution en Irlande et en Grande-Bretagne

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

« Je suis de plus en plus arrivé à la conviction – et il ne s’agit que de l’inculquer à la classe ouvrière anglaise – qu’elle ne pourra jamais rien faire de décisif, ici en Angleterre, tant qu’elle ne rompra de la façon la plus nette, dans sa politique irlandaise, avec la politique des classes dominantes ; tant qu’elle ne fera non seulement cause commune avec les Irlandais, mais encore ne prendra l’initiative de la dissolution de l’Union forcée de 1801 et de son remplacement par une confédération égale et libre (1) »

« Nous autres, démocrates allemands, nous sommes particulièrement intéressés à la libération de la Pologne. […] Une nation ne peut pas devenir libre tout en continuant d’opprimer d’autres nations. La libération de l’Allemagne ne peut donc pas être réalisée sans qu’on libère la Pologne de l’oppression allemande (2) »

« Aux États-Unis, tout mouvement ouvrier indépendant resta paralysé tant que l’esclavage souillait une partie de la République. L’ouvrier blanc ne saurait s’émanciper là où l’ouvrier noir est stigmatisé. Mais la mort de l’esclavage fit éclore une vie nouvelle. Le premier fruit de la guerre civile fut l’agitation des huit heures. […] Le Congrès général des ouvriers de Baltimore, le 16 août 1866, déclare : « Ce qu’il faut revendiquer tout d’abord pour soustraire le travail de notre pays à l’esclavage capitaliste, c’est une loi qui fixe à huit heures pour tous les États de l’Union la journée de travail normale » (3) »

L’émancipation des esclaves aux États-Unis ainsi que la lutte des Irlandais·es et des Polonais·es contre leur oppression nationale constituent des moments importants dans l’élaboration des thèses de Friedrich Engels et de Karl Marx sur la nécessité d’un mouvement ouvrier s’organisant de façon indépendante de la bourgeoisie et sur la question nationale comme levier pour assurer cette indépendance. Leur compréhension des rapports nationaux, qui sont imbriqués avec les rapports de classe, a été nourrie par leurs nombreux combats au sein de l’Association internationale des travailleurs (AIT), la 1re Internationale, en particulier dans le mouvement ouvrier du Royaume-Uni. Ils comprenaient que, pour assurer l’indépendance du mouvement ouvrier à l’égard de la bourgeoisie, il importait que non seulement le mouvement lutte pour les droits politiques, sociaux et économiques des groupes opprimés, mais aussi qu’il promeuve leur libération nationale, laquelle est une condition à l’émancipation même de la classe ouvrière de la nation dominante. Si le mouvement ouvrier ne fait pas la promotion des droits des groupes opprimés, alors les révolutionnaires doivent envisager de créer des organisations ouvrières des groupes opprimés sur une base nationale, non uniquement en fonction de l’État tel qu’il existe, ce siège du pouvoir politique. Lire la suite

Toutes Aux Frontières

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Soutien à l’Observatoire de la laïcité (deux appels)

Communiqué commun

Après huit ans d’existence, l’Observatoire de la laïcité va donc disparaître. A la place, le gouvernement envisagerait un Haut conseil à la laïcité doublé d’une administration de la laïcité.

Créé pour éclairer les pouvoirs publics, fournir des données et organiser ou valider des formations liées à la laïcité et à la gestion du fait religieux, l’Observatoire était aussi un lieu de démocratie où nos associations laïques étaient écoutées.

Ce que montrent les nombreux avis, guides et documents élaborés pendant sa période de fonctionnement, c’est que l’Observatoire de la laïcité a constamment éclairé le cadre laïque formé par la législation, notamment les lois de 1882, 1905 et plus récemment 2004. Ce travail essentiel a permis aux différents acteurs de faire vivre ce cadre. L’indépendance d’esprit revendiquée par son Président et par son Rapporteur général permettait de lutter contre les idées reçues et les idées fausses sur la laïcité générées par un débat souvent confus dans notre pays sur ce principe d’organisation de notre République. Lire la suite

Leur anti-impérialisme et le nôtre

Les trois dernières décennies ont été marquées par une confusion politique croissante quant au sens de l’anti-impérialisme, une notion qui, en soi, n’avait été que peu débattue auparavant. Deux raisons principales expliquent cette confusion : la fin victorieuse de la plupart des luttes anticoloniales postérieures à la Seconde Guerre mondiale et l’effondrement de l’URSS. Pendant la guerre froide, les États-Unis et les puissances coloniales occidentales alliées ont mené directement plusieurs guerres contre des mouvements ou des régimes de libération nationale, ainsi que des interventions militaires plus limitées et des guerres par procuration. Dans la plupart de ces cas, les puissances occidentales s’affrontaient à un adversaire local soutenu par une large base populaire. S’opposer à l’intervention impérialiste et soutenir ceux qu’elle visait semblait aller de soi pour les progressistes – la seule question était de savoir si ce soutien devait être critique ou sans réserve. Lire la suite

