Une histoire visuelle du soulèvement

Avant de se plonger dans les belles photos de Devin Allen, il convient de lire avec attention les différents textes de présentation. D. Watkins présente Le Baltimore de Freddie Grayle-baltimore-de-freddie-gray/, publié avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse. « Devin a fait plus que produire une série de photos, il nous a fait un présent. Un présent qui n’a pas de prix : de splendides images qui sont venues à bout des récits mensongers délivrés par de multiples médias, ont contribué à humaniser les habitants meurtris et dénigrés de Baltimore, et constituent un véritable hommage rendu à la vie et à l’héritage de Freddie Gray ». Lire la suite

Dans les eaux glacées de l’indifférence

Je passe quelques mois chaque année, par obligation familiale, à Menton, la ville jumelle de Vintimille, du côté français. Cela me donne tout loisir d’observer la façon dont, au fil de ces dernières années, la politique du rejet des migrants érigée en dogme pouvait transformer un petit pays qui fut longtemps, avant d’être voué au tourisme de masse, une niche écologique, un site unique d’une grande beauté, en un des lieux les plus moralement abjects qui soit. Insupportable y est en effet, pour quiconque demeure un tant soit peu sensible au motif de l’intolérable, dans sa dimension morale comme politique, la coexistence de ce qui s’y exhibe et s’y étale – l’aisance insouciante des riches retraités, le nomadisme consumériste des touristes, l’activisme tapageur des marchands et des promoteurs, toute cette vulgaire arrogance de patriciens et de parvenus d’un côté, et de l’autre, cette humanité furtive qui tente de s’y faufiler, envers et contre tout – les migrants qui, jour après jour, franchissent la frontière au compte-goutte pour tomber dans les nasses de la PAF et se faire refouler du côté italien. Lire la suite

Éditorial d’Aurélie Leroy : « Repolitiser le genre » (Alternatives Sud : De l’usage du genre)

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

Si le concept de genre occupe une place clé dans l’émergence et la vitalité des luttes féministes au Nord et au Sud, plusieurs de ses usages mainstream portent préjudice à l’émancipation visée. Il en va ainsi des instrumentalisations technocratiques, néolibérales, nationalistes ou encore suprémacistes du genre, qui perpétuent les inégalités et masquent l’imbrication des différentes formes de domination. Place à un féminisme « intersectionnel » et « décolonial ». Lire la suite

Banksy à Paris : ça fait du bien de rire !

Le monde va mal, comme d’habitude (un lecteur attentif et sympa pourrait-il me dire quand notre monde allait bien !) Le grand mystère qui agite toutes les rédactions est de savoir si les pochoirs trouvés par quelques badauds curieux sont de Banksy, mais où sont donc les pochoirs ? Qui se cache derrière le nom de Banksy ? Que signifie les pochoirs de l’artiste anglais ? Est-ce vraiment Banksy qui les a faits ? etc. Lire la suite

France – Belgique. Le match

Nous sommes ce soir, 10 Juillet, à Uccle, petite bourgade cossue des environs de Bruxelles…

Nous somme ce soir, 10 Juillet 2018, à Uccle, petite bourgade cossue des environs de Bruxelles où vient de s’achever la finale France – Belgique de la Coupe d’Europe de la FIEFA (Fédération Internationale d’Exil Fiscal Association). Lire la suite

Activités des adhérent.es de l’association Genre en Action panorama 2017

Genre en Action a été créé en tant que réseau en 2003. Puis, en 2009, le réseau s’est doté d’une association du même nom pour accompagner les actions du réseau.

Le réseau est à géométrie variable : il inclut les abonné.es à la Newsletter (plus de 5 000), les expert.es et membres recensé.es dans l’annuaire en ligne (plus de 1 600, dont 350 expert.es), les personnes qui nous suivent sur les réseaux sociaux, et les observatoires du Réseau des Observatoires de l’Egalité de Genre. Lire la suite

Je suis pour elle un reproche et une nécessité

Certains livres jonglent avec la temporalité. Certain·es lecteurs et lectrices s’y plongent avec effroi ou délectation. Et contrairement au sentiment que j’en avais à la fin de l’adolescence, les récits d’anticipation ne parle que du présent. Un présent dépouillé comme un oignon, avec ses couches au passé, au présent, au futur… Lire la suite