Nous existons ! Nous pensons ! Nous sommes des sujets politiques !

Dans son édito « Des voix et des voies », Sabine Panet parle de la démocratie représentative, des citoyen·nes, des non-représenté·es, « L’émanation du peule ne peut pas se contenter de représenter infiniment une minorité de la population, masculine, âgée, aisée, éduquée, blanche de peau, belge d’origine… », d’histoire isolée et d’autres histoires qui nous ressemblent, de non re-production entre nous des oppressions qui nous révoltent, de tressage « non pas d’alliances mais des « complicités » politiques, un mot savoureux, petit pas vers le sabotage »… Lire la suite

Utopie active… Pour un monde de solidarité, de coopération, de fraternité et de liberté

Nous constatons une marchandisation de la santé, et cela à l’échelle du monde.

Cette marchandisation répond aux ambitions de quelques milliers d’individus qui veulent accroître sans fin leurs pouvoirs et leurs richesses. Elle se fait aux dépens des conditions d’existence de milliards de femmes et d’hommes, souvent de leur vie même.

A quelques unes et quelques uns, salariés de l’industrie pharmaceutique, professionnels de la santé, chercheurs, retraités, journalistes, sociologues… nous avons décidé de contester cette situation scandaleuse. Lire la suite

NON, MERCI ! – Nous, les hommes, ne tenons pas du tout à nous voir reconnu un statut d’agresseur sexuel.

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil constitutionnel, vous allez examiner une Question prioritaire de constitutionnalité visant à abroger la pénalisation des clients-prostitueurs prévue par la loi du 13 avril 2016, c’est-à-dire à rendre de nouveau légal l’achat d’actes sexuels.

Nous, les hommes, sommes l’immense majorité des clients de la prostitution. Avant la loi « visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées », nous jouissions librement et sans complexes du droit, contre paiement, de disposer sexuellement de personnes dites prostituées. C’est ce même droit que certains voudraient aujourd’hui graver dans le marbre constitutionnel au nom de curieux principes : est-ce à dire que nos éventuelles difficultés sociales ou relationnelles, nos fantasmes, nos pulsions prétendument irrépressibles, ou notre simple statut d’homme nous autoriseraient à louer un être humain, le plus souvent une femme, sans aucune considération pour elle et pour son propre désir ? Lire la suite

Une folie de merles vocalise dehors

Une usine. Des luttes contre la fermeture et les licenciements.

Des textes de Sorj Chalandon, Juliette, Serge Halimi, Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, Dominique Manotti, Laurent Binet, François Morel, Didier Super, Guillaume Meurice, Didier Castino, Hervé Le Corre, Philippe Blanchet.

Des dessins de Bar, Faujour, Visant, Cami, Urbs, Brouck, Large, Colloghan, Giemsi, Besot, Man, Charlie Delta, Emma, Plantu, Ray Clide, Lasserpe, Java. Lire la suite

Nous ne serons pas les chiens de garde de l’État !

Plus de 250 universitaires, intellectuels et artistes disent leur solidarité avec le mouvement des Gilets jaunes, estimant que « c’est la responsabilité historique de la gauche de ne pas laisser le champ libre à l’extrême droite ».

Qui aurait cru qu’un gilet suffirait à ébranler l’État ?

Nous assistons depuis deux mois à un mouvement populaire de grande ampleur soutenu par une grande partie des Français. Ce mouvement a pris le gilet jaune comme symbole. Ce gilet de sauvetage qui signale le danger est devenu un cri de ralliement contre la casse sociale en marche : « ne nous écrasez pas » ! Il permet de rendre visibles ceux qui restent d’ordinaire invisibles. En occupant pacifiquement des ronds-points, les Gilets Jaunes s’inspirent à leur manière des occupations d’usines de Juin 36 et de Mai 68, et de mouvements de contestation plus récents comme les Printemps arabes, les Indignés espagnols ou Occupy aux USA. Lire la suite

Brésil, Espagne, France ou le retour de la banalité du mal

2 janvier 2019. Le nouveau gouvernement brésilien fête son intronisation. Aux côtés de Jair Bolsonaro, le nouveau Président du pays, Damares Alves, 54 ans, ministre de la Femme, de la Famille et des Droits de l’homme – une des deux seules femmes du gouvernement – scande : « Attention, attention. C’est une nouvelle ère au Brésil : les garçons s’habillent en bleu et les filles en rose ». L’intention est claire. Elle s’inscrit dans la vision traditionnaliste et anti-« théorie du genre » de ceux qui ont soutenu la candidature de l’homme politique d’extrême-droite. Une vision ouvertement rétrograde, sexiste, homophobe. Lire la suite

Nous vous rappelons qu’il existe d’autres possibilités

Dans une courte introduction, Zythom parle de liens entre les personnes, des différents usages de l’Internet, de dimension politique, de la question de la soi-disant neutralité de la technique, de la censure et de la vie privée, de l’influence des choix techniques sur l’exercice des droits humains, de la nécessité de poser des questions… Lire la suite