Abolition de la prostitution

Cinquième anniversaire de la loi du 13 avril 2016

Loi visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées1

Cette loi d’abolition est nécessaire

Pour rappeler ce qu’est le système prostitutionnel, système de violence et de domination :

Par système prostitutionnel dans lequel nous incluons la pornographie, prostitution filmée, on entend un système de violences qui comprend les victimes (personnes en situation de prostitution, enfants, femmes, hommes, trans…) et un ensemble d’acteurs et d’actrices (proxénètes, trafiquants, clients c’est-à-dire les prostitueurs, media), d’institutions (Etat) et de systèmes (système économique et marchandisation, industrie de sexe, « tourisme sexuel » etc.) qui organisent directement ou indirectement, banalisent ou contribuent à banaliser la prostitution et la traite qui y est liée.

Utiliser le terme de système prostitutionnel permet d’appréhender la prostitution comme un fait social produit essentiellement par le système patriarcal, un système de domination des hommes sur les femmes, d’appropriation du corps des femmes par les hommes et non comme le produit de simples contrats interindividuels, comportements et consentements individuels. Le système capitaliste de marchandisation généralisée et mondialisée, conforte, développe, banalise le système prostitutionnel et l’industrie du sexe. Lire la suite

Des enregistrements en 2020

Des disques et des musiques récentes. Prendre le temps de s’arrêter, d’écouter des albums. S’éloigner des critères privilégiés par des commerçants, rarement disquaires, ou des productions des majors…

De multiples éditeurs nous permettent d’écouter des musiques et non de la programmation « profitable ». Quelques disques enregistrés, ici en 2020, au hasard des écoutes. Lire la suite

Arnault, Bettencourt, Drahi, Pinault, Attac affiche le « gang des profiteurs » dans la station de métro Bercy

Ce samedi matin, 40 activistes d’Attac ont mené une action symbolique à Paris, dans la station de métro Bercy, sous le ministère de l’Economie et des finances. Les militant·e·s ont recouvert 5 panneaux de publicité par des affiches du « gang des profiteurs », Arnault, Bettencourt, Drahi, Pinault en demandant « Qui doit payer la crise ? ». Lire la suite

La farouche indépendance virile

La farouche indépendance virile, l’autonomie orgueilleusement revendiquée qui définit la masculinité, il faut y regarder de plus près.Deux cas intéressants : l’écrivain américain Henry David Thoreau, considéré comme un précurseur de l’écologie. Dans son livre « Walden ou la vie dans les bois », il raconte comment il a décidé de quitter la ville de Concord (Massachusets) d’où il était originaire et où il habitait, pour aller s’installer près de l’étang de Walden, dans une cabane de 13m2, vivant en solitaire dans les bois, en contact direct avec la nature, cultivant ses légumes, cueillant des fruits et des noix, en autarcie complète. Parce qu’il rejetait les préjugés et l’étroitesse d’esprit des habitants de sa petite ville totalement absorbés dans leurs mesquines préoccupations quotidiennes, se méfiait de la tyrannie de l’Etat, ne s’identifiait pas aux objectifs consuméristes et matérialistes déjà présents dans la société américaine de l’époque et dénonçait l’esclavage du travail. Il voulait être solitaire et autonome pour pouvoir être libre. Ca c’est ce qu’il raconte dans son livre. Mais en fait de solitude, Thoreau recevait à Walden de nombreuses visites d’amis et d’admirateurs, et se rendait tous les jours à pied à Concord, ce qui ne lui prenait que 20 minutes, pour échanger des potins sur la vie locale. L’étang de Walden était loin d’être solitaire : à la belle saison, il y avait des nageurs, des canoteurs et des pécheurs, et des patineurs en hiver. Et surtout il rentrait presque tous les jours chez sa mère à Concord qui lui préparait de la nourriture, lui raccommodait ses vêtements et lavait son linge :https://blog.bookstellyouwhy.com/six-facts-about-henry…  Lire la suite

Covid et santé publique. « Nous avons besoin d’un vaccin social ! »

Entretien avec Joan Benach

Joan Benach, professeur de sociologie au département des sciences politiques et sociales de l’université Pompeu Fabra de Barcelone, a publié de nombreuses études et ouvrages sur la « commercialisation de la santé » comme sur les politiques de santé publique. A l’occasion de cet entretien il développe ses idées et options à la « lumière » ou à l’« ombre » de la pandémie du Covid-19.

Quelles sont les causes fondamentales de la santé ? Pourquoi tombons-nous malades et pourquoi les inégalités se créent-elles ?

Les causes fondamentales qui déterminent la santé d’une population ne sont pas, comme beaucoup le pensent, la biologie et la génétique, les « modes de vie » ou les soins sociaux et de santé, mais des causes sociales. Pourquoi ? Parce que les facteurs biologiques et génétiques sont presque toujours « activés » ou non en fonction de l’environnement, parce que les comportements associés à la santé, comme les habitudes alimentaires ou le tabagisme, sont conditionnés par la famille et l’environnement social. Et parce que les soins de santé, bien qu’étant un service fondamental lorsque nous tombons malades, contribuent relativement peu à la santé de la population et dépendent également de facteurs sociopolitiques. Lire la suite

#17Avril2021 Vingt-cinq ans de luttes paysannes pour faire de la souveraineté alimentaire une réalité

Appel à la mobilisation

(Harare, le 23 mars 2021) Lors du Sommet mondial de l’alimentation de 1996, La Via Campesina a mis des mots sur sa vision pour s’opposer au modèle industriel capitaliste à l’origine de la faim, des inégalités et de la crise climatique en définissant la « souveraineté alimentaire ». La souveraineté alimentaire est le droit des personnes à produire de manière autonome des aliments sains, nutritifs, adaptés au climat et à la culture, en utilisant les ressources locales et des pratiques agroécologiques, afin de répondre en priorité aux besoins alimentaires locaux de leurs communautés. La souveraineté alimentaire est nécessaire notamment pour garantir la sécurité alimentaire. Lire la suite

Omar Benderra : Hirak, année 3 : un message politique limpide

Depuis la reprise des manifestations hebdomadaires dans les villes algériennes à l’occasion du deuxième anniversaire, le 19 février 2021, du déclenchement du Hirak, on a vu se multiplier dans les médias algériens, tous contrôlés par le régime, des analyses selon lesquelles, en substance, le Hirak originel aurait été « détourné » au profit d’un « néo-Hirak » manipulé par des forces obscures. Parmi les acteurs d’une « contre-révolution qui veut faire avorter le Hirak de l’intérieur », selon la formule d’un observateur critique [1], figureraient au premier rang le mouvement Rachad, présenté de manière trompeuse comme une résurgence du FIS [2], ou encore, de manière plus nébuleuse, d’hypothétiques et très imprécis « agents de l’étranger ».

Pour l’immense majorité des manifestants, cette campagne de propagande – peu ou prou relayée par les médias parisiens – est la production directe du laboratoire de désinformation de la police politique. Il n’est donc pas surprenant que cette thèse prospère particulièrement dans la presse ou les pseudo-partis politiques composant la façade civile d’un pouvoir dont la nature militaire est trop flagrante pour être niée. Cela fait bien partie du cahier des charges d’organes qui sont, in fine, le bras de communication de la police politique [3]. Plus étonnant en revanche est le fait qu’elle ait pu être reprise, certes avec des variantes, par certaines personnalités jusque-là connues pour leur distance affichée vis-à-vis du régime. Lire la suite

Le pourquoi de l’oppression

« Le but de toute théorie est de comprendre le monde dans lequel nous vivons, comment il fonctionne, pourquoi les choses se déroulent d’une certaine façon. » – Andrea Dworkin

« S’engager à mettre fin à la domination masculine est une nécessité psychologique, politique et culturelle fondamentale pour la vie sur terre, c’est l’engagement révolutionnaire fondamental. » – Andrea Dworkin

Voici un récit à propos du pire récit jamais raconté.

C’est celui que l’on vous raconte s’il a été décidé à votre naissance que vous deviez grandir pour devenir un vrai garçon et, un jour, un vrai homme. Cette décision a été prise à la va vite, après une simple inspection visuelle de votre entre-jambes de nouveau-né. Et personne ne vous a demandé votre avis puisque vous veniez tout juste de naître. Pourtant, cette décision allait déterminer une grande partie de votre vie, peut-être même sa plus grande partie.

Vous connaissez tous ce récit : d’abord être un vrai garçon pour ensuite devenir un vrai homme. Lire la suite

Le coin du polar (Avril 2021)

Jean d’Aillon, pour cette enquête de Louis Fronsac, sorte de Sherlock Holmes du temps de la régence de Mazarin, a décidé de nous balader en la ville d’Aix en Provence pour résoudre « L’énigme du clos Mazarin », en l’occurrence Michel, le frère du cardinal.

Il ne nous épargne rien, ni la longueur du voyage aller, le retour sera plus rapide, ni la description de la ville presque à toutes les époques avec des notes qui permettent de retrouver les endroits décrits aujourd’hui – il faut dire qu’il est l’auteur d’un guide de la ville -, ni les portes… Bref, nous y sommes. L’enquête est cousue de quelques fils blancs qui permettent des enchaînements faciles et d’autres plus bizarres sans que vraiment le fil rouge n’apparaisse sinon par le nombre de morts. Pour tant, la lecture reste agréable. Cheminer avec d’Aillon permet de saisir quelques bribes de ce temps, de connaître les accoutrements, les déguisements, les raisons des fêtes et de prendre plaisir aces informations même si les descriptions de la ville prennent un peu trop de place.

Jean d’Aillon : L’énigme du clos Mazarin, 10/18/Grands détectives Lire la suite

Les infirmières du centre hospitalier universitaire de Californie condamnent les attaques racistes contre les communautés asiatiques

Les infirmières diplômées de centre hospitalier universitaire de Californie sont indignées par les attaques racistes et xénophobes dont sont victimes les Asiatiques et appellent à la solidarité avec les communautés asiatiques et à un engagement public en faveur de solutions visant à mettre fin au racisme structurel et à promouvoir l’équité et la guérison sociales, a annoncé aujourd’hui le syndicat California Nurses Association/National Nurses United (CNA/NNU). Lire la suite

Les défis du féminisme populaire dans les pays du monde arabe

Force est de constater que la logique volontariste du développement dans les différents pays arabes, depuis des décennies et ce malgré le degré et le niveau de différence, a permis d’améliorer de façon tangible la condition des femmes. L’accès des femmes à la scolarisation et à l’emploi, conjugué à l’urbanisation et à l’amélioration des niveaux de vie, plus particulièrement dans les milieux citadins, a contribué à leur promotion, mais aussi, plus généralement, aux transformations sociétales, comme le recul de l’âge du mariage, la limitation des naissances, la nucléarisation des familles, etc. Les femmes sont apparues comme des actrices incontournables du développement et comme un agent de transformation sociétal, même si ces dynamiques restaient contrariées par des règles et des normes sociales conservatrices. Lire la suite

Vaccination, droits de la santé et travail des femmes dans la pandémie

Le 7 avril, Journée Mondiale de la Santé, nous avons recueilli les messages de trois militantes féministes de différentes régions du monde sur la lutte pour le droit à la santé, la bataille contre la pandémie et les effets de cette crise sur la vie des femmes, en particulier des femmes noires. Talitha Demenjour (Brésil), Julie Maenaut (Belgique) et Wilhelmina Trout (Afrique du Sud) ont montré comment la lutte pour le droit à la santé est liée à la lutte contre le néolibéralisme et contre la privatisation des services publics. La course transnationale et capitaliste aux brevets et l’inégalité colonialiste de l’accès aux vaccins ont un impact profond sur la vie des femmes, en particulier dans les pays du Sud.
Les réponses féministes et populaires à la pandémie passent par la valorisation des systèmes de santé publique, la distribution et la production justes de vaccins, et la réorganisation du travail qui pèse sur les femmes et soutient la vie.

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Réédition : Le berceau des dominations

Dorothée Dussy est anthropologue. Elle travaille au CNRS et est membre de L’IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux). Ses travaux explorent l’articulation entre le secret, le non-dit et les pratiques sociales à partir d’enquêtes sur la ville, le corps et l’inceste. En 2013, elle a coordonné l’ouvrage L’inceste, bilan des savoirs  [1]Le berceau des dominations [2] est le premier livre d’une trilogie consacrée à « l’ordre social incestueux ». L’ouvrage étudie les « incesteurs » tandis que les deux prochains seront consacrés aux « incesté·e·s » et à la construction de leur subjectivité d’une part, et, d’autre part, au traitement des rares affaires qui parviennent devant les tribunaux et aux divers « procédés de légitimation du silence à l’échelle des sociétés et des institutions ». L’approche de l’auteure est également alimentée par son implication depuis plusieurs années dans l’association AREVI  [3]. Lire la suite